Andrew Bogut: « Stephen Curry sent quand il peut détruire l’âme de l’équipe adverse »
Cette nuit face aux Raptors, comme depuis le début de saison, les Golden State Warriors ont connu des coups de folie, souvent décisifs, et comme très souvent Stephen Curry en était à l’origine. Hier il a en plus reçu l’aide de Klay Thompson sur certains runs, mais dans le money time c’est le meneur qui a fait basculer la rencontre avec deux tirs à trois points de suite dont un assez incroyable alors qu’il sprintait vers le panier adverse avant de s’arrêter net derrière l’arc.
Andrew Bogut connait Stephen Curry et Klay Thompson depuis le milieu de la saison 2011-12 et il n’est pas du tout surpris de voir ces coups de chaud de la part des deux, bien au contraire, il s’y attend souvent.
En règle générale c’est une accélération de 2 ou 3 minutes. Ce n’est pas comme si Steph remontait le ballon en dribblant et shootait du parking pendant tout le match. Il sent quand c’est l’heure de le faire, et en début de match il a l’habitude de faire circuler le ballon et à un moment il sent quand il peut faire basculer le match, détruire l’âme de l’équipe adverse et c’est ce qu’il fait. Comme Klay.
Nous savons qu’il va y avoir un moment dans le match où les deux vont faire bang, bang, bang, bang, bang. Donc si le match est serré et que nous ne jouons pas bien, qu’il y a trois, cinq points d’écart ou égalité, nous savons que nous allons pouvoir bénéficier d’une telle accélération.
Depuis le début de saison, Klay Thompson est toutefois dans l’ombre de Curry car il n’est pas à son niveau de la saison passée alors que le MVP marche sur l’eau et enfile les paniers à une fréquence folle. D’après l’Australien, si Curry ne faisait pas passer l’intérêt de l’équipe avant le sien, il serait capable de faire d’énormes cartons.
Il marquerait probablement 70 ou 80 points, mais ce serait l’ancienne version des Warriors. Stephen a connu ces équipes où ils scoraient 120 points et l’équipe adverse 130 points, et les gars parlaient de leurs stats et des performances individuelles. Mais combien est-ce qu’il y a de gars dont vous vous souvenez des années 80 et 90 qui marquaient 20 points par match et qui n’ont jamais remporté de titre ? Il y en a tellement. Ces stats c’est bien pour en parler avec vos potes, mais tout le monde s’en tamponne pour être honnête.