Nicolas Batum: « On ne les aime pas parce qu’ils sont forts »
Depuis 2009 il n’y a pas la moindre compétition où la France et l’Espagne ne se sont pas croisés et les JO 2016 ne dérogent pas à la règle.
« C’est ce que j’avais dit à la fin du match face aux Etats-Unis : j’étais sûr qu’on allait les rencontrer. C’était écrit, c’était limite normal. On devait se revoir, surtout après tout ce qu’il s’est passé ces dernières années. Voilà, il fallait une belle dans un match couperet. » Nicolas Batum
C’est à 19h30 que les bleus vont retrouver leur ennemi, qu’ils aiment détester.
« Oui, c’est ce qui fait la rivalité dans le sport, c’est pour ça que ce sont toujours des matches intenses. On ne les aime pas parce qu’ils sont forts, ils ne nous aiment pas parce qu’on peut leur créer des problèmes. Mais qu’on s’aime ou qu’on se déteste, on se respecte quand même. On veut se jouer parce qu’on sait que ce sont des grosses batailles à chaque fois. Des rivalités comme la notre, c’est des grands moments de sports. Avec des bons et des mauvais souvenirs de part et d’autre. Sur un quart de finale olympique, alors que ça peut être le dernier match de plusieurs légendes des deux équipes – je ne pense pas que Gasol ou Navarro vont continuer derrière – ça va donner un truc en plus à un match déjà assez électrisant. Ca va être un gros, gros match. » Batum
Pour Nico Batum ce qui fera la différence c’est le mental
« Ça va être un match plus mental que tactique. On se connait, ce sont les mêmes systèmes, les mêmes joueurs, les mêmes coaches de chaque côté. Il n’y a plus vraiment d’inconnues. C’est celui qui en voudra le plus qui gagnera. » Batum
Sur ce point Vincent Collet n’est pas d’accord
« Je ne crois pas trop à ça. C’est souvent un discours de joueur. Il faut du mental et de la détermination mais il va surtout falloir beaucoup de concentration. On ne peut avoir beaucoup plus envie que l’année dernière en demi-finale (de l’Euro, victoire de l’Espagne) ou qu’eux en quart de finale à Madrid il y a trois ans (à l’Euro 2013). Ce n’est pas l’envie qui a fait la différence, c’est la façon de jouer, de ne pas s’affoler. L’année dernière, on avait sept points d’avance avec la balle en main à quatre minutes de la fin et, malgré tout, on n’a pas gagné. Il va falloir qu’on soit capable de défendre et qu’on sache mieux attaquer que l’an passé. » Collet
Mais qui est le favori ?
« Il n’y a en a jamais vraiment dans ces matches-là et s’il y en a un, il perd. Regardez ces deux dernières années. Cette fois, il n’y en a pas, c’est égalité. » Batum
C'est tout le monde pareil. C'est rare que tu détestes une équipe ou un joueur mauvais. Il est forcément bon mais tu nous insupportes par leur comportement, attitude, leurs vieux coups de p, leur façon de jouer, etc.