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Draymond Green, une perle rare parmi les tweeners

Ça m’a choqué. J’ai vu jouer Draymond Green pivot face à LeBron James. J’avais l’impression de regarder un match de cette ligue nommée D-III interdite aux joueurs de plus de deux mètres. »

Ce discours provient d’un scout NBA auprès de NBA.com, qui de bon matin, regardait depuis Taiwan les finales NBA 2015. Oui, la ligue est bel et bien en train d’évoluer. Suite à l’apparition du jeu small-ball, nous avons effectivement pu voir de plus en plus de joueurs apprendre à être polyvalents et être capables de jouer à l’intérieur. LeBron James est de ceux-là, Draymond Green l’est devenu.

Pendant tout sa carrière au lycée et à l’université, Green était considéré comme le prototype parfait du tweener, c’est à dire du joueur trop petit pour jouer au poste 4, mais pas assez rapide pour jouer au poste 3. Mauvais signe quand l’on voit les difficultés qu’ont eues certains tweeners à percer au moment de devenir pros. Byron Houston, Marcus Fizer, Michael Beasley, Derrick Williams, Anthony Bennett… La liste et longue ! Et pourtant, Draymond Green est peu à peu en train de s’imposer comme un All-Star en puissance. A part Charles Barkley ou Larry Johnson peu de joueurs de ce style en ont été capables.

J’ai été béni d’arriver dans cette situation. Une super franchise qui apprécie ma façon de jouer. C’est ce qui m’a permis de devenir le joueur que je suis devenu. Le plus important a été de rester moi-même, de croire en moi et en ce que je suis capable de faire. Au final, une critique est juste l’opinion d’une personne. Vous pouvez faire ce qu’il faut pour changer cette opinion, mais au final peu importe, ça ne veut pas dire que cette opinion est la bonne. Ma mère m’a toujours élevé en m’expliquant que personne n’avait à déterminer mon sort. Elle m’a permis de croire en cela depuis mon enfance. Si vous pensez que vous êtes meilleur que ce que les gens pensent, personne ne doit vous convaincre du contraire. » Draymond Green

Quand le joueur parle de sa situation, il n’a pas tort. Il a ainsi pu profiter du changement progressif de la philosophie de jeu en NBA, mais aussi du style des Warriors, pour briller avec ses qualités. Il y a seulement trois saisons, en 2013, trois des quatre équipes présentes en finale de conférence présentaient deux vrais big men à l’intérieur : Gasol et Randolph pour les Grizzlies, Duncan et Splitter pour les Spurs, Hibbert et West pour les Pacers. Le Heat, en utilisant LeBron James et Shane Battier  au poste 4 a finalement fini champion. Le début d’une nouvelle ère…

Regardez la ligue, tout le monde passe au small-ball. Il y a de moins en moins de big men dans les frontcourts. Green est arrivé pile au bon moment. Il faut tout de même lui apporter beaucoup de crédit tout d’abord grâce à son drive et son travail concernant le jeu. Mais n’oublions pas son coaching staff. Beaucoup de joueurs se construisent en fonction de ce que leur staff leur offre. Certains mecs, dans certaines situations où ceux qui bossent jouent plus, explosent, et il n’y a plus aucune bonne raison des les faire revenir sur le banc. Pourtant dans d’autres situations, ils regarderont ces mecs et penseront : ‘non, il est trop petit, il ne peut pas faire ci, ne peut pas faire ça…' » Wesley Matthews

Il serait de plus injuste de ne pas évoquer le fait que le succès de Draymond Green est également dû à son éthique de travail dès l’université, avec Michigan State.

A Michigan State, ils jouent un basket d’hommes. Donc c’était sûr qu’il aurait la dureté. Il a joué contre beaucoup de gars plus costauds que lui en NCAA, au sein d’une conférence très physique. Je pense qu’il est différent des autres tweeners. Il a la taille d’un tweener, mais il a à la fois le physique et le toucher. C’est très rare de trouver des gars comme ça, également capables de prétendre aux All-Defensive Teams. Il est costaud, il est intelligent, il est capable de défendre sur plus grand que lui… Offensivement, il pose des écrans, il prend des rebonds, il dribble, il a une bonne vision des actions, il peut shooter de loin… C’est vraiment un type spécial. » Mike Dunleavy Sr

Si LeBron n’a jamais été considéré comme un tweener c’est que s’il peut jouer pivot, il peut aussi jouer meneur. Avec des stats de 14.8 points, 9.5 rebonds et 7.4 passes décisives cette saison, Green est lui aussi réellement unique, et c’est sûrement pour ça qu’il brille. Difficile dans l’histoire, de trouver joueur aussi complet que lui depuis Oscar Robertson dans les années 60, 70.

Inspiré par le titre des Pistons en 2004, Draymond Green a été très vite inspiré par Ben Wallace au cours de son adolescence dans le Michigan. Il lui a ainsi écrit une lettre ouverte à l’occasion du retrait de son maillot il y a quelques jours. Et si l’ancien joueur des Pistons a réussi à s’imposer comme l’un des meilleurs défenseurs et rebondeurs de la ligue dans les années 2000, malgré une taille limitée, celui des Warriors marche dans ses traces en étant bien plus polyvalent.

Seuls six joueurs n’évoluant pas au poste de guard ont réussi à terminer une saison au-dessus de 7 passes décisives par rencontre dans l’histoire de la NBA et parmi eux, seul James a en plus cumulé au moins sept rebonds, une interception et un contre par match. Et même si le King l’a fait trois fois, Green pourrait être le deuxième joueur de l’histoire à réaliser ce genre de performance en évoluant au poste de forward. Pas mal pour un joueur drafté seulement avec le 35e choix en 2012.

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