Nicolas Batum ou le prototype de l’ailier moderne
Cette année à Charlotte, il est aisé de voir à quel point Nicolas Batum est polyvalent et comment il peut réaliser de belles performances sans jamais donner l’impression de trop forcer son talent. Très long et élancé, tel un Kevin Durant, il fait partie de ce type de joueurs qui fait rêver les scouts de part leur envergure, leurs qualités athlétiques, leur dribble, leur shoot, leur capacité à passer, à défendre… Un Giannis Antetokounmpo présente par exemple à peu de choses près les mêmes qualités et pourrait être le prochain phénomène du même genre.
Depuis que les Hornets ont récupéré Batum, Kemba Walker a enfin un peu de soutien dans la création et l’organisation tout en lui offrant plus d’espaces en se présentant comme une menace longue distance. En ayant quitté Portland où ses capacités à être régulier étaient remises en question, l’ailier a pris un nouveau départ et il l’envisage pour le moment de la meilleure des manières. L’arrivée de Batman à Charlotte a permis à l’équipe, qui était la plus mauvaise à 3-points le la ligue l’an dernier, de s’afficher aujourd’hui à la 18e place de ce classement. Il en parle à CBS Sports.
C’est le point sur lequel nous avons essayé de progresser pendant l’été. Il y a eu pas mal de recrues capables de shooter de loin. Moi, Jeremy Lamb… Kemba Walker a plus d’opportunités aussi. C’était l’un des plus gros soucis de cette équipe depuis quatre ans. Maintenant tout le monde croit en ses coéquipiers. La balle bouge très bien, et cela crée de la confiance. J’aime créer pour les autres parce que je sais qu’il y en a un paquet d’eux qui peuvent shooter. » Nicolas Batum
Et Batum s’y retrouve ! Effectivement, avec Jeremy Lin et Kemba Walker, il a aussi des joueurs qui peuvent garder la balle et créer pour lui, qui aime beaucoup recevoir la gonfle en sortie d’écran pour un catch and shoot. Des shoots pas toujours évidents, mais qui encore une fois, ont l’air simples pour le Français.
Ce ne sont pas des shoots faciles. Ils demandent beaucoup de travail. J’ai beaucoup progressé là-dessus cet été, mais ce n’est pas simple quand des big men vous bloquent la vue. Dans cette situation, avec Spencer Hawes, c’est presque comme si je me retrouvais avec deux grands sur moi, et Jimmy Butler n’est pas un mauvais défenseur non plus. C’est sûrement l’un des plus difficiles que j’ai marqués cette année. »
La free agency est toujours un moment excitant pour un joueur NBA. Ça vous permet de savoir où vous vous situez par rapport aux autres joueurs. C’est une opportunité pour s’évaluer et savoir ce que l’on vaut dans cette ligue. »
Pour conclure cette interview menée par Matt Moore, Batum a ensuite décidé d’envoyer un mot en direction des Français, près d’un an après les attentats de Charlie Hebdo.
C’était dur de ne pas être avec mes compatriotes. Quand je vois les infos, les gens en France, j’ai envie d’être avec eux et de leur apporter mon soutien. Je ne peux pas depuis ici, mais je veux y aller et être avec les gens, leur montrer mon support. Même si loin j’ai envie de revendiquer que nous sommes Français. »
A lui de revendiquer le drapeau tricolore en continuant sur le même rythme que celui auquel il évolue depuis le début de la saison. Dans ces conditions-là, l’été ultra-important qui l’attend aussi bien en raison de la free agency que des jeux olympiques, ne pourra que se passer de la meilleure des façons.