Kemba Walker : « Nicolas Batum est l’un des meilleurs passeurs de la ligue »
Kemba Walker réalise actuellement tout comme les Hornets, une excellente fin de saison. Non sélectionné pour la All-Star Game alors qu’à ce jour il semblait largement avoir sa place, le meneur de Charlotte ne semble pas trop s’en préoccuper.
Pour moi peu importe. Ce n’est pas très important. Je sais que je joue bien. Je veux continuer à évoluer à ce niveau et faire les playoffs. Pour moi être All-Star c’est en fonction de la notoriété, de la popularité. Je fais moins le buzz que les autres, c’est comme ça. Si nous faisons les playoffs, espérons que le monde verra ce que l’on fait ici à Charlotte et le niveau auquel j’évolue. Peut-être que ça m’aidera pour les saisons suivantes. Je veux continuer sur ce rythme. Je me concentre seulement là-dessus : essayer de devenir meilleur et de gagner. » Kemba Walker à NBA.com
A ce jour les Hornets sont en pleine ascension. Walker s’habille peu à peu du costume de franchise player et profite d’avoir un coach spécialiste de la défense comme Steve Clifford tout en bénéficiant d’un lieutenant de haut niveau en la personne de Nicolas Batum. Depuis le All-Star break, le meneur de jeu tourne à 24.1 points à 47.4% au tir et 6.1 passes décisives par match. En continuant sur ce tempo, décrocher l’avantage du terrain lors des playoffs semble tout à fait envisageable pour des Hornets aujourd’hui 6e à l’Est. Enfin, Kemba Walker semble disposer d’un shoot consistant et il peut remercier Bruce Kreutzer qui lui a permis pendant tout l’été de travailler sur son tir, en transformant légèrement son geste. Le travail porte ses fruits et son pourcentage à 3 points à augmenté de près de 7% entre la saison dernière et celle-ci.
Cela m’a ouvert plus d’opportunités. Maintenant je suis une vraie menace pour les défenses. Les mecs se jettent sur moi et je peux soit faire une feinte de shoot, soit les laisser se précipiter. Les défenseurs passent maintenant derrière les écrans et ça me permet de mieux trouver mes coéquipiers. Ça rend les choses beaucoup plus simples pour moi. » Kemba Walker
De plus, il ne faut pas oublier qu’à Charlotte, même s’il est discret, Michael Jordan est souvent dans les parages en temps que propriétaire, et même s’il ne se montre pas souvent dans les médias, His Airness a toujours un œil sur ses Hornets.
En ce moment, il vient très souvent et c’est génial. Nous adorons le voir. Nous adorons lui parler. J’aime aller vers lui depuis mes premières années ici. J’ai la chance d’être plutôt proche de lui et c’est vraiment plaisant depuis cinq ans. Nous jouons de mieux en mieux au fil des années et c’est chouette. Il fait un super job avec l’équipe et nous donne des conseils lorsque l’on en a vraiment besoin. » Kemba Walker
En parlant de Michael Jordan, le meneur de jeu peut effectivement remercier l’excellent recrutement qu’a réalisé son staff l’été dernier. Avec l’arrivée d’un gars comme Batum plutôt qu’un Stephenson mais aussi la présence de très bons role players comme Jeremy Lin ou Bismack Biyombo, les Hornets semblent vraiment avoir du potentiel.
C’est ce qui fait la différence. On met nos shoots maintenant. Ce n’est pas difficile au vu de tous ces bons éléments que nous avons dans l’équipe. On a des mecs qui savent réellement pénétrer et provoquer des fautes comme Nicolas Batum qui est l’un des meilleurs passeurs de la ligue ou Jeremy Lin qui peut surprendre les défenses, pénétrer et trouver un gars ouvert. C’est ce que nous essayons tous de faire. La seule différence avec la saison passée est que nous mettons nos tirs. Je shoote à un très bon pourcentage en ce moment. Avec un mec comme Al Jefferson qui peut attirer les défenses, ça aide beaucoup, surtout qu’on a pas mal d’autres gars capables d’aller dans la raquette et d’attirer les défenses. » Kemba Walker
Sans jamais évoquer le mot, Kemba Walker parle évidemment du spacing, une notion fondamentale dans la NBA d’aujourd’hui. Vu que le danger peut venir de partout, les défenses n’ont pas le choix que de laisser certains joueurs ouverts lorsque d’autres attaquent le panier, et les Hornets savent très bien profiter de ces situations. La qualité de passe de Batum qu’évoque Walker n’est d’ailleurs sûrement pas étrangère à cette très bonne circulation de balle.
Nic est un excellent playmaker. Il peut dépasser son défenseur, se retrouver ouvert, attirer la défense, fixer et trouver un gars ouvert. Nous jouons vraiment très bien tous les deux. Quand je sors d’un écran et que je n’ai pas la balle, j’essaie toujours d’attirer un nouveau défenseur pour démarquer l’un de mes coéquipiers et si ce n’est pas le cas, je vais scorer. Par contre, si je fixe deux défenseurs, mon job est de trouver un gars ouvert. »
Le basket semble tellement simple quand des gars savent se partager la gonfle !