CJ McCollum en route vers le trophée de MIP ?
Avant de commencer, étudions rapidement les statistiques de CJ McCollum sur ses trois premières saisons NBA, grâce à ce graphique réalisé par Bleacher Report.

Je sais ce que c’est que d’être un role player. Je sais ce que c’est ne de ne pas beaucoup jouer, et je ne veux plus jamais vivre ça. Voilà pourquoi je bosse dur, car je sais quel sentiment ça provoque. » CJ McCollum
Son début de carrière n’était effectivement pas des plus évidents. Sortant de la petite université de Lehigh, il dut faire avec une blessure au pied qui l’obligea à rester sur la touche pendant la majeure partie de sa saison rookie. Logiquement, à son retour, il n’a eu qu’un petit rôle en playoffs, mais des signes encourageants étaient à souligner. Et quand il a enfin commencé à obtenir du temps de jeu lors de son année sophomore, il dut faire avec un doigt cassé. Pourtant, McCollum ne s’est jamais découragé.
Dans dix ans, plus personne ne se rappellera de ces blessures. La plupart des top picks sont envoyés dans des équipes de fin de tableau et donc, ils peuvent jouer 30 minutes. Ce n’était pas mon cas. Du coup, j’apprécie encore plus mon rôle actuel car je sais ce que c’est d’arriver dans la salle et d’apprendre que je ne vais pas jouer, quand des proches viennent me voir et que je ne suis même pas dans la rotation. Donc quand on me donne un rôle, ça a beaucoup de valeur pour moi, et je suis pleinement conscient de ce que je risque si mon niveau baisse. » CJ McCollum
La persévérance et la patience lui ont donc permis de devenir un leader, un rôle qui semble lui convenir parfaitement. Ayant eu la chance d’être l’un des rares rescapés du ménage estival effectué par les Blazers, il en a profité pour travailler son jeu, mais aussi commencer le yoga, tout en suivant un régime alimentaire particulier. A seulement 24 ans, McCollum est même devenu un guide pour ses jeunes coéquipiers. Il montre ainsi de plus en plus qu’il pourrait être un joueur autour duquel construire du côté de la franchise de l’Oregon.
Je ne pense pas qu’il faut que je change en tant que personne. J’ai déjà été un leader à l’université. J’ai déjà été un role player à l’université. J’ai déjà été un role player en NBA, et maintenant je sers d’exemple pour emmener ces gars dans la bonne direction. La plupart de ces jeunes joueurs ne savent pas quelle rigueur demande la NBA. Vous n’y pensez pas. Vous pensez à jouer contre Kobe, contre LeBron… Mais il y a un paquet d’autres choses auxquelles il faut réfléchir pour avancer. » CJ McCollum
Alors qu’à première vue, il est compliqué d’imaginer McCollum et Lillard évoluer ensemble sur un parquet tant leurs profils semblent peu complémentaires, il apparaît finalement que l’ancien de Lehigh est plutôt une force à mi-distance, tandis que l’ancien de Weber privilégie les paniers à trois points et les lay-ups. A eux deux, ils semblent donc capables de scorer de tous les spots.
Tout le monde imaginait que les Blazers tankeraient toute la saison au vu de l’effectif qu’ils présentaient sur le papier, mais la bonne surprise CJ McCollum leur permet aujourd’hui d’espérer plus. S’affichant aujourd’hui à la 9e place de la conférence Ouest, ils ne sont qu’à quelques victoires du Jazz aujourd’hui huitième. Peu sont ceux qui devaient avoir parié sur un tel scénario il y a quelques mois et si le Blazers accrochent les playoffs, leur saison sera clairement une réussite d’un point de vue collectif… Une récompense qui pourrait être bien plus importante que le trophée de most improved player pour lequel McCollum semble à ce jour, plus que jamais en course.
J'ai toujours trouvé Lillard vraiment très intéressant, mais je croyais aussi que les Blazers allaient faire une saison catastrophique.
Félicitations à eux pour l'instant !
Après, faut voir la valeur de ce trophée.
Historiquement, les MIP gagnent peu de titres, et ont souvent un impact finalement assez limité dans le temps quand on regarde leur carrière achevée (genre sur les 30 dernières années).