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Allen Iverson: « Lorsque je mourrai je veux que cela fasse mal, que les gens le ressentent »

Cette nuit pour la première fois depuis l’annonce de sa future entrée au Hall of Fame, Allen Iverson était de retour à Philadelphie, une nouvelle fois accueilli en héros.

Cela me rappelle beaucoup de souvenirs. Cela me donne la chair de poule. C’est moi. C’est mon environnement. Cet endroit m’a fait connaitre de tout le monde. C’est là que les gamins sont tombés amoureux de moi.

Et il a bien sûr fait son habituel geste, portant sa main à l’oreille pour entendre la réaction du public. Son moment favori s’il devait n’en retenir qu’un.

[Retrouvez ici notre interview de Nicolas Batum]

Probablement lorsque je mettais ma main à côté de mon oreille et la réponse que j’avais en faisant ça. Je savais que ces gens sur ce côté du terrain allaient répondre et c’était un des plus grands moments pour moi, ça me donnait la chair de poule sur tout le corps, parce que je savais qu’ils ressentaient la même chose que moi. Ils étaient aussi excités que moi, si ce n’est plus. C’est un des plus grands moments sur le terrain, mais simplement sur ce parquet, à Philadelphie. Je donnais tout ce que j’avais à ces fans parce que je savais qu’ils étaient là pour me soutenir pendant 48 minutes.

Avant la rencontre il a donné une longue conférence de presse dont voici les principaux extraits.

C’est un hommage à ceux qui m’ont aidé à accomplir ça. Ma famille, mes amis, mes fans, tout ceux qui sont restés à mes côtés durant les hauts et les bas. Cette aventure n’a assurément pas été parfaite. J’ai fait un paquet d’erreurs comme tout le monde. Mais les gens nous regardent comme si nous n’étions pas humains et ne comprennent pas que nous saignons comme eux, et que nous avons des sentiments, comme tout le monde.

C’était difficile d’être Hall of Famer. Cela n’a pas été facile. J’ai dû me battre. J’ai échoué. Je me suis relevé. J’ai échoué. Je me suis relevé. J’ai échoué. Je me suis relevé. Et ça continue encore dans ma vie. J’ai encore des bosses et des bleus, mais je vais continuer de me relever. Je vais continuer de me battre.

Ce que je souhaite qu’on retienne de moi c’est le gars qui allait sur le terrain et donnait tout ce qu’il avait. Mes 75 kg et mes 183 cm. Tout ce qu’il avait, je donnais à mes coéquipiers, mes coachs et mes fans. J’ai joué chaque match comme si c’était mon dernier. Je me disais toujours que c’était peut-être la seule fois que ce gamin allait voir Allen Iverson, donc je donnais tout ce que j’avais, parce qu’il n’avait peut-être pas un abonnement à l’année et ne voyait pas tous les matchs, ou il ne pouvait pas être assis au premier rang, peu importe. Ce petit gars tout en haut de la salle pouvait voir ce mec et j’ai toujours voulu faire le show pour tout le monde. C’est tout ce que je veux qu’on se souvienne de moi en tant que basketteur. Mais je veux que mon héritage aille au-delà du basket. Je veux être quelqu’un. Je veux faire partie de l’histoire, je veux que lors de discussions de comptoir, on évoque le fait que j’étais un grand homme. Voilà. Quand je mourrai, je ne veux pas qu’on dise ‘Tu as vu, Allen Iverson est décédé. Il est mort ? Ok, que faisons-nous ce soir ?’ Je veux que cela fasse mal. Je veux que les gens le ressentent. Je veux que cela signifie quelque chose. Je veux que les gens m’aiment, de la même façon que j’aime les gens. C’est mon héritage

Un autre thème récurrent lors de cette conférence de presse, son évolution en tant qu’homme

J’ai changé. J’ai changé. J’ai énormément changé. J’ai beaucoup changé dans ma vie. Je suis un meilleur petit ami, je suis un meilleur père, un meilleur ami, un meilleur fils, un meilleur frère. J’ai appris. J’ai touché terre tellement de fois et j’ai dû me relever. J’ai beaucoup appris. Je ne suis pas l’Allen Iverson de 21 ans. J’ai dû être un homme pauvre toute ma vie et puis un jour je me suis réveillé millionnaire. J’ai dû simplement apprendre comment être un homme.

Et il ne compte pas s’arrêter là.

J’ai encore tellement de choses à faire dans ma vie. Je veux accomplir plus de choses dans la vie. Je veux faire plus de choses. Je veux être un meilleur père. Je veux être une meilleure personne. J’espère que Dieu me bénira pour continuer. Je ne suis pas fini. Ce n’est pas la fin.

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