Jay Triano : « Anthony Bennett aime à nouveau le basket »
Moqué pour ses performances médiocres lors de sa saison rookie (1/16 aux tirs pour débuter sa carrière) puis transféré à Minnesota dans le cadre du retour de LeBron James à Cleveland, Anthony Bennett (n°1 de la draft 2013, 22 ans, 2,03m) brille actuellement avec l’équipe du Canada entre les Jeux Panaméricains (15.6 points et 9.4 rebonds de moyenne sur le tournoi), la Marchand Continental Cup et maintenant le championnat des Amériques, qui a débuté hier (la sélection canadienne joue son premier match contre l’Argentine aujourd’hui).
Surpris par les performances de l’intérieur des Wolves, un journaliste international lui a demandé comment il expliquait cette différence dans son jeu entre la FIBA et la NBA, après un match à 16 points en 15 minutes dont 11 d’affilée pour débuter le troisième quart face à Porto Rico la semaine dernière.
Je joue avec confiance, c’est à peu près tout. J’arrive, je défends, je cours. Je fais d’abord les petites choses et j’essaie de laisser l’attaque venir à moi. Mon corps va très bien. Je me sens à 100% actuellement. Je cours de la même façon que lorsque j’étais à UNLV.
Nous avons beaucoup discuté avec le coach. Il me disait : « Tu dois trouver deux trois trucs que tu fais très bien pour te placer au-dessus de tout le monde ». Il m’a dit de prendre le rebond et courir. Et quand j’y pense maintenant, c’est quasiment ce que je faisais à l’université et avant cela au lycée également.
Ralenti par diverses blessures (hanche, épaule, genou, cheville) et problèmes personnels (asthme, apnées du sommeil) durant ses deux premières années dans la ligue, il a depuis perdu du poids et subi une opération des yeux et des amygdales, lui qui se décrivait comme « quasiment aveugle » sur le terrain avant l’intervention. Autant de progrès qui devraient lui permettre de poursuivre son évolution dans les meilleures conditions. Pour son coach en sélection Jay Triano (assistant chez les Trail Blazers), il a tout simplement retrouvé l’amour du jeu.
Je l’ai vu joué un peu. Que ce soit les blessures ou le manque d’opportunité en NBA, il était toujours grincheux et ne souriait jamais. Et je me rappelais de lui comme d’un garçon qui était vocal, souriant et qui prenait plaisir à jouer au basket.
On dirait qu’il aime à nouveau le basket. C’était important pour nous. On essaie de rendre ça fun pour lui, de simplifier. Il est tellement talentueux dans une variété de domaines que nous avions besoin de simplifier ce que nous attendions de lui. S’il fait ça, le reste viendra de lui-même. Il s’amuse à nouveau en jouant au basket. Il joue avec beaucoup d’énergie, il est dans la meilleure forme de sa vie et espérons que cela contribue à le faire rebondir en NBA, car il aura joué à un très haut niveau tout l’été.
Il a qui plus est tout le soutien de son compatriote Steve Nash, de bon augure pour la saison à venir.
Anthony a été exemplaire cet été. Il a connu deux premières années difficiles dans la ligue mais son attitude a été géniale. Son talent n’a jamais été remis en question mais son attitude, sa volonté d’apprendre et son attention portée aux détails… Non pas que son attitude a été un problème mais venir jouer les Pan Am Games, passer tout son été avec nous, cela montre qu’il a une réelle envie d’apprendre et de s’améliorer.
En 57 matchs joués mais seulement 15 minutes par match en 2014-15, Bennett avait tourné à 5.2 points et 3.8 rebonds de moyenne.
via TSN