Nancy Lieberman remercie Becky Hammon
Engagée par les Sacramento Kings afin d’assister George Karl, Nancy Lieberman sait à qui elle doit le fait d’avoir accompli un de ses rêves.
Si Becky (Hammon) n’avait pas coaché et gagné durant la Summer League, vous et moi nous ne serions certainement pas en train de faire cette interview, que je sois compétente ou pas ; et je sais que je le suis.
En devenant la seconde femme à rejoindre un coaching staff, cette légende du basketball féminin n’hésite pas à faire des comparaisons historiques concernant les discriminations dont ont souffert les USA et qui ont fait un pas en arrière grâce aux initiatives osées et à contre-courant de certains visionnaires.
Parfois il faut que quelque chose que personne n’attend se passe pour mettre la lumière là où elle doit être. Pour être franche, cela ne me dérange pas d’être Larry Doby (en référence au second joueur noir à avoir joué en MLB en 1947, 11 semaines après le légendaire Jackie Robinson). Ce ne fut jamais en raison de Becky ou de moi-même, si c’était le cas ça serait quelque chose d’égoïste. Regardez tous les joueurs de couleur qui ont pratiqué le baseball après Jackie, c’est l’essence même du succès. Concernant Branch Rickey (le dirigeant qui a signé Robinson), ce qu’il a fait avec Jackie fut profond. Donc ce qu’ont réalisé Pop et Becky, peu importe le timing, fut profond.
En novembre 2009, elle devenait la première coach à diriger une équipe de basketball professionnelle outre-atlantique en prenant le contrôle du banc des Texas Legends en D-League. Six ans plus tard, elle rejoint enfin la cour des grands et elle sait bien que sans le choix des Spurs de signer Becky Hammon et de lui donner sa chance à Las Vegas cet été, elle serait certainement encore consultante pour Fox Sports Oklahoma.
Maintenant j’ai l’opportunité de faire ce que j’aime et ce à quoi je me suis préparée toute ma vie, et cela a ouvert les yeux de beaucoup de coachs. Je ne vais pas dire que vous voyez l’arche de Noé avec des femmes qui coachent dans cette ligue. Vous devez gagner le droit d’en être et le relationnel est très très important. Personne ne se fait embaucher pour ce qui est dit sur un CV. Vous vous faites engager grâce à tes contacts, en prouvant que vous en avez les moyens. Je suis ravie pour elle, et franchement je le suis aussi pour moi.
Source : nba.com