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LeBron James n’est pas un grand fan des statistiques avancées

En ce moment, les statistiques avancées sont un vrai sujet de discussion et un réel progrès pour beaucoup dans le sport professionnel. Beaucoup de tacticiens s’en servent aujourd’hui régulièrement et certains joueurs les utilisent aveuglément pour améliorer leurs faiblesses. Qu’en pense LeBron James ? Il en a parlé à Cleveland.com.

Je ne les consulte pas régulièrement. Je le fais pendant les playoffs mais pas pendant la saison régulière. J’ai déjà trop de choses à penser tout au long d’une saison et je n’ai pas envie que les stats prennent plus d’importance que le reste. » LeBron James

Pourtant aux Cavs, avec la présence de Jon Nichols, issu de l’université d’Harvard, la franchise dispose de l’un des meilleurs spécialistes du genre au sein de la ligue. Une direction volontairement prise par le general manager, David Griffin. Effectivement, dans l’ombre, les dirigeants consulteraient les stats avancées dans chacune de leurs décisions. Cela commence par les joueurs qu’ils recrutent, en finissant par ceux qu’ils associent sur le terrain tout en pensant à comment s’adapter aux caractéristiques de l’équipe adverse. Tout semblerait presque pouvoir être fait simplement par ordinateur. Dans son discours pourtant, James paraît ne pas être en total accord avec cette mentalité et voit plus les stats analytiques comme un outil supplémentaire, plus qu’un vrai dogme à suivre. Cependant, Tyrone Lue reste très pragmatique lorsqu’il donne son avis sur le sujet.

Je pense que ces chiffres signifient beaucoup. Si vous shootez à 55% dans le coin droit et à 31% dans le coin gauche, il faut shooter à droite. Je crois en ça. » Tyrone Lue

Le coach des Spurs, Gregg Popovich lui, préfère la vieille école.

Je ne veux pas avoir à penser à ce genre de trucs. Je veux que l’on joue librement plutôt que tout soit dirigé par tel ou tel paramètre mis en valeur par les statistiques. Je crois que les joueurs ont juste besoin de jouer au basket. » Gregg Popovich

Pourtant, même si LeBron James ne consulte pas régulièrement ce genre de stats, la façon dont il adapte son jeu à ses forces et ses faiblesses du moment sont assez incroyables. Peu adroit à longue distance cette année, il shoote au fil de la saison, de moins à moins à 3-points, préférant désormais axer de façon exagérée son jeu sur le drive où il brille constamment. Et finalement, sans remettre en question l’immense QI basket du King, s’intéresser aux stats au moment des playoffs, lui a peut-être donné un grand coup de main, notamment en défense.

Pendant les playoffs, je me concentre sur chaque détail qui pourrait être amélioré, et c’est là que les statistiques avancées me servent. Mais je m’en sers surtout pour observer le joueur sur qui je vais défendre. Ce qu’il aime faire, ce qu’il n’aime pas faire, ses pourcentages en fonction de ce qu’il fait… C’est là-dessus que je me concentre le plus parce que je connais l’importance de la défense en playoffs. » LeBron James

Au final, il semble y avoir deux grands courants : celui dans lequel on suit aveuglément le diktat des statistiques avancées et celui dans lequel on rejette totalement ces chiffres, comme Popovich peut avoir tendance à le faire. Au final, comme le dit James, ces stats sont un outil qui peut avoir son importance dans certaines situations. Mais la bonne solution est sûrement d’écouter LeBron pour comme lui, être capable de prendre suffisamment de recul pour s’apercevoir qu’elles ne peuvent pas décider de tout.

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