Tony Parker en route pour devenir un bon « vieux meneur »
Il y a encore quelques années, Tony Parker pouvait se présenter à la salle 20 minutes avant l’entraînement et enchaîner sans réel échauffement. Aujourd’hui à 33 ans, tout cela a bien changé pour le meneur des Spurs, qui apprend à faire avec son âge.
Je dois tout faire différemment. Je dois arriver une heure avant l’entraînement. J’ai beaucoup de choses à faire pour m’échauffer, ils me font faire beaucoup de trucs différents. Je dois comprendre que je n’ai plus 25 ans.
Ramené à la réalité l’année dernière en raison d’un souci aux ischio-jambiers qui l’a suivi de décembre à mai, Parker avait signé sa pire saison statistique depuis son année rookie, alors qu’il n’avait que 19 ans. Aujourd’hui, son objectif est d’atteindre les 20 saisons avec les Spurs, ce qui l’amènerait jusqu’en 2021, quand il sera alors âgé de 38 ans.
Si je veux jouer au niveau où j’étais avant, cela va prendre plus de temps, plus d’engagement, plus de sacrifice. Je ferai tout pour revenir au niveau du titre.
Et l’histoire ne joue pas forcément en sa faveur à ce niveau là. À son âge, Isiah Thomas avait déjà pris sa retraite. Steve Nash, Jason Kidd (champion avec les Mavs à 37 ans) et John Stockton ont en revanche tous joué jusqu’à 40 ans.

En vieillissant, votre QI basket devient plus important. Ce sera toujours un avantage. Mon jeu n’était pas construit autour du shoot, c’est pour ça que j’ai travaillé pour rester dans la ligue. Jason Kidd
Le Français a su évolué au fil des années pour le bien de l’équipe.
Je pense qu’il est devenu un meneur plus complet, pas seulement un scoreur. Un vrai général sur le terrain. Patty Mills
À l’arrivée de Parker chez les Spurs en 2001, Gregg Popovich avait un objectif en tête.
Nous ne voulions pas qu’il soit l’exact opposé de John Stockton, à seulement scorer. On voulait qu’il soit à mi-chemin.
Et Tim Duncan, qui a su modifier son régime alimentaire et son jeu (en acceptant un rôle plus réduit) pour perdurer, est un très bon exemple pour le n°9. Sa vitesse déclinant également, Parker s’en remet davantage à son adresse. Selon NBA.com, la vitesse moyenne du meneur est de 7.4 km/h cette saison. Il est moins rapide que Patty Mills, Danny Green ou encore Ray McCallum.
Il semble rentrer ses pull-up jumpers à un taux plus élevé. Plus il les met, plus ça offre des opportunités de drive. Il ressent toujours bien ce dont son équipe a besoin ou veut. Mike Budenholzer, assistant aux Spurs de 1996 à 2013.
Avec l’émergence de Kawhi Leonard et l’arrivée de LaMarcus Aldridge, Parker peut se contenter de jouer 26.7 minutes par match pour 12.8 points (57.1% de réussite, meilleur pourcentage en carrière) et 4.9 passes par match dans une équipe qui a gagné 21 matchs sur 26 rencontres et est bien parti pour prouver qu’il est comme le bon vin, meilleur au fil des années qui passent…
Sans être méchant, Tony c'est ni Stockton ni Jason Kidd ni isiah thomas !!
Je vois pas les spurs le prolonger jusqu'à 38 balais, il a déjà son back up prêt a starter pour la saison prochaine c'est Patty Mills !!