Tous les ingrédients d’un match légendaire pour Chris Paul
[four_fifth_last]Par le passé Chris Paul a souvent été critiqué pour son incapacité à faire gagner son équipe en playoffs dans les moments chauds, mais hier c’est lui qui a propulsé les siens au second tour grâce à un game winner à une seconde de la fin du match 7. Et pourtant deux heures avant ça on n’imaginait pas que cela se passerait ainsi puisque le meneur rentrait aux vestiaires en fin de premier quart, touché à l’arrière de la cuisse gauche. On a pu le voir effondré, se prenant la tête entre les mains sur le banc, ce qui n’annonçait rien de bon
Beaucoup de choses me sont passées par la tête. Vous pensez à toute la saison, j’ai pensé à Blake, à DJ et à beaucoup de gars de l’équipe. Nous faisons tout pour nous préparer pour un match. Vous vous reposez, vous vous entraînez, vous bossez, vous faites attention à ce que vous mangez, vous essayez de prendre soin de votre corps et à a ce moment là j’ai été pris par les émotions parce que j’étais frustré et je me disais ‘Tout ce temps passé, toute cette saison et j’arrive au game 7 et mon corps me lâche.’ C’est ce à quoi je pensais. Chris Paul
Mais il en fallait plus pour l’arrêter. De retour sur le terrain il n’était clairement pas à 100% mais il a vite repris confiance en mettant plusieurs shoots. Puis il y a eu son shoot au buzzer du troisième quart qui a mis les Clippers devant à l’entame du dernier acte et lui a donné encore plus confiance.
C’était incroyable. La façon dont il a joué. Son état d’esprit. Sa volonté. Je n’ai pas de mot pour décrire ça. Blake Griffin
C’est un gamin coriace. C’est tout. Il est coriace. C’est un bagarreur. Je l’aime à mort en raison de cette volonté. Doc Rivers
Derrière une grande partie du money time, les Clippers ont cravaché pour finalement passer devant sur deux lancers de Paul après une faute litigieuse de Tim Duncan. Ce dernier a égalisé dans la foulée et Paul s’est retrouvé avec le ballon en main à 8.8 secondes de la fin pour sceller le sort du match sur un shoot par-dessus Danny Green et Tim Duncan (première fois dans l’histoire qu’un joueur réussit un game winner dans la dernière seconde d’un match 7)
Dans le money time il y a quelque chose que nous disons, que Doc nous rappelle ‘Ne lâchez pas la corde’. A chaque fois que nous aurions pu lâcher nous nous sommes battus et les gars ont fait des actions qui nous ont permis de gagner.
Vous savez c’est assez drôle et fou, quand nous avons fini l’entraînement ce matin, Doc m’a appelé avec Blake et nous en avons parlé. Nous avons parlé de l’hypothèse de nous retrouver derrière à la dernière seconde et quel shoot nous prendrions. Nous avons été dans cette situation de nombreuses fois cette année et la plupart du temps je n’ai pas marqué à dire vrai. Nous en avons parlé et finalement ça a fonctionné quand nous en avions besoin. Paul
C’était un shoot difficile. Je lui ai mis la pression, j’ai essayé de faire quelque chose de différent pour défendre. J’ai essayé de me mettre en opposition de sa main forte et Timmy est venu en aide du mieux qu’il pouvait. Je ne sais comment il a réussi à shooter sur ce petit hook pour trouver le haut de la planche. C’était un shoot très difficile. Danny Green
Je suis quelqu’un d’émotif et je pleurais avec Chris. Cela ajoute une pierre à sa légende. Dans 25 ans je parlerai de cette série, de ce match, de ce petit mec et du cœur qu’il avait. JJ Redick
Mais le plus fou dans cette histoire c’est que ce n’était qu’un premier tour ! Il faut désormais aux Clippers valider ce superbe premier tour par un beau parcours
C’est difficile à croire que c’était un premier tour. Nous n’en avons pas terminé. Paul
Via ESPN