Steve Clifford: Lance Stephenson n’est pas une star, il a encore beaucoup de boulot
Les premières semaines des Hornets cette saison sont difficiles comme celles de Lance Stephenson, pas encore adapté à sa nouvelle équipe. Il affiche seulement 9.7 points à 36.8% malgré 8.1 rebonds et 5.4 passes en 33.6 minutes. Pour son coach Steve Clifford ses soucis sont en partie dus aux attentes placées en lui par les personnes extérieures à la franchise.
Une des choses qui lui rendent ça plus difficile c’est qu’il est arrivé ici et les gens l’ont annoncé comme la prochaine superstar. Il n’est pas une star. C’est un gars qui a le talent pour devenir une star. Pour être une star dans la ligue il faut être performant pendant des années.
C’est différent. Ce n’est pas facile. Il était titulaire les deux saisons passées. Il jouait dans une très bonne équipe et les gens l’ont vu être performant. Quand Al Jefferson est arrivé là il tournait à 19 points et 8 rebonds depuis genre 10 ans. Nous savions ce qu’il allait nous apporter. C’est ce que Lance a besoin de devenir et ce n’est pas juste de le traiter de la sorte.
Je lui ai dit que j’avais eu la chance de côtoyer Kobe Bryant et Tracy McGrady. Ils étaient des superstars. J’ai aussi connu Allan Houston et Latrell Sprewell. Ils ont été 2 ou 3 fois All-Stars. Lance a beaucoup de boulot à faire pour arriver à ce niveau. Tout le monde l’a proclamé comme étant ce type de joueur et si vous vous en rappelez j’avais dit quand il est arrivé qu’il allait devoir devenir ce type de joueur.
Des propos tenus après une nouvelle défaite des Hornets (face aux Blazers) où l’arrière a signé 8 points à 4/11 après un match à 3 points à 1/8. Gêné par une blessure en pré-saison il cherche encore le rythme et à s’adapter à ses nouveaux coéquipiers. Toutefois il assure être en forme désormais
Je ne suis pas blessé. Je suis en forme. Il n’y a plus d’excuses.
Il est également régulièrement mis sur le banc lors des fins de match alors qu’en début de saison il regrettait ne pas avoir plus le ballon dans le money time, moment où les Hornets ont laissé passé de nombreux matchs. Cette nuit il est sorti en troisième quart et n’est plus jamais entré en jeu. Interrogé sur ce faible temps de jeu en fin de rencontre il fait court
Hey, c’est la décision du coach s’il ne veut pas me faire jouer dans le dernier quart. Je vais continuer de travailler dur et faire ce qu’il faut pour gagner des matchs.
Et pour le moment les Hornets en gagnent très peu avec seulement 4 en 16 matchs.