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Preview NBA 2014-15 : Memphis Grizzlies

Memphis Grizzlies logo

 

© Getty Images

Bilan de la saison dernière :

(50v-32d) – Sous la houlette d’un big three composé d’un Zach Randolph inusable, d’un Mike Conley en tête pensante et d’un Marc Gasol longuement blessé mais toujours très utile, les Grizzlies avec cinquante victoires, ont pourtant lutté pour accéder à la postseason, lorsqu’il ne restait plus que deux fauteuils pour trois prétendants (Memphis, Dallas et Phoenix). Sortis gagnants de ce combat en triangle, c’est avec la septième place de la conférence Ouest qu’ils allaient retrouver le Thunder pour cette campagne de playoffs. Habitués aux surprises au premier tour, les hommes de Dave Joerger ont même réussi à faire douter les joueurs d’OKC, poussant Scott Brooks à jouer un match 7 décisif, dans lequel Kevin Durant et Russell Westbrook durent sortir le bleu de travail pour arriver à bout des Grizz. Forte d’une ossature stable depuis plusieurs années, la franchise du Tennessee a ainsi montré qu’il fallait toujours compter sur elle.

 

Bilan de l’offseason :

Parmi les nombreux moves réalisés dans la ligue cet été, l’un qui rend curieux, au vu de son intérêt, est bien la signature de Vince Carter à Memphis pour trois ans. Alors que l’équipe semblait stagner depuis quelques années, malgré quelques bonnes prestation en postseason, cette transaction, bien qu’elle ne changera pas tout, semble bien s’inscrire dans la mentalité de jeu propre et expérimentée des Grizzlies. Peu d’autres choses à noter dans le Tennesse cet été, malgré les drafts de Jordan Adams (choix numéro 22) et de Jarnell Stokes (choix numéro 35), qui pourraient avoir des difficultés à percer et obtenir du temps de jeu au vu de la densité de la rotation. Les training camps devraient en revanche se montrer intéressants avec les contrats non garantis acceptés par Earl Clark, Micheal Beasley et même Luke Hancock (MOP du final four 2013). Ceux-ci devraient mener une dure lutte pour obtenir l’une des dernières places à distribuer dans le roster. Effectivement, chacun pourrait semble-t-il, dans son domaine, apporter sa pierre à l’édifice bâti par Chris Wallace.

 

A suivre : Marc Gasol, Mike Conley, Vince Carter, Michael Beasley

player photo Le pilier : La rédaction risque de se faire taper sur les doigts à présenter Marc Gasol, plutôt que Zach Randolph qui est clairement le franchise player des Grizzlies. Cela dit, il semblera plus intéressant de suivre la saison du pivot espagnol au vu de l’apport que le frère de Pau représente dans le bilan des victoires de son équipe. Il semble effectivement que sa blessure au genou fut à la fois difficile à gérer et pour l’équipe, qui mit du temps à décoller la saison passée, et pour le joueur qui avec 14,6 points et 7,2 rebonds de moyenne n’a pas réussi à faire mieux que lors des deux saisons précédentes, malgré sa présence défensive toujours aussi importante. L’élévation de son niveau de jeu offensif a su se montrer utile en postseason face au Thunder, mais la coupe du monde en demi-teinte du joueur (10,1 points et 6,3 rebonds), malgré un physique paraissant plus affûté, peut porter à réfléchir. Baromètre de l’équipe, il devra ainsi réaliser une grosse saison, pour que son équipe puisse rêver des sommets.
player photo Le poulpe : Avec 17,2 points, 6 passes décisives et 1,5 interception de moyenne l’an passé, Mike Conley a réalisé et de loin, sa meilleure saison en carrière en terme de scoring. Pesant de plus en plus dans le collectif des Grizzlies, le meneur de jeu, par sa capacité à driver, à shooter, à passer ou à intercepter, semble parfois, tel un poulpe, être armé de plusieurs paires de bras, toutes capables d’être performantes dans un secteur de jeu bien précis. Ses 7,9 passes de moyenne lors des derniers playoffs ont de plus prouvé que l’arrière de 26 ans savait très bien élever son niveau d’organisation de jeu dans les rencontres à enjeu. Est-il capable de progresser encore alors qu’il semble désormais faire partie des vétérans de la ligue malgré son jeune âge ? Cela semblerait étonnant, mais Conley peut bien nous réserver encore quelques surprises.
player photo Atlantis : Pas aussi récente qu’Endeavour, c’est néanmoins la fusée américaine Atlantis qui a effectué la dernière mission pour la NASA en 2011. Pour Vince Carter, c’est un peu la même chose. Avec déjà 16 années de NBA derrière lui, il n’a plus l’explosivité de ses débuts, mais est toujours capable de décollages ultra-efficaces. Mais le point commun qui relie réellement la navette spatiale élaborée en 1984 et l’ailier né en 1977 reste l’aisance que chacun affiche lorsqu’il faut prendre en main les missions importantes. Rappelez-vous il y a quelques mois, du shoot à 3-points clutchissime de Vinsanity lors du game 3 des playoffs des Mavs face aux Spurs ! En arrivant dans un collectif huilé et expérimenté, il pourrait peser dans chaque secteur qui pêche à Memphis, preuve en sont les 11,9 points et 3,5 rebonds qu’il arrivait à cumuler l’an dernier avec Dallas en seulement 24 minutes de temps de jeu moyen.
player photo WHAT ??!! : Alors là, on va vraiment se faire taper sur les doigts ! Oui, c’est bien de Michael Beasley dont nous allons parler là, maintenant, tout de suite ! Et pourtant, l’ailier n’a ni contrat garanti, ni place assurée dans la rotation actuellement envisagée pour les Grizzlies. Alors pourquoi aborder le sujet plutôt que d’évoquer le nom de Zach Randolph ? Tout simplement parce Z-Bo devrait à nouveau produire une saison très efficace comme il sait les faire tandis que Mike Beasley tentera à nouveau de prouver son talent certain. Ailier à la volonté et au mental douteux, le numéro 2 de la draft 2008, a pourtant plusieurs fois réalisé de belles perfs d’un point de vue offensif (19,2 points de moyenne par match avec les Wolves en 2011), mais son caractère et son manque d’implication l’ont toujours desservi. Oublié sur le banc du Heat la saison dernière (seulement 55 matchs joués, et quatre minuscules apparitions en playoffs), Beasley cherchera encore à rebondir. A lui de faire sa place lors des training camps, et le pire, vu le talent du joueur, c’est qu’il en est cabaple, même s’il aura forcément du mal à s’insérer dans une rotation des Grizzlies déjà très dense au poste 3. Mais attention, le joueur pourrait bien surprendre tout le monde, et du haut de ses 2,06m il saura aussi se décaler au poste 4 !

 

Rotation envisagée :

PG

M.Conley

B.Udrih

N.Calathes

SG

T.Allen

Q.Pondexter

C.Lee

SF

V.Carter

T.Prince

M.Beasley

PF

Z.Randolph

J.Leuer

J.Stokes

C

M.Gasol

K.Koufos

 

Avis de la rédaction :

Guillaume G (C+ ; pas de playoffs) :

L’énorme densité de la conférence Ouest force à faire des choix pour prédire quelles équipes participeront aux playoffs et j’ai décidé de croire d’avantage aux Nuggets ou aux Blazers pour faire la postseason en 2015 qu’aux Grizzlies. Même s’il est délicat de savoir à quoi ressembleront les saisons de ces trois équipes, il semble que le manque de rotation intérieure, cumulé à l’usure qui paraît petit à petit ronger Zach Randolph et peut-être même Marc Gasol, fait que cet effectif, toujours resté très stable à travers les ans, a peut-être fait son temps, manquant peut-être désormais d’un peu de fougue ou de jeunesse. L’arrivée de Carter et de ses 37 ans n’améliorera pas les choses en ce sens, même si elle reste très intéressante d’un point de vue collectif. Ils participeront donc sans aucun doute à la course aux playoffs, mais décrocher encore une fois le graal s’annonce compliqué. »

Christophe B (B- ; pas de playoffs) :

Les Memphis Grizzlies continuent de jouer la continuité avec très peu de changements dans l’effectif. L’an passé ils ont effectué une excellente fin de saison avec le retour de Marc Gasol mais je suis moins optimiste pour la saison qui se profile. La rotation est toujours un peu courte (le retour de Quincy Pondexter sera très attendu, et pourquoi pas la révélation Mike Beasley ?) et cela pourrait jouer un rôle sur la durée de la saison. Excellents défensivement ils seront toujours aussi solides avec leurs cadres Conley, Gasol et Randolph et l’arrivé de l’expérimenté Vince Carter, et ils auront à nouveau un bilan positif mais contrairement à la saison passée je pense qu’ils perdront de peu la lutte pour les playoffs face à des équipes comme Portland, Denver, Dallas, Phoenix ou encore les Pelicans dans une conférence Ouest très très dense. Ce sera peut-être le signe qu’il faut commencer à changer un peu les choses. »

Clémentine F (B+ ; élimination au premier tour des playoffs) :

On prend les mêmes et on recommence. Loin des paillettes durant la saison, les Grizzlies, à l’instar des Mavericks, font toujours peur les playoffs venus (éliminés 4-3 par Oklahoma City au premier tour la saison passée). Très peu utilisé par Miami la saison dernière, Michael Beasley aura fort à faire pour se faire une place à l’aile mais témoigne de l’excellente profondeur de banc de l’équipe. Mike Conley est épaulé par Nick Calathes et Beno Udrih à la mène, Tony Allen et Courtney Lee sont complémentaires à l’arrière. Et même si les remplaçants de Marc Gasol et Zach Randolph sont plus légers (Kosta Koufos, Jon Leuer), le secteur intérieur reste la grande force de l’effectif de Dave Joerger. Un vrai modèle de construction d’équipe qui, année après année, conserve ses pièces maîtresses. Avec l’ajout de Vince Carter cette saison, ce sera une nouvelle fois l’équipe à éviter absolument au premier tour. »

Raphaël L (C+ ; élimination au premier tour des playoffs) :

Il y a bien un moment où cette équipe des Grizzlies commencera à faire son âge et payera le peu de renouvellement de son effectif. Mais leur magnifique fin de saison 2014 nous fait dire que ce ne sera pas encore pour cette année. Quoi qu’on pense de leur style, les Grizz restent un des collectifs les plus efficaces de la ligue, où chaque joueur connaît exactement son rôle. Un vrai paradis pour les role players, qui a ressuscité Courtney Lee et James Johnson l’an dernier. C’est bien pour cela que l’arrivée de Vince Carter est un superbe coup: l’arrière s’est reconverti à Dallas en 6e homme d’une remarquable efficacité, qui devrait fournir à Memphis un peu de cet impact offensif en sortie de banc qui lui manque depuis le départ d’O.J. Mayo. Le retour de Pondexter devrait également faire du bien à une second unit où les restes de Tayshaun Prince devraient rester de plus en plus scotchés au banc. Bref, Memphis et sa défense devraient une nouvelle fois être le cauchemar de pas mal d’équipes. »

 

 

* Barème des notes :

A+, A, A- = équipes imaginées à plus de 55 victoires en saison.

B+, B, B- = équipes imaginées entre 45 et 55 victoires en saison.

C+, C, C- = équipes imaginées entre 30 et 45 victoires en saison.

D+, D, D- = équipes imaginées à moins de 30 victoires en saison.

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Une réflexion sur “Preview NBA 2014-15 : Memphis Grizzlies

  • TRC_Melo

    Personnellement je trouve que cette équipe on la voit jamais aller bien loin mais ils nous surprennent presque chaque année. Mais j'aime pas trop cette équipe ^^ et je les vois pas trop haut cette année, ca commence a avoir de la bouteille tout ça ^^
    Je vois bien NOLA devant par exemple et aussi Dallas

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