Playoffs preview : San Antonio (1) vs Dallas (8), le derby texan

Un duel à l’ancienne entre deux équipes habituées aux joutes des Playoffs. Des profils comparables tant les fondations sont proches : draft d’un futur Hall of Famer puis jeu collectif autour dudit monstre drafté. Du coup, pour les Spurs, les années se suivent et se ressemblent (16e qualification de suite en PO) mais Dallas n’est pas en reste (13e participation en 14 ans). Bref, la routine dans le Texas.
– San Antonio (62-20)
Ce que vous allez aimer :
- La polyvalence de l’effectif : les Spurs ont plus d’une carte dans leur manche. Ils peuvent, par exemple, jouer avec deux grands (Duncan & Splitter), ou réduire la taille avec un 4 fuyant et atypique (Boris), puis faire du small ball (Kawhi en 4, Duncan en 5), ou encore jouer avec un meneur scoreur à côté d’un créateur en sortie de banc (Mills, Ginobili)… Bref, les options offensives sont multiples et variées. Et c’est aussi valable en défense. Du lourd.
- Les interviews de Pop pendant le match : un grand classique. La TV américaine a baptisé le phénomène « getting popped ». Si vous dépassez les dix mots de Pop’ en deux réponses, vous êtes bon. Ou alors, il est cool. Des fois, ça lui arrive même de faire comme les autres et de répondre en plusieurs phrases. On se dit alors qu’il est malade. Ou pas. Du Pop, quoi…

Ce que vous allez moins aimer :
- Le manque de dissuasion à l’intérieur : hormis Papy Timmy, il n’y a pas grand monde capable, en deuxième rideau, de venir attraper et calmer les extérieurs virevoltants d’en face, type Monta Ellis ou feu Vince Carter. Splitter tient bien le un-contre-un, a une bonne vitesse de pied quand il est emmené au large par des petits mais n’est pas le meilleur pour défendre son cercle. Ayres, Baynes sont pas ouf dans le registre non plus. Pas forcément la mort face à Dallas mais par la suite…
- L’absence de highlights : la marque Spurs est un régal pour les amateurs de jeu collectif. Fait d’extra passes et de mouvements permanents, le jeu texan est une référence dans le domaine. Pas d’ego dans cette équipe-là, sinon vous sortez. Du coup, vous repasserez pour les méga stats individuelles ou les envolées lyriques en tout genre. Ici, on cherche l’efficacité.
Celui qui jubile : Patty Mills
Il a fait tourner les serviettes pendant un bon moment. En début de carrière, Mills était plus reconnu pour faire le mariole que pour ses qualités de basketteur. Pour attirer l’attention de Pop et lui montrer qu’il avait sa place, Patty a beaucoup bossé cet été. Sur son jeu, déjà, mais surtout sur sa condition physique. Pour la faire courte, c’est une sorte de Boris miniature dans la propension à gonfler. Cette année, il s’éclate. Et pas avec sa serviette (10.2 pts à 43% de loin). Une arme de plus sur un banc qui n’en manquait déjà pas…
Le battle des légendes, on the court : Duncan vs Nowitzki. Profitez-en, ça va pas durer.
– Dallas (49-33)
Ce que vous allez aimer :
- La qualité collective : Rick Carlisle oblige, la discipline est là. Même un mec comme Monta Ellis a réussi à se fondre dans le moule. L’arrière bondissant fait d’ailleurs le plus grand bien à une équipe qui manquait de playmakers. Chacun connaît son rôle, les plans de jeu sont respectés et le tout est bien expérimenté (Marion, Carter, Calderon…). Du solide.
- Dirk Nowitzki : après une saison indigne de lui l’année dernière (17.3 pts à 47%, pas de PO) pour cause de pépins physiques, le géant allemand est de retour. Toujours considéré comme la valeur refuge (21.7 à 50%), le grand a ramené ses Mavs en postseason. Les différents défis que lui proposeront les Spurs (Boris, Kawhi, Duncan…) le troubleront peut-être… mais ses shoots chelous sont toujours aussi inarrêtables. Et le bougre va sur ses 36 ans…

Ce que vous allez moins aimer :
- La faiblesse au rebond : le principal talon d’Achille des Mavs. Au rebond défensif, c’est toute l’équipe qui n’est pas assez concentrée, concernée et qui ne bloque pas les adversaires. Avec des voltigeurs comme Leonard ou même Green, sans parler de Timmy, Dallas risque de souffrir. Et comptez pas sur le gros DeJuan pour pallier le problème…
- Le trashtalk de Cuban : dans une Ligue dans laquelle plus personne ne parle vraiment librement sous peine de se manger une amende, il est une bouffée d’oxygène. Pour certains. Pour d’autres, il est juste relou à toujours la ramener. A côté du banc, on le verra gesticuler et encourager ses joueurs. Avec ses éternels t-shirts aux couleurs des Mavericks. Assurément un proprio pas comme les autres.
Celui qui se la joue revival : Devin Harris
En 2006, l’homme pain de mie avait grandement contribué à sortir les Spurs en demi-finale de conférence. Ses cannes, en attaque comme en défense, avaient fait mal à SA. C’est simple, à l’époque, dès qu’il apercevait Parker, le mec voulait briller. Depuis, le dragster a connu quelques déboires (blessures, équipes pourries) et, avec l’âge, a troqué son Super contre du Diesel. N’empêche. Il offre une belle alternative à Carlisle sur les postes 1 & 2. Et va donc être ravi de retrouver Parker et les Éperons…
Le battle des légendes, off the court : le Coyote vs le cheval bleu trop laid des Mavs. Trop facile pour la victime préférée de Bip Bip. En revanche, à voir ce que peut donner un affrontement entre cette bestiole aux yeux verts globuleux et Cuban, la vraie mascotte de Dallas…
Prono : San Antonio 4-0
Plus complet, plus talentueux, plus frais… San Antonio devrait s’en tirer sans laisser trop de plumes dans la bataille. Dallas aura au moins eu le mérite d’accrocher les Playoffs dans une sacrée lutte en fin de saison régulière. Maigre consolation. Mais Cuban et ses protégés devront s’en contenter.

Demandez le programme !
- Game 1 : dimanche 20 avril, @SA, 13h (19h, heure française), TNT
- Game 2 : mercredi 23 avril, @SA, 20h (2h, heure française), NBA TV
- Game 3 : samedi 26 avril, @Dallas, 16h30 (22h30, heure française), TNT
- Game 4 : lundi 28 avril, @Dallas, 21h30 (3h30, heure française), TNT
- Game 5, si nécessaire : mercredi 30 avril, @SA
- Game 6, si nécessaire : vendredi 2 mai, @Dallas
- Game 7, si nécessaire : dimanche 4 mai, @SA
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Par @Papadiplodocus