Kevin Garnett a libéré la bête qui était en Rajon Rondo
Rajon Rondo est un des plus féroces compétiteurs de la ligue et il n’est pas vraiment le genre de joueurs qui possède des amis dans toutes les équipes de la ligue et il n’est surtout pas là pour ça. Pas du genre à se cacher pour dire qu’il n’aime pas quelqu’un ou à le faire savoir, il a toujours eu cet esprit de compétition mais à ses débuts dans la ligue cela ne transpirait pas autant que ça l’est actuellement. Un certain Kevin Garnett est passé par là comme le raconte Baxter Holmes dans son dernier article.
Quand je suis arrivé à Boston il était très discret. Il était très isolé. Il ne faisait pas grand chose avec ses coéquipiers. Il ne parlait pas trop. Garnett
Mais KG a rapidement pu voir l’esprit de compétition qui animait le meneur, et les ressemblances avec lui.
Il fait preuve d’un esprit de compétition implacable. J’ai vite compris qu’il voulait tout démolir.
Je suis très tranquille. Quand j’étais gosse j’étais réservé. Mais quand je fais quelque chose qui me passionne, ça se voit. Je n’ai pas peur de me battre pour quelque chose. Je n’ai pas peur de prendre position pour quelque chose. Je n’ai pas peur de défendre mes amis, de défendre ce en quoi nous croyons. Il a beaucoup de ça en lui. Je pense que nous sommes ainsi. Garnett
Au fil des années les deux sont devenus très proches mais à l’arrivée de Garnett aux Celtics ce n’était pas le cas.
Quand il était plus jeune, il voulait défier KG. Ces gars avaient l’habitude de se tenir tête. C’était incroyable.
Je pense que désormais il respecte énormément KG… Il est du genre à dire ‘KG a fait ci, KG a fait ça’. Bryan Doo, préparateur des Celtics
Garnett a clairement eu une influence sur son ancien coéquipier.
Je lui ai rabâché ‘Hey mec, il n’y a pas besoin d’avoir une quelconque gratification de la part de tes pairs. Si tu leur bottes le cul, alors tu gagnes ce respect.’ C’est exactement ce qui est arrivé
Je suis old school et j’ai aidé des gars à progresser, à devenir des hommes. Je leur ai appris à communiquer et à le faire avec des gens qui ne vous comprennent pas forcément. Je pense que notre sport manque un peu de ça. Nous cherchons l’approbation l’un de l’autre en étant amis et les gars bossent ensemble désormais. Si c’est le temps de le faire d’accord, mais il y a la vraie compétition, il y a un vainqueur et un perdant. Et je ne connais personne qui veut être le perdant. J’ai beaucoup de fierté à le voir retirer de la fierté dans la compétition, faire ce qu’il fait et se battre. Je ne dis pas que vous devez détester un gars, mais si c’est le cas, je le comprends. La haine est un mot très fort, donc je préfère plutôt utiliser ‘ne pas aimer’. Pour moi c’est dans la nature humaine. C’est du leadership. Une leader va montrer plus de choses par ses actions que par ses mots.
Quand le meneur est sur le terrain il ne pense qu’à une chose, gagner et il ne porte pas vraiment ses adversaires dans son cœur.
Il déteste vraiment les autres meneurs. Doo
Je ne dirais pas que c’est de la haine. Je n’ai tout simplement pas besoin d’être ami avec eux. Il n’y a rien à dire sur le terrain si je ne vous connais pas déjà ou que je n’ai pas joué avec vous. Si je n’ai pas joué avec vous ou que vous n’avez pas été mon coéquipier, alors nous n’avons à discuter de rien. Rondo