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La quinzaine tricolore: Batman règne sur Buzz City !

Toutes les deux semaines basket-infos vous parlera des onze Français qui évoluent à ce jour dans la grande ligue : Tony Parker, Boris Diaw, Rudy Gobert, Ian Mahinmi, Evan Fournier, Alexis Ajinça, Kevin Séraphin, Nicolas Batum, Joakim Noah, Joffrey Lauvergne et Damien Inglis. Ainsi, dans cette nouvelle rubrique, vous pourrez régulièrement lire ce que deviennent nos tricolores de l’autre côté de l’Atlantique. L’idée est de revenir sur leur dernière quinzaine, de dégager un MVP sur cette période de deux semaines, tout en évaluant les autres dans une certaine tendance (en hausse, statu quo ou en baisse). Bonne lecture !

 

Afficher l'image d'origine Le MVP

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Nicolas Batum – 4 victoires et 3 défaites – 17.7 pts à 47.8%, 5.9 reb, 2.9 ast, 0.4 blk et 1.1 stl, 2.3 to en 35.1 min de moyenne sur la quinzaine.

Même s’il a vécu un calvaire hier face aux Knicks (4 points à 1 sur 9 au tir), le Hornet a réalisé quelques perfs de belle envergure la semaine passée (28 points, puis 33 points vendredi et dimanche). Il a ainsi pu porter les siens plusieurs fois autour d’un Al Jefferson hyper irrégulier et souvent décevant en ce début de saison. Élu il y a quelques jours, pour la première fois de sa carrière NBA, joueur de la semaine (avec DeMarcus Cousins), Batman semble revivre sous la houlette de Michael Jordan, suite à une saison compliquée sous le maillot des Blazers. A lui maintenant de montrer que sa prestation d’hier n’était qu’un accident, car on le sait, l’ailier peut rapidement perdre confiance en son shoot. Cela dit, sa performance énorme dimanche pour venir à bout de son ancienne équipe vaut à elle toute seule ce premier trophée de MVP Français de la dernière quinzaine en NBA.

 

 

 

Afficher l'image d'origine Au top

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Evan Fournier – 4 victoires et 3 défaites – 19.0 pts à 45.7%, 4.0 reb, 3.1 ast, 0.0 blk et 1.0 stl, 1.7 to en 38.6 min de moyenne sur la quinzaine.

Disposant d’un bilan équivalent et de statistiques somme toute assez proches de celles de Nico Batum, Evan Fournier n’était qu’à un cheveu de lui dérober le trophée virtuel de MVP Français de la quinzaine. Décalé au poste 3 depuis le début de la saison par Scott Skiles, le joueur originaire de Charenton dans le Val-de-Marne, est surprenant d’efficacité. Scoreur né, il réalise en ce moment les meilleures performances de sa jeune carrière (sur sept rencontres disputées ces deux dernières semaines, il a dépassé trois fois la barre des 20 points), tout en devenant un élément clé du dispositif du Magic. De très, très bonnes choses donc dans l’optique de signer un joli contrat en fin de saison.

 

 

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Rudy Gobert – 3 victoires et 2 défaites – 9.8 pts à 50.0%, 10.8 reb, 2.4 ast, 2.8 blk et 1.0 stl, 2.6 to en 34.4 min de moyenne sur la quinzaine.

Ayant loupé deux matchs en raison d’une blessure à la cheville gauche, Rudy Gobert n’a pas eu trop de difficultés à revenir à la compétition, compilant 11 points, 11 rebonds et 3 contres dimanche face aux Hawks. Un match finalement dans ses standards. Même si le pivot est pour l’instant incapable d’être une vraie menace en terme de scoring, celui-ci compense par un impact hors-normes dans la raquette du Jazz. Sans parler des 3 contres qu’il est capable de fournir quasiment à chaque match et de tous les tirs qu’il dévie sans même les toucher rien que par sa présence, Gobzilla est également une machine au rebond. Sa pointe à 16 unités face à Denver le 5 novembre en est d’ailleurs la preuve. Le tricolore confirme donc en ce début de saison qu’il mérite amplement sa place de starter à Utah. Maintenant, on attendra peut-être de lui qu’il passe encore au niveau supérieur, en réalisant plus fréquemment des double-doubles monstrueux comme il était capable de le faire la saison passée.

 

player photo Ian Mahinmi – 4 victoires et 2 défaites – 7.8 pts à 53.7%, 6.3 reb, 1.3 ast, 1.8 blk et 1.0 stl, 1.2 to en 26.2 min de moyenne sur la quinzaine.

Propulsé titulaire dans la raquette des Pacers devant Jordan Hill, suite aux départs de Roy Hibbert et David West, Ian Mahinmi se voit confier de nouvelles responsabilités en ce début de saison. Même s’il ne sera à priori jamais All-Star, le pivot montre que son avenir en NBA est aujourd’hui assuré dans un costume de role player, pouvant apporter 20 minutes de hustling et d’intensité défensive dans chaque rencontre. Capable depuis peu de fournir une petite dizaine de points par match, l’intérieur d’Indiana a prouvé qu’il était à la hauteur du statut qu’on lui a offert. A lui de continuer en ce sens, car si Myles Turner le rookie, devait percer, c’est peut-être le temps de jeu de Mahinmi que l’on verra diminuer. A noter qu’il a manqué une rencontre le 4 novembre pour des douleurs au dos dont le pivot semble aujourd’hui tout à fait remis.

 

 

 

Afficher l'image d'origine Statu quo

 Tony Parker – 5 victoires et 1 défaite – 12.3 pts à 52.8%, 1.2 reb, 4.5 ast , 0.0 blk et 1.3 stl, 2.2 to en 26.5 min de moyenne sur la quinzaine.

Réalisant depuis peu, les moins bonnes performances offensives de sa carrière de longue quatorze saisons, Tony Parker ne semble pourtant pas être dans le dur. Tout d’abord, il faut dire que le meneur de jeu n’a jamais aussi peu joué, Patty Mills et Ray McCallum étant tout à fait capables de prendre son relai en sortie de banc. Ensuite, même si TP ne score qu’une douzaine de points par match sur ces deux dernières semaines, son adresse est très propre pour un meneur de jeu. Avec l’arrivée de LaMarcus Aldridge et la progression constante de Kawhi Leonard, le rôle du meilleur joueur français de tous les temps évolue dans la grande tradition texane (Tim Duncan, Manu Ginobili…) et les Spurs ont bien moins besoin de son scoring qu’auparavant. Quoiqu’il arrive, le meneur de jeu met encore des shoots décisifs (comme contre les Wizards le 4 novembre dernier), l’équipe de San Antonio se porte bien, et avec un bilan de cinq victoires sur six rencontres lors de la dernière quinzaine pour les hommes de Gregg Popovich, il est difficile de reprocher quoi que ce soit à Tony Parker.

 

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Joakim Noah – 3 victoires et 1 défaite – 4.5 pts à 36.4%, 10.5 reb, 5.5 ast, 0.7 blk et 0.7 stl, 1.0 to en 23.7 min de moyenne sur la quinzaine.

Aux Bulls le coach a changé, et Fred Hoiberg, en arrivant, n’a pas hésité a modifier la hiérarchie préalablement mise en place par celui qui lui avait précédé, Tom Thibodeau. C’est donc Joakim Noah qui en a fait les frais, en devant abandonner sa place de titulaire à Nikola Mirotic, qui semble évoluer dans un profil beaucoup plus complémentaire à celui de Pau Gasol. Même s’il est toujours capable d’apporter son énergie au rebond (un pic à 18 unités face aux Hornets vendredi) ou en défense, tout en faisant preuve d’une vision de jeu rare vis-à-vis de celle dont dispose la plupart des joueurs de sa taille (5,5 passes décisives sur la quinzaine), l’ancien Gator souffre trop souvent au shoot et son adresse est calamiteuse pour un pivot. Noah semble en ce moment avoir perdu toute confiance en sa possibilité de marquer des points et se concentre exclusivement sur d’autres secteurs du jeu, ce qu’il fait cependant extrêmement bien depuis deux semaines. C’est ainsi que malgré quelques difficultés et un genou qui enfle régulièrement, il ne parait pas bien loin de retrouver une place de titulaire à Chicago.

 

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Kevin Séraphin – 4 victoires et 3 défaites – 4.3 pts à 51.7%, 1.9 reb, 0.9 ast, 0.9 blk et 0.3 stl, 1.7 to en 38.6 min de moyenne sur la quinzaine.

Blessé pour l’ouverture de la saison, Kevin Séraphin a dû faire ses preuves pour convaincre un Derek Fisher qui ne lui avait pas beaucoup donné sa chance en présaison. Son retour à la compétition fut d’ailleurs particulièrement difficile, le Guyanais peinant à trouver du temps de jeu derrière des intérieurs comme Robin Lopez, Kristaps Porzingis ou encore Kyle O’Quinn. Il n’a d’ailleurs pas obtenu une seule seconde de temps de jeu dans la défaite des Knicks face aux Cavs vendredi dernier. Ce collage au banc causa-t-il l’effet d’un électro-choc pour l’ancien Wizard ? C’est ce que l’on pourrait croire car depuis, son temps de jeu et ses performances sont en forte augmentation (12 points en 14 minutes dimanche face aux Pelicans, puis 10 points en 21 minutes face à Charlotte hier soir), tandis que les New Yorkais gagnent ! A lui de continuer sur sa lancée pour appartenir au club des Français au top la semaine prochaine !

 

player photo Boris Diaw – 5 victoires et 1 défaite – 5.2 pts à 50.0%, 3.7 reb, 3.7 ast, 0.3 blk et 0.3 stl, 0.5 to en 17.8 min de moyenne sur la quinzaine.

Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, les arrivées de LaMarcus Aldridge et de David West dans le vestiaire texan, n’ont pas emmené Gregg Popovich à changer le rôle de Boris Diaw dans la rotation des Spurs. Présent sur le parquet  une petite vingtaine de minutes en moyenne par rencontre, le capitaine de l’équipe de France, joue toujours son rôle de facilitateur à merveille. Présent aussi bien au rebond, qu’à la passe, tout en scorant un peu quand ça lui semble utile, il est toujours l’une des clés de voûte du collectif de cette équipe de San Antonio, qui reste sur une série de cinq victoires. Sa belle performance de lundi (12 points et 8 rebonds) est d’ailleurs à souligner. Du Boris Diaw dans le texte, pour résumer.

 

 

Afficher l'image d'origine Dans le dur

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Alexis Ajinça – 1 victoire et 6 défaites – 3.7 pts à 54.2%, 3.3 reb, 0.1 ast, 0.4 blk et 0.4 stl, 0.9 to en 10.6 min de moyenne sur la quinzaine.

La saison d’Alexis Ajinça débute sur les bases de ce qu’il connaît depuis un an sous le maillot des Pelicans. Effectivement, quand Anthony Davis n’est pas là, le Français joue un peu, et il n’est pas mauvais : 10 points et 9 rebonds en 24 minutes vendredi dernier face aux Raptors. Mais quand le joueur-star est là, le géant tricolore squatte le banc, et ne dépasse que très rarement les 10 minutes de temps de jeu sur le parquet.  Malheureusement pour lui, le changement de coach qui a vu Alvin Gentry prendre les commandes de l’équipe de la Nouvelle-Orléans, n’a rien changé par rapport à l’an passé. C’est dommage, car Ajinça semble tout de même avoir de belles choses à montrer offensivement dans la grande ligue, mais tant qu’il sera bloqué par Anthony Davis et qu’il ne fournira pas plus d’efforts en défense, ce sera sûrement très compliqué pour lui.

 

 

player photo Damien Inglis – 1 victoire et 1 défaite – 1.5 pts à 33.3%, 1.5 reb, 0.5 ast, 0.0 blk et 0.0 stl, 0.5 to en 7.0 min de moyenne sur la quinzaine

Derrière une flopée de joueurs jeunes et talentueux évoluant au même poste que Damien Inglis à Milwaukee (Parker et Antetokounmpo, notamment), ce dernier peine à faire sa place pour sa première saison officielle chez les Bucks. La blessure qu’il a connue à la cheville et qui ne lui a pas permis de disputer une seule rencontre l’an passé, semble désormais être un souvenir ancien, mais l’ailier n’est pour l’instant utilisé presque que dans le garbage time. C’est ainsi qu’il a pu disputer 12 minutes mardi dernier dans la défaite face aux Celtics, compilant 3 points à 1 sur 3 au tir, au cours de l’une des rares sorties du joueur français lors de cette dernière quinzaine. Il faudra sans doute fournir davantage pour convaincre Jason Kidd.

 

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Joffrey Lauvergne – blessé durant toute la quinzaine.

On le sait, Joffrey Lauvergne ronge son frein actuellement, et même si son retour semble imminent, sa blessure au dos parait encore le déranger. C’est ainsi que le Nugget n’a pas disputé un seul match au cours de la dernière quinzaine. C’est dommage car en l’absence de Jusuf Nurkic, l’ancien intérieur du Partizan avait réussi à asseoir une place de titulaire à Denver, grâce à de très belles performances en présaison. Au final, c’est J.J. Hickson qui obtient le temps de jeu qui lui était promis, et il s’en sort avec pas mal de réussite ! Le Français devra donc faire en sorte de refaire sa place dans la rotation de Mike Malone. Et même si tout est à refaire depuis le début, la mission semble à sa portée, et JoLoLo pourrait vite se retrouver dans la liste des Français au top de cette rubrique.

 

A dans deux semaines !

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