Anthony Bennett était quasiment aveugle l’année dernière
Opéré afin de soigner son asthme et ses apnées du sommeil (ablation des amygdales et végétations adénoïdes) en mai puis à nouveau passé par la chirurgie pour améliorer une vue douteuse à moins de trois mètres de distance avant le début de saison 2014-2015, Anthony Bennett est un homme nouveau. Allégé de plusieurs kilos superflus pour débuter sa saison sophomore, le n°1 de la draft déchu et qui réalisait l’un des pires débuts de saison d’un first pick de l’histoire l’année dernière est déjà loin.
Également débarrassé de ses soucis d’épaule, l’intérieur a l’occasion de repartir de zéro dans le Minnesota cette saison.
Vous voyez ce tableau blanc ? (situé à moins de trois mètres du joueur, ndlr). L’année dernière, je ne pouvais pas lire ce qu’il y avait écrit dessus. Pendant les matchs, tout ce qui était éloigné, je ne pouvais pas le voir. Les gens dans les tribunes. Maintenant je peux voir le tableau d’affichage. Quelles actions le coach veut jouer. L’année dernière j’avais l’impression d’être constamment en retard. Cette année, c’est réellement différent.
Arrivé en même temps que Thaddeus Young dans le cadre du transfert de Kevin Love à Cleveland, Bennett a tout de suite été rassuré par Flip Saunders sur son rôle :
La première chose que je lui ia dit c’est qu’il y avait deux choses qu’il n’allait pas faire : jouer ailier shooteur et shooter à trois-points.
Entouré par Young, Nikola Pekovic ou Gorgui Dieng dans la raquette des Wolves, Bennett s’est révélé efficace sur ses premiers matchs, convertissant 56.5% de ses tirs pour 6.2 points et 2.4 rebonds de moyenne en seulement 12 minutes de jeu par rencontre. Son dunk en force face à Mason Plumlee à Brooklyn a également marqué les esprits. Il n’est plus le même sur un terrain de basket.
C’est un nouveau départ. Dieu m’a donné une opportunité. Une nouvelle équipe, un nouveau coaching staff, de nouveaux joueurs, je dois simplement jouer dur. Etre avec ces gars, me battre tous les jours. Cela va me rendre bien meilleur.
L’ancien de UNLV a encore beaucoup de travail pour justifier son statut de n°1 de la draft mais il semble, à 21 ans, en prendre tranquillement le chemin.
via Yahoo!Sports