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Preview NBA 2014-15 : Los Angeles Lakers

Los Angeles Lakers logo

 

© Getty Images

Bilan de la saison dernière :

(27v-55d) – Naufrage, c’est le mot ! L’avalanche de blessures qu’ont connu les Lakers l’an passé (Kobe Bryant, Pau Gasol, Nick Young, Steve Nash, Jordan Farmar, Xavier Heny…), n’a forcément pas permis de faire remonter le navire à la surface. Avec un Kobe dépité, un Chris Kaman je-m’en-foutiste, un Mike D’Antoni dépassé et un Nash trop usé, le sourire n’était pas de mise chez les californiens. Si Nick Young, Jordan Hill, Jodie Meeks, Kendall Marshall, Ryan Kelly et Xavier Henry ont apporté quelques satisfactions, ces dernières furent bien trop insuffisantes pour envisager de dépasser la barre des trente victoires.

 

Bilan de l’offseason :

S’il y en a un qui doit être heureux du déroulement de l’intersaison, c’est bien Jordan Hill. En signant un contrat à neuf millions de dollars la saison sur deux ans, l’ailier-fort ne devait pas s’attendre à se voir proposer une si jolie somme, lui qui ne tournait qu’à 9,4 points et 7,4 rebonds la saison dernière. Il faut dire néanmoins qu’autrement, ça a bougé cet été à L.A. ! Gasol, Marshall, Meeks, Bazemore, Kaman & Co ont été envoyés ailleurs. Carlos Boozer, Jeremy Lin et Ed Davis ont eux débarqué en Californie. Mitch Kupchak a aussi su profiter de la draft, pour récupérer avec le choix numéro 7, l’un des potentiels les plus impressionnants de cette cuvée, en la personne de Julius Randle. Cela donne au final, une belle impression de bouchon au poste d’ailier-fort, et plein d’individualités à première vue difficilement compatibles. Byron Scott, récemment signé comme head coach, aura donc du pain sur la planche.

 

A suivre : Kobe Bryant, Jeremy Lin, Julius Randle et Byron Scott

player photo Terminator : Six ! Voici le nombre de rencontres disputées par Kobe Bryant la saison dernière, mais tout comme Arnold Schwarzenegger, il a prononcé ces quelques mots : « I’ll be back ! ». Des propos qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd, mais sont-ils crédibles ? Après avoir enchaîné une rupture du tendon d’Achille et une blessure au genou à 36 ans, difficile de croire que le Black Mamba aura le même venin qu’auparavant. L’arrière en est conscient, mais sa confiance inébranlable a une nouvelle fois pris le dessus tant Kobe est persuadé que même s’il devra changer son jeu au vu de l’état de ses articulations, son poids sur les matchs sera toujours aussi important. Et le pire, c’est qu’il pourrait bien avoir raison !
player photo Le cerveau : Diplômé d’Harvard, le parcours NBA de Jeremy Lin fut pourtant plutôt chaotique. N’arrivant pas à faire sa place à ses débuts, le meneur de jeu a en peu de temps atteint le sommet de la hype à New York, avant d’arriver à Houston, puis à Los Angeles cet été. Alors qu’aujourd’hui tout le monde connait le joueur pour les performances hallucinantes qu’il a réalisées sous le maillot des Knicks, les attentes sont désormais relativement haut placées. Même s’il ne devrait pas être titulaire au cas où Steve Nash soit là, Lin devrait quand même obtenir un temps de jeu conséquent, vu que le vétéran aura sûrement du mal à jouer plus de vingt minutes par rencontre. A lui donc, d’apprendre auprès de deux anciens MVP, et d’apporter aussi bien à Byron Scott qu’à Kobe Bryant, entière satisfaction. 15 points et 6 passes, semblent être des statistiques accessibles pour le meneur de jeu, et un peu de défense sera attendue.
player photo Le marcassin : Un surnom peu flatteur mais tellement adapté pour Julius Randle, tant sa puissance, sa vitesse et sa fougue dictent la majeure partie de son jeu. Malgré l’embouteillage au poste 4, Byron Scott a néanmoins déjà annoncé qu’il ne comptait pas décaler son rookie à l’aile, sûrement en raison de son shoot peu fiable. Toutefois capable de cumuler 15 points et 10,4 rebonds de moyenne l’an passé avec Kentucky, le jeune joueur a quoiqu’il arrive d’énormes qualités et il pourrait briller en usant de son dribble plutôt acceptable et de sa puissance physique fracassante pour s’approcher et finir près du cercle. Sa Summer League très correcte (12,5 points et 4,3 rebonds), peut ainsi laisser penser que Randle sera la bonne pioche des Lakers cette année. A lui de gérer la pression en revanche, car s’il ne devait pas réussir à s’adapter au jeu NBA directement, bon nombre sont ceux qui patientent derrière lui pour dérober ses minutes sur le parquet.
Le bluffeur : Qu’elle est délicate la mission de Byron Scott, qui devra à la fois gérer l’égo de Kobe en lui laissant entendre que quoi qu’il arrive, le titre de champion NBA est le seul et unique objectif des Lakers, tout en devant jongler avec un objectif construit de bric et de broc. Tel un joueur de poker, il devra ainsi créer l’illusion d’une compétitivité sans faille, en ayant en main, des cartes peu glorieuses. Byron Scott n’a de toutes façons pas le choix, car s’il se couche trop souvent, le Black Mamba le rappellera vite à l’ordre. A lui donc de faire en sorte, de responsabiliser Jeremy Lin, tout en redonnant confiance à Carlos Boozer. Sauf que cela ne suffira pas, si Nick Young ne confirme pas, si Jordan Hill n’est pas à la hauteur de son contrat, si Julius Randle met du temps à percer ou encore si Steve Nash ne donne pas un léger coup de main. Ça fait beaucoup de « si », et la pression sera sans aucun doute lourde à supporter pour le pauvre Byron Scott…

 

Rotation envisagée :

PG

S.Nash

J.Lin

R.Price

SG

K.Bryant

N.Young

W.Ellington

SF

W.Johnson

X.Henry

PF

C.Boozer

J.Randle

R.Kelly

C

J.Hill

E.Davis

R.Sacre

Avis de la rédaction :

Guillaume G (C, pas de playoffs) :

L’équipe semble vraiment bancale, réunissant une grosse flopée d’intérieurs plus ailiers-forts que pivots ou ailiers shooteurs (Boozer, Davis, Hill, Randle), entourés de joueurs au talent offensif sans faille, mais présentant un jeu souvent trop ponctué de déchets (Bryant, Young, Lin…). La clé sera bien sûr liée à la faculté que montrera Kobe Bryant, à récupérer de ses blessures alors qu’il est désormais plus proche des quarante ans que des trente. Il sera quoiqu’il arrive, très intéressant de voir si le Mamba saura adapter son jeu aux contraintes physiques liées à son corps, tout comme un certain Michael Jordan avait réussi à le faire avant lui, en fin de carrière. Il pourrait ainsi une nouvelle fois confirmer qu’il fait bel et bien partie des plus grands, et rien que pour ça, s’il reste en bonne santé, la saison des Lakers sera intéressante à regarder. »

Christophe B (C, pas de playoffs) :

Kobe Bryant veut remporter un dernier titre mais il va devoir se rendre à l’évidence (si ce n’est déjà fait) et faire une croix sur ses envies de titre cette année et même de playoffs.
L’effectif à disposition de Byron Scott ne fait pas sauter au plafond et il va falloir faire des miracles (notamment en défense) même si avec Kobe on ne sait jamais. Pour le moment il semble y avoir plus d’interrogations que de certitudes et les réponses à ces questions vont définir la saison des Angelinos. A quel niveau va être Kobe ? De même pour Steve Nash ? Carlos Boozer va-t-il sortir du trou qu’il s’est creusé au fil des années aux Bulls ? Jeremy Lin peut-il refaire des miracles ? Et enfin Scott peut-il canaliser Nick Young ? Même avec des réponses positives à toutes ces interrogations les playoffs seront sans doute trop compliqués à accrocher.
Le seul rayon de soleil pourrait venir du rookie Julius Randle, qui est sans doute avec Jabari Parker le rookie le plus NBA ready. Il devrait avoir du temps de jeu malgré la présence de Carlos Boozer et il sera à suivre de près. »

Clémentine F (C, pas de playoffs) :

Qualification en playoffs sur un 3-points plus la faute en 360° de Nick Young, Julius Randle ROY, Jeremy Lin MIP et Kobe MVP des Finales. Non ? Bon…ok. Au moins une saison sans blessure alors. Enfin un coach à la hauteur de Kobe à Los Angeles. Byron Scott arrive deux saisons trop tard mais est déjà plus respecté que ses deux prédécesseurs et ce aussi bien dans la sphère interne qu’auprès du public. Fini la sieste en défense, il va falloir aller au charbon et honorer le maillot. Carlos Boozer et Jeremy Lin sont loin d’être des spécialistes de la discipline et ne font pas sauter au plafond (Carmelo est très bien là où il est) mais difficile de faire mieux compte tenu du salaire accordé au n°24. Cette saison ne peut de toute façon qu’être une réussite puisque les Lakers ne pourront pas faire pire qu’en 2013-2014. »

Raphaël L (C+, pas de playoffs) :

Curieux effectif que celui des Lakers. Sur le papier, avec le retour de Kobe et le recrutement effectué, ça a une certaine allure. Niveau complémentarité, c’est autre chose: l’idée même d’avoir Nash et Boozer dans le 5 a de quoi faire frémir tout coach un tantinet porté sur la défense, et l’empilement d’ailiers-forts risque de donner lieu à des tentatives improbables, comme celle de faire jouer Boozer poste 3 (on ne l’invente pas, hein, l’idée est vraiment dans l’air)… Cela dit, le potentiel offensif est là, mais l’absence complète de garanties sur le niveau de Bryant (et de Nash) rend bien difficile un pronostic. Une 8e place serait déjà un exploit, ce qui est un bien triste objectif pour l’une des dernières saisons du Black Mamba. Pour l’avenir à long terme des Lakers, essayer de développer correctement Julius Randle serait en tout cas une bonne idée. »

 

* Barème des notes :

A+, A, A- = équipes imaginées à plus de 55 victoires en saison.

B+, B, B- = équipes imaginées entre 45 et 55 victoires en saison.

C+, C, C- = équipes imaginées entre 30 et 45 victoires en saison.

D+, D, D- = équipes imaginées à moins de 30 victoires en saison.

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3 réflexions sur “Preview NBA 2014-15 : Los Angeles Lakers

  • NioRequiem

    Je ne vois pas Jordan Clarkson dans les rotations envisagées, pourtant il n'a pas fait une mauvaise Summer League

  • Guillaume G

    Beaucoup de monde à son poste, mais si Nash doit manquer trop de matchs, Clarkson pourrait avoir sa chance et même espérer passer devant Ronnie Price…

  • Deidara

    Je ne vois que les Utah Jazz plus faibles à l'Ouest…

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