Tony Parker: quand on voit ce qui est arrivé à Jennings et Kobe, je n’ai pas à me plaindre
Après de longues semaines d’absence, Tony Parker fait petit à petit son retour au meilleur niveau, tout comme les Spurs, qui sont presque au complet. Hier soir lors du TP Show Tony Parker a évoqué la sitaution des Spurs
Ça fait du bien de récupérer tout le monde. Petit à petit, on récupère notre petit rythme de croisière. On a gagné pas mal de matches. C’est vrai que la performance face à Chicago (défaite 104-81) était un peu décevante. On aurait pu mieux faire. C’était décevant. On n’a pas fait une bonne performance. On savait que les Bulls étaient en difficulté et on savait qu’ils allaient venir avec beaucoup d’énergie. On n’a pas su mater cette énergie. On n’a pas été adroit. Le match a été très, très long. C’est comme ça. Mais à part ce match-là, on a été sérieux. On a aligné de bonnes victoires et j’espère qu’on va continuer sur cette lancée. On a un bon match contre Charlotte mercredi et, samedi, on a un gros test contre les Clippers.
Milwaukee (succès 101-95 dimanche) a été très, très fort en première mi-temps. Ils ont été très adroits et on a eu du mal à les arrêter. En deuxième mi-temps, ça a été beaucoup mieux. On a mieux défendu. C’est une des équipes surprises de cette saison, très solide, très bien coachée par Jason Kidd. Elle est bien équilibrée. Il n’y a pas vraiment de stars, mais ils bougent bien la balle. Ils nous ont bien gênés. Ça fait bizarre, ça me fait juste dire que je suis vieux (rires) quand je vois Jason Kidd sur le banc. Je suis très content pour lui. Ils font une bonne saison. Et ça me rappelle des bons souvenirs. Il était considéré, avec Gary Payton, comme le meilleur meneur de jeu de la NBA. Jouer contre eux, c’était vraiment un honneur. J’étais un peu impressionné. C’était mes premières saisons NBA. Après, au fil des années, je joue contre lui en finale NBA. On a eu de gros duels contre Dallas aussi. On a bien rigolé avant le match.
Concernant sa situation, il n’est pas encore à son meilleur niveau après cette blessure tenace aux ischio-jambiers
Dans le match face à Milwaukee, je n’ai pas été en réussite. Globalement, j’ai fait un bon match. J’ai bien défendu, j’ai mené l’équipe. En attaque, j’ai loupé beaucoup de tirs que je mettais d’habitude. Offensivement, ça aurait pu être mieux. Il faut que je reste positif, que je sois patient. Cette blessure à l’ischio, j’ai du mal à la mettre derrière moi. C’est la première fois dans ma carrière. J’ai du mal à m’en débarrasser. On dit qu’à 32-33 ans, c’est là qu’on sent son corps changer et il va falloir que je m’adapte. Petit à petit, je vais retrouver les sensations et mon niveau de jeu. Mais je ne vais pas me plaindre. Je n’ai pas eu trop de grosses blessures. Quand on voit ce qui est arrivé à Brandon Jennings, à 25 ans, avec sa rupture du tendon d’Achille… Pour lui, c’est fin de saison. Personne n’aime voir ça. C’est comme Kobe (Bryant) avec son épaule. C’est sûrement fin de saison aussi. C’est la même chose qu’a eu Patty Mills et, après l’opération, vous êtes out 6-7 mois. Là, le tendon d’Achille, c’est presque un an. C’est toujours triste parce que Detroit jouait de mieux en mieux. Brandon Jennings venait de faire un match à 24 points, 21 passes, ce qui est énorme. Ils étaient en pleine bourre.
et Paul George ! Mais PG va revenir tellement fort !