Boris Diaw: « On a confiance en notre équipe, en notre jeu et en ce qu’on sait faire »
De passage dans Basket Time de RMC, Boris Diaw a évoqué le cas Tony Parker, le banc, les jeunes du groupe ou encore la Lettonie.
Un mot sur Tony Parker, votre grand ami, qui n’a pour l’instant pas à forcer son talent en attaque. Comment le trouvez-vous dans cet Euro ?
Tony est surmotivé, comme tout le monde. Il essaie de vivre pleinement cet événement comme on le fait tous. Il sait que c’est l’occasion de gagner devant notre public et il est présent à tous les instants en tant que leader.
Les jeunes loups commencent à prendre de l’ampleur chez les Bleus…
Cette profondeur de banc, c’est ce qui fait la particularité de notre équipe cette année, et une force par rapport à toutes les autres équipes. On a plein de joueurs qui sont capables de venir et de jouer, pas mal de jeunes loups qui arrivent à maturité et qui apportent beaucoup sur le terrain. On a vraiment une équipe complète. Tout le monde apporte sa pierre à l’édifice.
Faut-il aussi canaliser ces jeunes loups ?
Bien sûr mais c’est normal. Ça a toujours été comme ça et c’était pareil lorsqu’on était jeunes. C’est cette fougue qui nous permet de faire des éclats, de prendre 6-8 points d’avance, d’un côté ou de l’autre d’ailleurs. Sur un Euro, tu ne peux pas juste compter là-dessus et il faut que les choses soient cadrées à un moment donné. Mais on a la chance d’avoir des jeunes loups intelligents, qui comprennent ça et qui savent tempérer de temps en temps.
Vous avez retrouvé votre identité défensive collective, notamment contre la Turquie. Avez-vous l’impression d’avoir réuni tous les ingrédients au bon moment et que la compétition est enfin lancée ?
La compétition est lancée depuis un moment. Mais on sait que c’est un marathon et pas un sprint. C’est l’expérience qui nous a apporté ça. Mais on sait aussi qu’on n’a plus le droit à l’erreur désormais. C’est la loi des matches couperet sur les phases finales. On a confiance en notre équipe, en notre jeu, en ce qu’on sait faire. On n’est pas à l’abri de faire un mauvais match mais on met toutes les chances de notre côté pour ne pas que ça arrive.
Parlons de la Lettonie, votre adversaire en quart. La clé sera-t-elle encore sur l’intensité défensive pour ne pas donner confiance à leurs tireurs ?
La Lettonie, c’est une vieille connaissance. C’est une équipe dangereuse. On le sait à chaque fois mais ils nous surprennent à chaque fois. Donc ce n’est plus une surprise. Si cette équipe s’est qualifiée en quart, c’est qu’elle a des qualités à faire valoir. Elle est très dangereuse notamment par le tir. Elle peut être d’une adresse folle de temps en temps et il faut savoir la canaliser. Il faut pouvoir tempérer leurs moments de folie et les battre sur la durée. Ces matches couperet, c’est pour ça qu’on joue au basket. C’est le plus excitant.