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Comment ça, Stephen Curry n’est pas assez athlétique ?

« Bien en-dessous des standards en termes d’explosivité et de qualités athlétiques », voilà ce qu’on pouvait lire sur la fiche pré-draft de Stephen Curry en 2009. Aujourd’hui double MVP, le meneur des Warriors doit encore souvent subir dans la sphère NBA des commentaires qui remettent en question sa domination absolue sur le basket actuel. Car s’il n’a ni le physique de Michael Jordan (1,98m et 90kg), ni celui de LeBron James (2,03m et 115kg) et encore moins celui de Shaquille O’Neal (2,16m et 150kg), ce qui lui vaut d’être particulièrement apprécié du public, qui peut s’identifier plus facilement à ses 1,91m et 84kg, il n’en est pas moins un athlète « hors norme ».

C’est un athlète phénoménal. Il est hors norme de tellement de manières en tant qu’athlète. On tombe parfois tellement amoureux de l’explosivité. Les qualités athlétiques c’est ce que vous  pouvez faire dans les paramètres du jeu : le ballon, l’adversaire, l’espace, le temps, l’exécution. Il y a tellement de choses. On perd de vue combien c’est un athlète phénoménal. Steve Nash

Car évidemment, tout le monde n’est pas athlétique façon Aaron Gordon… Curry n’est pas aussi rapide que Russell Westbrook (50% plus rapide que le joueur NBA de base, il traverse le terrain de ligne de fond à ligne de fond en 3.36 secondes ), il ne saute pas aussi haut que John Wall (1m de détente, contre 90cm pour Curry) mais il a en revanche développer une forme d’ «  athleticism » parfaitement taillée pour la NBA d’aujourd’hui. Celle-ci peut se diviser en 4 parties : dextérité, coordination main/œil, agilité et endurance.

Dextérité

Il suffit d’observer sa routine d’avant-match. Nick U’Ren, chargé de prendre les rebonds du MVP après chaque entraînement, en a discuté avec le Mercury News.

Il doit avoir des sens en plus dans les doigts. Sa capacité à, en une fraction de seconde, manipuler le ballon, est incroyable. C’est un minuscule ajustement, en levant le ballon un peu plus haut ou en changeant l’angle en voyant arriver un défenseur. Mais il peut le sentir et faire le changement instantanément.

Dribbles entre les jambes, crossover, dribbles dans le dos et BIM, 3-points dans le nez, Curry a peut-être les meilleures mains de toute la ligue.

Coordination main/œil

Voir, mesurer et prendre une décision au bon moment, la combinaison a détruit bon nombre de défenseurs cette saison pour Curry. Il est le joueur ayant rentré le plus de shoots (35) d’au moins 9m cette saison, avec un pourcentage hallucinants de 48.6%. Seuls 12 autres joueurs en ont pris au moins 10. Et le meilleur pourcentage derrière Curry est Chris Paul, avec… 3/12. Marco Belinelli, shooteur reconnu, en a pris 12. Sans en mettre un seul.

Si vous êtes un fana de la préparation du Warrior, vous avez également sans doute déjà vu son exercice lunettes futuristes aveuglantes, dribble d’un ballon de basket d’une main et d’une balle de tennis de l’autre. Parfait pour se préparer à agir dans l’urgence et sous pression.

Agilité

Match contre Washington. Curry emmène 2 défenseurs à droite en sortie d’écran, il ramène le ballon dans son dos vers la gauche et pendant que les 2 Wizards s’ajustent encore à son premier changement de direction, il crosse à nouveau sur sa droite entre les deux.

C’est subtil et ça crée de l’espace. Il est très efficace sur ses mouvements, il n’y a pas de fioriture. Brandon Payne, fondateur d’Accelerate Basketball Training

Sur ses drives, Curry peut également prendre appui sur le mauvais pied avant de se tortiller en l’air sans que cela affecte sa capacité à shooter. Son agilité et son équilibre viennent aussi de sa force. Kilo pour kilo, Festus Ezeli est le seul joueur de Golden State à soulever plus que Curry (180kg) à la salle de muscu.

Il a travaillé sur son corps. Il voulait être plus costaud, plus fort. Ca se voit sur sa façon d’attaquer davantage le panier cette année. Il peut y aller, provoquer le contact et terminer. Harrison Barnes

Endurance

Si ses zigzags à travers tout le terrain paraissent si « effortless », c’est qu’il a également bossé son endurance. Et même s’il n’a même pas eu besoin de jouer 18 quatrièmes quarts-temps cette saison, Curry a tout de même rentré plus de 3-points dans les 4èmes quarts-temps cette saison que n’importe qui.

via MercuryNews

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