À 9 ans, Stephen Curry a réalisé qu’il pouvait devenir un assassin
Stephen Curry a répondu à plusieurs questions liées à son shoot hors du commun dans une interview pour le magazine GQ. Extraits.
Se souvient-il de la première fois qu’il a réalisé qu’il pouvait vraiment shooter ?
J’avais 9 ans et je jouais dans une équipe AAU de -10 ans. Je n’avais pas beaucoup de temps de jeu mais quand une équipe contre qui l’on jouait défendait en zone, ils me faisaient tout de suite rentrer. C’est là que j’ai en quelque sorte compris que cela aiderait une équipe à gagner. Ils avaient besoin de moi en tant que destructeur de zone. C’était vraiment la seule raison qui me faisait jouer à l’époque. À partir de là, je me suis forgé une identité et j’ai essayé de m’améliorer au-delà de ça.
La dernière fois qu’un coach vous a dit : « Steph, c’était un mauvais shoot »
Coach Kerr me le dit tout le temps. Je ne sais pas s’il y croit la moitié du temps. Je suis toujours confiant, que j’en rate 4 d’affilée ou que j’en rentre 4 d’affilée, le prochain va rentrer. Pour un coach parfois ça n’a pas de sens. Je crois que la fois où il m’a le plus crié dessus, je devais être à 1/6 à 3-points et j’ai pris un shoot à 9m juste parce que je le sentais bien, pourquoi je ne sais pas, une confiance têtue. J’ai raté.
Vous êtes connu pour célébrer des shoots avant qu’ils rentrent. Savez-vous réellement quand un shoot est bon lorsqu’il quitte votre main ?
À 100%. J’ai pris un nombre incalculable de shoots dans ma vie donc je reconnais ceux qui sont dans le rythme, avec le parfait fouetté et qui vont rentrer. Je me suis retourné 2 fois alors que j’avais raté et c’est un moment de solitude. Mais il faut prendre le bon et le mauvais dans cette situation. La plupart du temps vous vous amusez avec le banc adverse.
Première victoire contre papa au H-O-R-S-E ?
J’avais 13 ans. Je pense qu’il était un peu blessé. Mais assez fier en même temps. Il devait être en retraite depuis 1 an, c’était plutôt cool de le voir en quelque sorte passer le flambeau.
Qui ne voudriez-vous pas affronter au H-O-R-S-E ?
Mon coéquipier Klay, lui ou Kyle Korver sûrement. J’ai assez de confiance pour me dire que je peux les battre mais ce sont de gros shooteurs. On a un jeu avec Klay où tout le monde peut jouer mais qui se termine souvent juste entre nous deux. Cela s’appelle « On the Board ». Tout le monde shoote et tant que vous rentrez vos shoots, vous continuez à compter. Celui qui rate obtient ce nombre. Si vous arrivez à 21, vous êtes out. On l’a fait à Miami à l’entraînement et ça s’est terminé à 12 pour moi et 14 pour lui. Je crois qu’on en a mis 35 d’affilée. J’ai été le premier à rater.
via GQ