[Coupe du monde] Boris Diaw: on vise une médaille
Lundi prochain l’équipe de France va entamer sa préparation pour la coupe du monde avec un sage à l’INSEP mais ce sera sans son capitaine Boris Diaw. Après une très longue saison NBA qui a été enchaînée avec l’Euro, il a droit à quelques jours de repos supplémentaires (il en profite pour pêcher le thon actuellement) et il rejoindra l’équipe à Pau à partir du 3 août. Pour Sport24 il a évoqué sa décision de ne pas se reposer et les ambitions de l’équipe malgré l’absence de Tony Parker.
Avez-vous un temps réfléchi à l’hypothèse de prendre du repos cet été et à ne pas venir en équipe de France, à l’image de Tony Parker ?
Non, jamais. Je me reposerai quand je serai à la retraite ! Après, cela dépend de la philosophie de chacun. Il y a différentes façons de gérer sa carrière. Le risque de blessure fait partie de notre métier. Ça peut arriver. Plus on joue, moins on a de repos et plus on risque de se blesser. Peut-être que ma carrière sera plus courte. Je ferai peut-être une ou deux années de moins que ce que j’aurais pu faire si je n’avais pas joué en équipe de France tous les étés. Mais je préfère faire comme ça. Je préfère jouer en équipe nationale et rater la potentielle dernière année de ma carrière, celle qu’on fait un peu en boitant (sourire).
Malgré les absences de Tony Parker et Joakim Noah, l’équipe de France aura en tout cas fière allure lors de la Coupe du monde espagnole (du 30 août au 14 septembre)…
Eh oui ! C’est la même équipe qui est championne d’Europe en titre (rires). Sans Tony. Avec des pivots, quelques joueurs qui pouvaient être blessés l’an dernier qui sont là. Avec des jeunes aussi, qui montent et qui vont essayer de se faire leur place. C’est ça qui est bien aussi. Déjà, pour que nous, les anciens, soyons humbles et qu’ils nous poussent aux fesses (rires). Il y a du renouvellement. C’est normal. C’est le groupe France qui a gagné ce titre de champion d’Europe l’année dernière. Bien sûr, ce sont les 12 qui étaient en Slovénie qui ont une médaille (rires). Mais je n’oublie pas que ça a été un travail de longue haleine, sur dix ans. Ça a été une reconstruction après l’équipe et l’ère de la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Sydney. Il a fallu rebâtir après cela et c’est le groupe France qui a progressé chaque année, qui s’est arraché pour, enfin, battre l’Espagne en compétition officielle. Ça n’a pas toujours été les mêmes joueurs, mais c’est le groupe qui progresse. Là, c’est l’équipe de France, le groupe France qui va aller jouer la Coupe du monde, qui a mérité sa qualification. On n’a à rougir devant personne. On a toujours confiance en cette équipe. Il faut que ce groupe France continue à progresser. Il y a encore des choses à gagner !
Vous abordez donc cette Coupe du monde avec ambition. Jusqu’à viser le podium ?
On vise une médaille. On y va pour ça (rires). Sinon, autant rester à la maison (rires). Après, c’est sûr que ce sera difficile. Je crois qu’on devrait éviter les Etats-Unis jusqu’à une éventuelle finale, mais il y a l’Espagne et beaucoup d’autres équipes, jeunes aussi et qui progressent. Ça sera dur. Mais on aura une équipe qui se préparera pour ça.
Rendez-vous sur Sport24 pour lire l’interview de Boris Diaw par Christophe Remise en intégralité