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Preview NBA 2014-15 : San Antonio Spurs

San Antonio Spurs logo

 

© Getty Images

Bilan de la saison dernière :

(62v-20d) – Même si Gregg Popovich a reposé les cadres durant la saison régulière (aucun joueur à plus de 30 minutes de temps de jeu moyen), les Spurs ont quand même réussi à décrocher la première place de leur conférence, en obtenant sans trop forcer, le meilleur bilan de toute la ligue. Le plan pour récupérer ce titre perdu d’un cheveu en 2013 était en marche, et malgré un premier tour difficile face aux Mavericks, Coach Popovich et ses hommes ont littéralement marché sur ces playoffs. C’est donc en cinq manches que les Spurs ont sorti le Heat en finales NBA, grâce à un esprit d’équipe et un collectif qui laissent rêveur, et ainsi mis un terme à l’ère LeBron en Floride. C’est gros !

 

Bilan de l’offseason :

Comment dit-on déjà ? Ah oui… On ne change pas une équipe qui gagne ! Ce dicton a semble-t-il été respecté à la lettre par R.C. Buford, General Manager de la franchise texane. Aucun départ n’est à noter, et seule la blessure de Patty Mills changera un peu la rotation. La draft de Kyle Anderson, joueur couteau-suisse, semble intéressante. Des joueurs de seconde zone comme Bryce Cotton ou encore JaMychal Green font également partie de l’effectif de pré-saison, et si le premier a peut-être une petite chance, pour compenser l’absence sur blessure du meneur de jeu australien, il apparaît clairement qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde dans cet effectif de champion.

 

Go-to-guy : Kawhi Leonard, Tony Parker, Danny Green, Boris Diaw

player photo La nouvelle star : Récent MVP des finales à seulement 23 ans, Kawhi Leonard a encore tout à prouver. Clairement désigné comme le joueur garant du succès des Spurs dans les années à venir, l’ailier aura fort à faire pour assumer son nouveau statut. Vous pouvez d’ailleurs être certains que Gregg Popovich ne lâchera pas son poulain de la saison, afin que celui-ci garde les pieds sur terre et ne se mette pas à penser qu’obtenir un deuxième titre consécutif sera chose aisée. Il est effectivement parfois compliqué pour certains jeunes joueurs fraîchement titrés d’envisager de remonter chaque marche une par une, avec le même mordant que l’année d’avant. Auteur de 12,8 points et 6,2 rebonds de moyenne par match la saison dernière, celui qui peut faire ses lacets sans se baisser, au vu de la longueur de ses bras devra encore faire mieux sous peine de tomber vite dans l’oubli, à l’image de beaucoup des jeunes vainqueurs récents des émissions de télé-crochet qui avaient pourtant réussi à faire le buzz ponctuellement.
player photo La tête et les jambes : 32 ans, toutes ses dents et un rôle de papa dans une équipe multiple-championne NBA. Il en a fait du chemin, notre Tony Parker national, depuis sa draft en 2001 ! Le temps passe vite, et le meneur de jeu fait aujourd’hui partie du gratin de la ligue, même si Chris Paul est encore souvent imaginé meilleur dans les esprits des insiders américains. Sauf que Parker lui, a les titres, déjà quatre au compteur, alors que Paul lui, n’a encore rien gagné. Et même si le dernier trophée Larry O’Brien a mis longtemps à venir (sept ans depuis le précédent), le meilleur joueur français de tous les temps aura à cœur d’en remporter d’autres, afin d’étoffer encore un palmarès déjà bien fourni, et on ne parle pas des échéances internationales à venir. Pas de doute, quoiqu’il arrive, Tony Parker restera dans l’histoire !
player photo L’allumette : C’est vrai qu’au vu de son physique fin et élancé, Danny Green pourrait être assimilé à une allumette. Mais c’est plus pour sa propriété à prendre feu brusquement (et à s’éteindre plutôt rapidement), que la comparaison sera utilisée ici. Incroyable derrière l’arc durant les premiers matchs de la finale NBA 2013, l’arrière a ensuite brutalement disparu de l’attaque texane qui dut durement s’incliner par la suite. Moins en vue durant les derniers playoffs, Green a quand même brillé par sa capacité à décocher des séries de shoots longue distance assez hallucinantes, même s’il a encore beaucoup de difficultés à montrer de la consistance chaque soir. Avec son excellente adresse à 7,25m (41,5% la saison passée), le joueur est pourtant précieux dans le collectif de Gregg Popovich, mais tout comme Leonard, beaucoup attendent de lui qu’à 27 ans, il passe enfin un cap, afin de s’inscrire définitivement dans le futur de la franchise. Au vu du déclin progressif de Manu Ginobili, on attendra plus que ses 9,1 points de moyenne par match.
player photo Slim Fast : S’il y en a un qui a trouvé une place qui lui va comme un gant aux Spurs, c’est bien Boris Diaw. Que rêver de mieux quand on est un joueur polyvalent, facilitateur et peu porté sur le gavage de shoots, que d’évoluer sous les ordres de Gregg Popovich et ses systèmes de jeu qui prônent avant tout le collectif, tout en évoluant sur le parquet avec un ami compatriote tel que Tony Parker ? Oui, clairement, Babac est dans la position idéale, et l’importance prise au cours des playoffs passés dans le collectif texan a montré à quel point l’ailier-fort était complet, utile et talentueux. Capable de cumuler 9,2 points, 4,8 rebonds et 3,4 passes décisives durant les derniers playoffs, en seulement 26 minutes Diaw s’est même mis à shooter un peu plus. Alors que son coach a récemment confié en plaisantant que son joueur était encore revenu avec des kilos en trop en octobre, arguant le fait qu’il n’avait jamais été en forme de sa vie, cela ne semble pas plus inquiétant que cela au vu de la coupe du monde qu’il a disputée sous le maillot bleu : 9,2 points, 4,6 rebonds, 4 passes décisives de moyenne et un leadership à faire pâlir les plus expérimentés. Sans non plus casser la baraque, Diaw a clairement montré que discrètement, il était bel et bien une des clés les plus importantes de l’effectif de coach Pop.

Rotation envisagée :

PG

T.Parker

P.Mills

C.Joseph

SG

D.Green

M.Ginobili

M.Belinelli

SF

K.Leonard

K.Anderson

A.Daye

PF

T.Duncan

B.Diaw

M.Bonner

C

T.Splitter

A.Baynes

J.Ayres

 

Avis de la rédaction :

Guillaume G (A+ ; champion NBA) :

Encore une fois, R.C. Buford a privilégié la continuité cet été. Une tactique qui porte ses fruits depuis maintenant plus de dix ans. Le big-three Tim Duncan, Tony Parker, Manu Ginobili semble éternel. Tous les ans, on dit que ce sera leur dernière année au vu de leur âge avancé (32, 38 et 37 ans respectivement), mais le trio continue encore et toujours à truster le haut de tableau, tout en obtenant bon nombre de succès en playoffs. Il est vrai qu’au vu de la valeur des pièces ajoutées ces dernières années comme Kawhi Leonard, Danny Green, Boris Diaw, Tiago Splitter et Marco Belinelli, l’effectif des Spurs semble bâti pour les systèmes de Gregg Popovich. C’est d’ailleurs en raison de ce collectif inusable, que les années n’abîment pas, et de l’expérience du succès des cadres, que je les vois bien réaliser le Back2back cette saison, au nez et à la barbe des Cavs qui devront de leur côté avant tout, apprendre à jouer ensemble. A Leonard maintenant de montrer qu’il peut faire partie des grands de cette ligue, en continuant à bosser, sans se reposer sur ses lauriers, malgré son jeune âge et son récent trophée de MVP des finales. Coach Pop surveillera ça de près ! »

Christophe B (A+ ; champion NBA) :

Auteurs d’une saison exceptionnelle l’année dernière en termes de résultats et de jeu proposé, les Spurs vont tenter pour la première fois de leur histoire de conserver leur titre. Pour ça ils n’ont pas changé leurs habitudes puisque comme depuis presque deux décennies, ils ont joué la continuité cet été. Fait rare l’effectif est le même à une exception, celle du rookie Kyle Anderson, qu’on ne devrait pas voir beaucoup cette saison malgré ses qualités annoncées. La question est donc de savoir si San Antonio va pouvoir continuer sur la lancée de la saison passée en proposant le même jeu, si beau et efficace, et si ils pourront s’économiser pendant la saison et rester en forme pour aborder les playoffs à 100%. Même si on le dit depuis 5 bonnes années Manu GInobili et Tim Duncan vieillissent et la saison des Spurs dépendra en très grande partie de la bonne santé et de la forme des deux vétérans. Pour Tony Parker après un été de repos il ne devrait pas y avoir de soucis à s faire. Si tout le monde reste en forme et que certains joueurs passent un cap comme Kawhi Leonard, Cory Joseph, Danny Green, voire Marco Belinelli et Aaron Baynes, ils seront très très difficiles à stopper car on les voit mal perdre tout à coup leur basket. Le chemin pour aller en finale sera semé d’embûches pour les hommes de Pop mais s’ils y arrivent je ne vois pas Cleveland ou Chicago les stopper en finales. L’avantage du terrain pourrait tout de même avoir son importance.

Clémentine F (A+ ; élimination en finale de conférence) 

Increvables. Même si les jours de repos accordés aux vétérans par Gregg Popovich et son staff les priveront peut-être du meilleur record à l’Ouest au profit d’Oklahoma City. L’effectif des champions en titre n’a pas bougé et avec un an d’expérience supplémentaire dans leurs bagages, on file tout droit vers la Finale de Conférence. Modèle collectif, l’équipe est vieillissante (il fallait bien la faire) et on se demande combien de temps tous ces trentenaires pourront encore tenir la cadence (il fallait la faire, bis). Contrairement au Heat l’année dernière, il reste une motivation de taille aux Spurs avant de quitter la lumière : le fameux Repeat, jamais réalisé par la bande à Duncan… »

Raphaël L (A ; champion NBA) :

On reste encore ébloui par la performance collective des Spurs lors des derniers playoffs… Quel jeu, quel basket! Plus que jamais, Pop et son Big Three savent ce qui compte : la postseason, et non la saison régulière. Les Spurs devraient donc gentiment ronronner jusqu’au mois d’avril, avant de donner leur pleine mesure. Pendant que les vétérans se reposent, on attend que Kawhi Leonard explose définitivement et prenne en main cette équipe. Si le MVP des Finals atteint le niveau All-Star et que Duncan, Parker et Ginobili restent en forme, les Spurs seront inarrêtables pour aller chercher le titre et entrer définitivement dans la légende de la NBA. »

 

 

* Barème des notes :

A+, A, A- = équipes imaginées à plus de 55 victoires en saison.

B+, B, B- = équipes imaginées entre 45 et 55 victoires en saison.

C+, C, C- = équipes imaginées entre 30 et 45 victoires en saison.

D+, D, D- = équipes imaginées à moins de 30 victoires en saison.

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