Mike Malone assume son côté sentimental
Partout où il passe, Mike Malone ne laisse personne indifférent. Viré l’an passé après seulement 24 matchs par les Kings alors qu’il avait un bilan plus qu’honorable (11V- 13D), l’ex-assistant de Gregg Popovich faisait l’unanimité auprès de ses joueurs, et on comprend mieux pourquoi après avoir lu de telles déclarations.
Il y a un dicton que nous utilisons dans la profession de coach : les joueurs ne se sentent pas concernés de savoir ce que vous savez jusqu’à ce qu’ils vous sentent concerné. C’est peut-être un peu sentimental, mais c’est vrai.
S’ils vous importent en tant que joueurs, ils rentreront dans un mur pour vous. S’ils croient que vous leur importez comme un simple actif ou un jeton, ils ne seront pas disposés à aller plus loin. J’ai été chanceux durant ma carrière d’assistant et de coach en chef, de toujours avoir une bonne relation avec mes joueurs parce que je suis honnête, je suis franc, et je me fais un devoir de les connaître d’abord en tant que personne. Cela m’a aidé durant ma carrière.
En effet, cela a dû faire drôle à DeMarcus Cousins de voir partir un coach avec une telle philosophie pour voir arriver dans son vestiaire un autre avec la réputation de « snake » en la personne de George Karl.
Dennis Lindsey, le General Manager du Jazz d’Utah ne fait que corroborer les propos de Malone.
Quelle est la chose la plus commune que veulent les joueurs NBA ? Ça semble plutôt simple, mais ils veulent un coach qui va leur dire la vérité au plus vite. Ca ne sera pas nécessairement ce qu’ils veulent entendre, mais ce dont ils ont besoin d’entendre dans un temps opportun. Je pense que le joueur NBA moyen veut savoir qu’un coach ne va pas le mettre en danger.
Depuis deux saisons, il existait une ambiance moribonde dans le vestiaire des Nuggets, Kenneth Faried le rappelait il y a peu en relatant son manque d’envie sur le terrain, remettant en cause le peu de confiance qu’il recevait de la part de Brian Shaw. Si Malone ne veut pas que Manimal oublie le joueur qu’il était jusqu’au Mondial 2014 durant lequel il a joué avec brio, d’autres de ses joueurs sont tombés sous le charme du natif du Queens, à commencer par Danilo Gallinari.
J’ai vraiment apprécié qu’il vienne passer trois quatre jours avec moi en Italie. Nous avons passé du bon temps. Il avait la possibilité de voir comment je m’entrainais et je travaillais avec l’équipe nationale, et nous avons pu passer beaucoup de temps ensemble. Et je pense qu’il a pris du poids durant ces trois quatre jours, nous allions déjeuner et dîner presque tous les jours.
Darrell Arthur est lui aussi vite devenu fan de son nouveau boss.
Son truc c’est la défense et l’alchimie de groupe. Son approche du jeu est incroyable, c’est un peu du même genre que Lionel Hollins (ndlr : il a joué pour lui à Memphis), de la vieille école. Il sait ce qu’il veut, sait ce qu’il va obtenir et de ce que j’ai cru comprendre il va garder tout le monde dans le rang. Que tout le monde s’apprécie, tout le monde veuille trainer avec les autres, c’est la clé.
Source : Denver Post