Une dernière chance à domicile pour les Raptors
Pour le moment invaincus à domicile contre les Cavaliers cette saison, les Raptors en sont pour autant au bord du précipice ce soir. Une défaite et les playoffs seront terminés pour eux. Sévèrement corrigés à la Quicken Loans Arena mercredi, les joueurs de Dwane Casey retrouveront leur cher public, qui leur a jusque-là tant réussi. Mais cela sera-t-il suffisant face à une équipe de Cleveland qui semble être repassée en mode rouleau compresseur à une petite victoire des Finales NBA ?
Chaque match est différent. On l’a prouvé. On apprend, on fait des ajustements et on se prépare pour le jour suivant. On détermine la température d’un match dans les 5 premières minutes de jeu. Grâce à leur agressivité hier (mercredi), ils nous très bien privés de ballon et on n’a pas eu autant de shoots que nous aurions pu. Nous ne sommes pas des joueurs de basket égoïstes, donc on ne va pas shooter pour shooter. On va jouer comme il faut jouer. Mais ce qui peut nous aider c’est avoir des stops en transition, pour ne pas qu’ils puissent faire de prises à deux. Indiana et Miami n’étaient pas aussi agressifs sur les prises à deux. On doit juste être agressifs. Ca commence en défense. On vole des ballons, on les empêche de se mettre en place défensivement. Kyle Lowry
Les Raptors vont donc devoir trouver des solutions aux coups de chauds longue distance, aux paniers en transition et aux prises à deux subies par DeMar DeRozan et Lowry. Et vite. Pour ça, les deux All-Stars devront savoir analyser les situations et prendre des décisions rapidement.
Quand vous avez un momentum dans un match, vous avez intérêt à en tirer profit car… Ce n’est pas dit que cela va continuer au match suivant. Relaxez-vous un tout petit peu et c’est une avalanche qui vous tombe dessus. Ils choisissent leur poison. Ils savent ce qu’ils font. On doit mettre nos shoots ouverts. Cela va dépendre de notre envie, de notre compréhension du moment, de notre intensité, notre concentration, notre attention portée aux détails. Car tout le monde joue dur, mais c’est votre attention aux détails et aux petites choses qui comptent contre une équipe très talentueuse. Dwane Casey
DeMar DeRozan, qui poursuit ses heures sup’, a également évoqué l’affaire du casino :
Ca n’a aucun sens pour moi. J’étais dans ma chambre cette nuit là jusqu’à 4h du matin à regarder Superman vs Batman. Est-ce qu’on va en faire une histoire ? J’étais déçu après l’avoir regardé (rires). Superman meurt. Ca fait mal. On n’a pas besoin de voir ça. Je ne sais pas de quand date la dernière fois où je me suis couché avant 2h30, 3h du matin. Très souvent je quitte la salle à 1 ou 2h après une séance de shoot ou un bain glacé. On n’a pas de programme particulier. On ne travaille pas de 9 à 17h, on n’est pas obligés de se lever tôt.
Pour Bismack Biyombo, il est hors de question de parler de fatigue pour expliquer la fessée prise au match 5.
Tous les grands joueurs que vous avez vus, ils ne donnent pas d’excuses, ils trouvent simplement un moyen de faire le boulot. On doit trouver une manière d’avoir plus d’énergie positive, de prendre plus de plaisir en jouant. Je n’utilise jamais la fatigue comme excuse et je ne pense pas que cela devrait être une excuse. S’ils jouent mieux que nous, il faut le dire. Bismack Biyombo
via The Star – Toronto Sun