Steve Kerr inspiré par « le génie » de Phil Jackson pour gérer son banc
Durant sa carrière avec les Chicago Bulls Steve Kerr a disputé pas moins de 378 matchs et il les a tous débutés sur le banc. Même s’il était un joueur important de la rotation, cela lui a permis d’apprendre des choses sur la philosophie de Phil Jackson quant à l’utilisation des remplaçants. 20 ans plus tard il s’en inspire dans son métier de coach et avec réussite puisque son banc est un des plus performants de la ligue, si ce n’est le plus performant, à l’image du massacre qu’il a réalisé lors du Game 1 face aux Cavaliers. Sous l’impulsion de Shaun Livingston, Leandro Barbosa, Andre Iguodala, Anderson Varejao ou encore Festus Ezeli, le banc a dominé celui des Cavs 45-10. La clé c’est de faire en sorte que ces joueurs soient toujours prêts, de ne pas avoir peur de les utiliser et de bouleverser un peu ses habitudes.
« En règle générale vous avez une rotation habituelle que vous aimez suivre, mais pas à 100%. Vous mélangez un peu les choses et vous vous adaptez un peu. C’est comme cela que je vois les choses. J’ai assurément appris ça de Phil (Jackson) et en regardent les équipes de Gregg Popovich lors des 6, 8 dernières années. Quand je jouais pour Phil, il était très rare que le moindre joueur du roster passe plus de deux semaines sans jouer. Il balançait quelqu’un sur le terrain, au hasard, en plein milieu du match, pendant deux minutes. Je me disais ‘Quoi ? Qu’est-ce qu’il fait ?’ Je trouvais que le génie de Phil c’était de construire quelque chose de très solide en faisant jouer ses remplaçants sans suivre toujours la même rotation, en faisant simplement entrer en jeu des joueurs pour leur rappeler de rester prêts, et qu’ils étaient importants. » Kerr
C’est ce qu’il a fait jeudi soir en faisant entrer Ian Clark pendant 66 secondes dans le second quart et Anderson Varejao pendant 106 secondes en début de dernier acte, moment où les Californiens faisaient leur run décisif. Il fait cela au feeling et en discutant bien sûr avec ses assistants.
« Ce n’est pas une science exacte. Nous avons tellement de bons joueurs et des gars qui sont bons dans différents domaines du jeu. » Luke Walton
Andrew Bogut possède par exemple trois remplaçants qui excellent chacun dans un domaine: Festus Ezeli apporte sa protection du cercle, Marreese Speights sa capacité à écarter le jeu avec son shoot et Anderson Varejao une énorme activité et un excellent passing. Suivant ce dont il a besoin et le flow du match il en utilise un plutôt qu’un autre. Jeudi soir il a misé avec brio sur Livingston et Iguodala
« Je pense que le coach a un super feeling pour le basket. Il a le nez pour sentir l’énergie de l’équipe et la température. » Shaun Livingston
Via SF Gate
A contrario Lue n'a pas eu le nez dans le game 1 pour changer diversifier le jeu des cavs.
Le basket est donc un sport collectif ?
Incroyable !