Boris Diaw: je ne serais pas revenu aux Spurs à n’importe quelle condition
Boris Diaw a re-signé avant-hier aux San Antonio Spurs pour trois saisons et 22.5 millions de dollars sont 18.5 garantis sur les deux premières saisons, soit un bien joli contrat. Pour Sport24 il s’est livré sur cette free agency et sa décision qui semblait être évidente
Oui et non. Forcément, c’était mon option numéro 1. Mais je ne serais pas revenu à n’importe quelle condition. Je pense qu’ils avaient aussi envie de me garder (sourire). Il fallait trouver un terrain d’entente. Après, le fait qu’on ait gagné le titre NBA y est pour quelque chose. Sinon, je ne sais pas quelle direction les Spurs auraient pu prendre. On n’a pas la plus jeune équipe de la Ligue, donc on aurait pu penser qu’ils auraient envie de rajeunir et de repartir sur des plans différents. Je ne fais partie des plus vieux non plus à 32 ans. Je me doutais qu’ils voudraient a priori me faire un contrat plutôt court du fait que certains cadres sont en fin de contrat dans un an, tandis que je cherchais plus quelque chose sur la longueur. Au final, on a trouvé un terrain d’entente et comme ce qu’ils me proposaient était plutôt intéressant, je n’ai pas eu besoin d’attendre que les autres équipes sachent quoi faire avec LeBron James (rires). On a trouvé un juste milieu. Ça ne servait à rien d’attendre les autres équipes puisque je me sens bien à San Antonio.
Et il a bien eu des contacts d’autres équipes, notamment les Blazers comme cela était annoncé.
Oui, j’ai eu des contacts. Miami ? Non. Portland ? Oui, ils étaient intéressés. Comme ils l’étaient par d’autres joueurs. J’ai parlé à d’autres équipes, mais je n’ai eu aucune négociations très avancées. Comme je le disais, un certain nombre d’équipes attendent de savoir ce que va faire LeBron James, déjà. D’ailleurs, ce n’est pas le seul free-agent important. Chris Bosh est libre. Pau Gasol aussi… Bref, je n’ai pas eu de contact poussé.
L’intégralité de l’entretien de Boris Diaw avec Christophe Remise est à lire sur Sport 24 et il y évoque notamment longuement son utilisation et ce qui a changé par rapport à l’an passé dans son approche.
Je n’ai pas plus progressé individuellement, techniquement que les autres années. La différence était donc plus dans l’approche du jeu, être plus agressif et plus constant. Au cours de ma carrière, j’ai souvent eu la tentation de me dire que je serais là en cas de besoin, si les autres n’arrivent plus à scorer. Là, j’ai pris les choses un peu différemment, en me disant que j’allais montrer tout au long de l’année que je peux scorer, que je peux être un joueur sur lequel on s’appuie offensivement pour ne pas être frileux une fois arrivé en play-offs. C’est pour ça que j’ai été plus agressif toute la saison.