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Kent Bazemore, started from the bottom

Chaque année, ESPN sort son classement des joueurs NBA. Lorsqu’il est arrivé dans la grande ligue il y a trois ans et demi, Kent Bazemore était alors classé 499e, soit avant dernier devant Eddy Curry.

499 est un nombre spécial pour moi. Ça me rappelle quand j’ai été diplômé d’Old Dominion, je n’ai pas eu beaucoup de propositions. Je suis allé à au seul workout qu’on m’a proposé et au final j’en ai fait neuf autres. Ça m’a permis de jouer avec Golden State en Summer League, et de vraiment commencer par le fond du panier pour faire la plus belle ascension possible. » Kent Bazemore à CBS Sports

Aujourd’hui, l’arrière a un gros rôle avec les Hawks, shootant à 42% à 3-points tout en défendant régulièrement sur le meilleur joueur adverse. Mais cela ne s’est pas fait comme ça. A la façon d’un Cameron Payne actuellement avec le Thunder, Bazemore s’est d’abord fait connaître par ses célébrations au bord du terrain, reprises ensuite largement par 2K Sports. Cirant le banc, il fallait bien qu’il trouve un peu de fun à faire tous ces déplacements ! Etant complètement bloqué par Stephen CurryKlay Thompson et Jarrett Jack, le joueur fut néanmoins logiquement vite envoyé en D-League, pour jouer avec Santa Cruz.

Ça m’a beaucoup aidé car ça m’a permis de jouer 30, 35 minutes dans ces petits matchs. Du coup ça m’a permis de travailler mon endurance, et même s’il s’agissait petits matchs, je voulais les gagner. Je me remémorais les vidéos des paniers clutchs de Kobe Bryant.  C’est comme ça que j’ai joué ces matchs, et ça a payé. » Kent Bazemore

 

Fan de Kobe Bryant, Bazemore fut ravi quand le joueur changea de numéro pour prendre le 24 en 2007. C’était le numéro que Bazemore portait depuis 2002. Ils partageaient du coup, davantage que des initiales. Après un trade aux Lakers en échange de Steve Blake, les deux joueurs ne se sont pourtant presque jamais croisés, Bryant suivant sa rééducation. Mais Bazemore vivait un rêve qui lui permettait encore plus de se mettre dans la peau de son idole. Depuis tout petit, le joueur des Hawks a pratiqué différents sports, adorant aller au bout de ses limites. En plus du basket, il pratiquait également le football américain, le baseball et l’athlétisme, pour développer une éthique de travail aussi importante que celle du Black Mamba.

J’ai toujours adoré transpirer. J’aimais les coups, courir, me défoncer… Ces expériences m’ont permis de devenir un vrai bosseur. Quand ça n’allait pas, au lieu de me plaindre, j’essayais de trouver des défouloirs comme dunker sur quelqu’un en match. C’est quelque chose qui vous permet vraiment de décompresser. » Kent Bazemore

L’histoire est encore plus belle quand l’on connait l’histoire dans son intégralité. Motivé comme jamais après la draft où il n’a pas été sélectionné, Bazemore s’entraînait comme un dingue en attendant la Summer League d’Orlando, et en défendant sur James Harden lors d’un scrimmage, ils s’est tordu le genou, ce qui ne lui a pas permis de disputer un seul match en Floride. Pour la Summer League de Vegas, l’arrière a fait le maximum pour revenir au top, accélérant sa rééducation en courant tous les soirs autour de son hôtel malgré son genou enflé.

Ça faisait tellement mal. Mais je me disais qu’il fallait absolument que j’ai ce job. Sinon, la seule proposition que j’avais était au fin fond de l’Ukraine. Je ne connaissais rien à propos de ce pays. Je ne voulais pas quitter les Etats-Unis. » Kent Bazemore

A Vegas, Bazemore n’a pas joué les deux premières rencontres, mais ses performances lors des trois dernières furent suffisantes pour décrocher le graal, boosté par un jeune Draymond Green avec qui il a pu tisser d’excellentes relations.

On discutait tellement ensemble. C’est sûrement l’un des meilleurs coéquipiers avec lesquels j’ai pu jouer. » Kent Bazemore

Critiqué pour son shoot, l’arrière a ensuite tout fait pour changer sa mécanique de tir. Bouffant de la vidéo sans faim, il a énormément bossé pour changer ses vieilles habitudes et continuer à grimper les échelons.

Tout est dans la tête. Je ne savais pas dans quoi je me lançais, mais j’étais chaud. Je voulais changer mon jump shot, mais je ne m’étais pas rendu compte du travail que ça allait demander. Mais c’est aussi pour ça que j’aime le basket. Il y a toujours un domaine dans lequel on peut progresser pour devenir un joueur complet » Kent Bazemore

Titulaire depuis le début de saison à Atlanta, Kent Bazemore est passé de numéro 499 à 12.8 points, 4.5 rebonds et 2.5 passes décisives par match. Il sera sûrement un joueur très courtisé lors de la prochaine free agency. Envisager un contrat équivalent à 10 ou 12 millions semblerait même pouvoir être un objectif accessible pour lui dans quelques mois.

Comme dirait Drake : « Started from the bottom, now we’re here ! »

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