Kobe Bryant : « Ce n’est que lorsque le buzzer a sonné que je me suis dit, oh merde ! »
Le 13 avril dernier, Kobe Bryant tirait sa révérence de la plus belle des manières en inscrivant 60 points dans la victoire des Lakers sur Utah. Il est revenu sur ce rêve éveillé à Amsterdam dans le cadre de sa tournée promotionnelle avec Nike.
J’ai approché cette journée du 13 avril comme si c’était une journée normale. J’ai pris mon petit-déjeuner, je suis allé au bureau, j’ai travaillé sur quelques histoires et je suis rentré vers 4h30 dans l’après-midi. Je me suis habillé et je suis allé à la salle. J’ai joué le match et je suis rentré à la maison, comme tous les autres matchs.
Mon principal but c’était de rendre la ville heureuse. J’avais le sentiment que les gens étaient un peu tristes, comme si c’était un enterrement. Je voulais apporter de l’excitation à tout le monde, pour que les fans oublient que ce serait ma dernière au Staples Center.
Dès que vous êtes sur le terrain, vous ne pensez pas à ça. En jouant je l’ai totalement oublié. Je me suis perdu dans le jeu, dans l’instant, je pensais surtout à comment me défendre au mieux face à l’adversaire, ou comment je pourrais faire ma meilleure prochaine passe. Ce n’est que lorsque le buzzer a sonné que je me suis dit, oh merde ! C’était fini.
Le scénario parfait pour la fin d’un film…
Oui si on y pense. Imaginez un scénariste qui propose ça, on lui dirait probablement non, c’est trop beau. Réécris-le. Mais c’est bien comme c’est, je n’ai plus ni le désir ni l’envie de jouer au basket professionnellement.