Playoffs preview, finale de conférence : San Antonio (1) vs Oklahoma City (2), opposition de styles

Entre Durant et Westbrook qui jouent dans leur coin et le jeu académique des Spurs, il y a un monde. A voir les deux équipes évoluer, l’issue de la série ne fait donc pas trop de doutes. Surtout quand on sait qu’Ibaka ne sera pas là. N’empêche. Enterrés par certains après un premier tour bien laid, KD & cie sont toujours dans la course. Et on sait qu’historiquement, le profil hyper athlétique du Thunder a toujours gêné TP et sa bande…
– San Antonio (vainqueur 4-1 face à Portland en demi)
Pop valide :
- Un niveau de jeu à la hausse : 95.4 pts encaissés face aux Blazers, 19.5 pts d’écart moyen et des matches tous pliés à la mi-temps. Propre. Défensivement, les fans texans et surtout Pop appelaient à un réveil collectif, on a vu. Bref, tout ce beau monde n’a pas laissé trop de gomme et c’est pas TD, qui est devenu gentiment le 5e marqueur de l’Histoire en PO (13.8 pts face aux Blazers), qui s’en plaindra.
- Le retour du banc : portée disparue face aux Mavs, la second unit a carburé comme au bon vieux temps face à Batum & cie. Évidemment, ça paraît pas compliqué vu les écarts mais Mills (quatre matches sur cinq à 10 pts ou +), Diaw et même Baynes (10&7 au match 1) ont contribué à tuer les matches très rapidement. On attend la même chose de leur part face à un banc réputé à peine meilleur que celui des Blazers…
Ce qu’on surveillera de très près :
- Les bobos de TP : aïe. Touché aux ischios, on verra donc moins qu’à l’accoutumée le côté boule de flipper de Parker, spécialiste pour aller chercher le contact à l’intérieur. Même si sa blessure semble moins grave que celle des dernières Finals, le Français va devoir ralentir et jouer plus extérieur. Forcément une mauvaise nouvelle pour SA tant il a impressionné face aux Blazers (23 pts à 52%, 6.5 pds avant sa blessure au match 5).
Ce qui pourrait être une idée :

- Défendre, défendre, défendre : si les Spurs veulent à nouveau rejoindre Miami en Finals, il faudra isoler Durant & Westbrook en attaque. Ok, OKC joue déjà comme ça. Juste, remember 2012 : au même stade de la compétition, les Spurs mènent 2-0 et proposent un clinic de jeu collectif à un Thunder bi-dimensionnel, comme d’hab. On connaît la suite. La stat’ ? Sur les deux défaites initiales, OKC tourne à 18.5 pds/match. Sur leurs quatre victoires, 22.5. Et je ne parle même pas de la différence du volume de shoots pris par les deux stars…
Celui qui va hausser le ton : Kawhi Leonard
Defense leads to offense. Cette bien belle phrase semble avoir été créée pour Kawhi, véritable one man fastbreak. Mais résumer Leonard à ça serait insultant pour le natif de LA. D’ailleurs, si vous ne suivez l’ailier que de loin, cette série est faite pour vous tant on parie que Sugar K va caraméliser et montrer tout son talent face au Thunder. Déjà, face à Portland, il est monté en régime (17 pts à 56%, 7.6 rbs, 2.8 ints). Homme de défis, il va être servi face à KD. Et puis, avec un TP diminué face à OKC, la mise à feu est amorcée.
A observer : l’incrédulité de Timmy dès qu’il prend une faute. C’est pas une nouveauté mais, avec son style capillaire à la Crusty, ça vaut toujours le coup d’œil.
– Oklahoma City (vainqueur 4-2 face aux LA Clippers en demi)
Les bons points :
- La sur-confiance des deux affreux : franchement, arriver en finale de conf’ avec un jeu dégueulasse comme celui-là, c’est fort. Entre l’activité de Jack Russell qui est affolé dès qu’on lui jette la ba-balle et Durant, capable de passer à côté pendant 47 min puis de mettre les paniers assassins, le Thunder est prévisible. Mais ça marche. Et que les Russell haters se calment tout de suite, OKC n’en serait pas là sans son meneur fou. On a d’ailleurs vu le résultat l’année dernière quand le marsupial s’est blessé…
- Steven Adams : ce mec-là n’a peur de rien ni personne. Dernier d’une fratrie de 18 mioches, Steven n’a pas eu le traitement classique du petit dernier. Lui prenait des pains de sa sœur, double championne olympique de lancer du poids (imaginez le morceau). Depuis, il se venge et balance ses coudes dès qu’il le faut. Après la blessure d’Ibaka au match 6 face aux Clipps, il a même montré qu’il savait faire autre chose (10&11 en 40 min). Pas mal pour un rookie.
Le truc qui fait mal :
- No Ibaka : en 2012, il avait enrayé à lui tout seul la belle mécanique texane. Les fans des Éperons gardent un souvenir ému de son mythique 11/11 lors du match 4 comme de son pouvoir de dissuasion qui avait fini d’achever les espoirs des Noirs & Blancs. Cette année, le congolo-espagnol ne sera pas là. Une sacrée perte. On devine comment se répartiront ses tentatives de tirs laissées vacantes, on voit moins qui prendra son rôle de voltigeur défensif…
L’avantage :

- La dimension athlétique: même sans Sergio, OKC est au-dessus. A part Kawhi qui est un extraterrestre dans le domaine, les Spurs ne possèdent pas d’anomalies génétiques dans leur effectif. En face, les Westbrook, Durant, Jackson (voire même Sefolosha en défense sur TP) ont l’avantage. Bien utile quand ils se décident à défendre… ce qui leur amène des ballons de relances, de la course et des paniers faciles. Bref, si le Thunder défend comme ils peuvent le faire, les Spurs vont sacrément souffrir.
Celui qui sera prêt : Nick Collison
Le coéquipier ultime. Il a connu feu Seattle, Ray Allen, les débuts de KD, le déménagement à OKC et les joies des Finals. De l’ombre, Nick va passer à la lumière puisqu’Ibaka a mal au mollet. Pas de problème puisque l’équipe en a besoin. Sa capacité à mettre son corps au moment opportun pour provoquer des passages en force, à mettre un shoot ouvert ligne de fond, à faire la petite passe qu’il faut, à prendre un rebond par-ci, à intercepter un ballon par-là… Bref, mis bout-à-bout, Nick a un sacré abattage. Sans jamais réclamer en attaque. Une sorte d’Haslem de l’Ouest, version blanc-bec.
A surveiller : en civil, Serge aura plus de temps pour se consacrer à sa deuxième passion, les femmes. On suivra donc, attentivement, ce qui va graviter autour du géant congolais.
Prono : San Antonio 4-3
Si les deux boulimiques du Thunder continuent à s’empiffrer, ça risque de ne pas passer face à des Spurs qui n’attendent que ça. Par contre, si la défense d’OKC monte d’un cran, si la balle circule un peu plus en attaque (comme dans le match 6 à LA) et si les joueurs écoutent Scott Brooks, ça peut le faire. Même sans Ibaka. Mais ça fait beaucoup de ‘si’. Et Pop et ses certitudes devraient s’en sortir, du coup.

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Demandez le programme !
- Game 1 : lundi 19 mai, @SA, 21h (3h, heure française), TNT
- Game 2 : mercredi 21 mai, @SA, 21h (3h, heure française), TNT
- Game 3 : dimanche 25 mai, @OKC, 20h30 (2h30, heure française), TNT
- Game 4 : mardi 27 mai, @OKC, 21h (3h, heure française), TNT
- Game 5, si nécessaire : jeudi 29 mai, @SA
- Game 6, si nécessaire : samedi 31 mai, @OKC
- Game 7, si nécessaire : lundi 2 juin, @SA
Par @Papadiplodocus
Pour l'instant 23-23 aux votes c'est très indécis tout ça
J' espère que les Thunder vont l' emporter mais je pense que les Spurs vont gagner …
Entre le cœur et la raison …