[Interview] Axel Toupane: « Tellement proche d’intégrer la NBA »
Coupé par les Raptors après le training camp, Axel Toupane joue aujourd’hui en D-League avec les Raptors 905, la franchise affiliée aux Raptors et qui se situe en banlieue de Toronto. Après 3 matches, il tourne à 12,7 points de moyenne avec un temps de jeu d’environ 30 minutes par match. Nous l’avons rencontré après la défaite contre les Delaware 87ers et il a gentiment accepté de répondre à nos questions.
Bonjour Axel, tu joues maintenant en D-league, pourtant en août dernier, lorsque nous t’avions contacté, tu nous avais assuré que tu ne souhaitais pas y jouer sans contrat NBA avec Toronto. Qu’est-ce qui a changé depuis pour que tu acceptes la proposition des Raptors ?
Ce qui s’est passé, c’est que malgré ma blessure, tout s’est très bien passé. Je me suis rendu compte que j’étais tellement proche d’y être que ça aurait été dommage de rentrer en Europe alors que je peux y rentrer à tout moment. Je me suis dit « Pourquoi pas tenter ma chance ? ». Ça me permet d’être sur le terrain, de jouer et de faire des erreurs. Ici, j’ai plus de responsabilités que ce que j’aurais pu avoir en Europe sur le terrain et c’est aussi ce qui m’a plu.
En dépit de débuts tardifs (c’était seulement son troisième match, suite à sa blessure), tu as déjà un gros temps de jeu et de grosses responsabilités, quel regard portes-tu sur tes performances ?
C’est le minimum que je puisse faire, je me dois de faire beaucoup mieux. Je pense qu’il me faut un petit temps d’adaptation. Pour un jeune joueur athlétique, c’est un jeu assez ouvert, assez sympa mais il faut un temps d’adaptation. Regarde Scott (Suggs, son coéquipier qui jouait à l’Elan Chalon l’an passé), il avait un peu de mal en France l’an passé mais il a l’habitude du jeu D-League et c’est vrai que c’est complètement différent de ce que les gens pensent et de l’Europe. Je manque un peu d’adresse mais ça va venir et puis ça partira. C’est pas terrible pour le moment, je peux faire beaucoup mieux.
Justement, quelles sont les différences avec le jeu européen ?
Le terrain est plus grand, ça va plus vite. Certes collectivement, c’est beaucoup moins fort mais individuellement, il y a des très bons joueurs. Je ne les connaissais pas tous. On a pu voir McRae et Kilpatrick (auteurs de 31 et 37 points), ce sont des joueurs NBA. La plupart du temps il y en a au moins 3 ou 4 par équipe. Individuellement, ça reste une très bonne ligue, mais il y a plus d’espaces, le jeu est très ouvert. C’est pour cela que l’on voit des scores un peu plus élevés, mais il ne faut pas oublier que les matches durent 48 minutes, ce qui n’est pas le cas en Europe.
Tu as toujours des contacts avec les Raptors ou d’autres franchises NBA ?
Oui, on est vraiment à côté, le staff vient souvent nous voir, notamment Masai Ujiri. On se voit aussi avec les joueurs quand ils sont là vu qu’on est à 20 minutes du centre-ville. C’est vraiment une bonne situation. On m’a dit que l’organisation était l’une des meilleures de toute la ligue parce que bien souvent, c’est un peu compliqué dans certaines franchises de D-League. Là on est logé dans un hôtel, on a une chambre chacun avec notre propre cuisine et tout le nécessaire. On ne manque de rien, c’est vraiment cool.
Et comment est l’ambiance avec les autres joueurs ?
C’est différent mais honnêtement, je pensais que ça allait être pire. Souvent les gens pensent qu’en D-League chacun joue pour sa gueule mais ça reste quand même une équipe avec une très bonne ambiance.
Propos recueillis par Hugo Givernaud à Missassauga