Les Rockets s’enfoncent dangereusement
Cette nuit les Houston Rockets avaient l’occasion de réagir après trois défaites de rang en recevant les Celtics au Toyota Center. Mais ça ne s’est pas vraiment déroulé comme espéré, bien au contraire. Ils ont pris l’eau en comptant jusqu’à 29 points de retard pour une défaite 111-95. C’est leur plus longue série de défaites depuis janvier 2013 et ils affichent désormais un bilan de 4 victoires et 7 défaites. Ty Lawson enchaîne les mauvais matchs mais Patrick Beverley est absent, tout comme Donatas Motiejunas. Kevin McHale fait des essais dans sa rotation et cette nuit il a laissé sur le banc Marcus Thornton, une des rares satisfactions du début de saison.
Il n’y a pas d’excuse au fait de ne pas pouvoir défendre sur les joueurs adverses. Lors des deux derniers matchs je pense que nous avons été détruits tranquillement dans le périmètre et nous n’avons pas réussi à rester devant qui que ce soit. McHale
Pourtant en second quart les Rockets comptaient 13 points d’avance avec 3’19 à jouer. Mais à la pause les deux équipes étaient à égalité après que les Texans aient perdu 4 ballons de suite.
C’est épuisant moralement, épuisant lorsque vous vous battez et que vous prenez un tel run fou. Vous essayez de trouver un moyen de vous en sortir, vous essayez de faire les mêmes choses que vous avez l’habitude de faire mais les shoots ne rentrent pas et eux dans le même temps marquent des tirs compliqués. C’est dur mais nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre. James Harden
Au retour des vestiaires, les Rockets n’ont pas mis un pied devant l’autre, limités à 13 points à 5/17 aux tirs, avec pas moins de 9 joueurs utilisés dans le quart. Ils ont pris 19 points dans la vue en 12 minutes.
Nous étions embourbés et ils ont mis quelques shoots et se sont envolés dans le troisième quart. McHale
Mais la réponse pourrait plus être du côté des efforts que de la stratégie et la technique.
Parfois. Non, il n’y a pas d’efforts à 100% tout le temps. Nous baissons la tête. Les choses ne vont pas dans notre sens et nous baissons la tête. Puis nous n’avons pas vraiment non plus bien joué au basket de toute l’année. McHale
Et les adversaires des Rockets les prennent à la gorge dès qu’ils sentent que ces derniers baissent la tête.
Nous ne pouvons pas laisser les pensées négatives ou quoi que ce soit nous abattre. Les Celtics l’ont senti. Ils ont vu que nous nous plaignions l’un de l’autre et ils s’en sont servis et se sont envolées. Quelques fois il faut bluffer, peu importe ce qui se passe sur le terrain. On ne peut pas laisser l’équipe adverse voir que nous sommes affectés. C’est valable pour tout le monde, dont moi. Il y a des moments où j’étais frustré et j’ai laissé la frustration changer mon attitude sur le terrain, donc je dois faire mieux. Ca commence par moi et je dois rester positif. Dwight Howard
Demain les Rockets reçoivent Portland, également mal en point, une bonne occasion pour se rassurer un peu ou bien définitivement tomber dans la crise.