L’unique basketteur triple médaillé d’or olympique tire sa révérence on ne peut plus sereinement
On doutait fortement de sa participation aux JO de Rio suite aux forfaits de ses amis proches LeBron James et Chris Paul mais Carmelo Anthony, aidé par Jerry Colangelo, avait finalement décidé de relever le défi, une dernière fois.
Grand bien lui en a pris puisqu’il se retire aujourd’hui comme le seul basketteur de l’histoire à avoir remporté 3 médailles d’or olympiques (il était là à Athènes en 2004 après sa saison rookie à Denver mais Team USA s’était inclinée en demi-finale contre l’Argentine).
C’est très difficile de réaliser et d’en ressortir un sentiment quand vous le vivez dans le présent. Pas avant que vous preniez du recul et que vous ayez du temps pour vous pour revenir sur toute cette aventure, démarrée en 2004, jusqu’à aujourd’hui. Je ne pense pas pouvoir exprimer ce que je ressens actuellement tout de suite. Quand je vous reverrai au training camp, j’aurai une réponse pour vous à ce moment là car j’aurai eu du temps pour y penser.
Et malgré le parcours parfois laborieux en poule, le Knick n’a jamais douté de la capacité de son équipe à aller au bout.
Rien n’a jamais été garanti mais je n’ai jamais remis en question le travail qu’on a fait pour en arriver là. Je croyais tellement en mon gars Kevin (Durant), le coaching staff, les gars qui étaient avec nous jour après jour pour nous permettre de remporter une autre médaille d’or. Je n’ai jamais douté de ça. Bien sûr, ça n’était pas aussi facile que nous l’aurions aimé. Cette aventure qu’on a eu à Rio, qui a commencé à Vegas, on ne peut pas demander plus que ça.
Je sais que vous ne le voyiez pas, vous n’étiez pas avec nous, mais en coulisses on était concentrés. À chaque match. À chaque match en phase finale notre niveau de concentration augmentait. Quand vous jouez avec des gars qui ont l’habitude des gros matchs, vous pouvez leur faire confiance, vous savez que quand il sera l’heure, tout le monde sera à son meilleur niveau. De ce point de vue là, je n’ai jamais douté du fait qu’on reste invaincu, c’était juste une question de concentration, de progression, pour arriver à un 8-0 aux Jeux olympiques, c’est un moment particulier.
C’est donc sans regret (il n’échangerait ses 3 médailles contre « rien au monde ») qu’il met un terme à sa carrière internationale.
Non ,je ne serai pas là en 2020. J’ai donné assez à Team USA. Même si ça va me manquer, il est temps de passer le relais à certains des gars qui étaient dans notre équipe cette année, mais aussi aux plus jeunes pour leur donner une opportunité de faire partie de quelque chose de grand. Donc moi je pose les baskets concernant Team USA. Ca a été une super aventure, je me suis éclaté. J’ai connu les deux côtés. Le côté perdant et le côté gagnant avec 3 médailles d’or et je ne les échangerais contre rien au monde.
L’occasion de récolter quelques très jolis compliments de la part de Coach K, qui cède quant à sa lui sa place à Gregg Popovich, et de Jerry Colangelo, directeur d’un programme qui a fait ses preuves depuis 2008.
Carmelo est là depuis aussi longtemps que moi. On a partagé une conférence de presse au Japon en 2006 où après notre seule défaite, il a donné le ton par rapport aux standards de notre programme et cette responsabilité collective. Il n’a inventé aucune excuse. On a assumé la défaite et salué l’équipe grecque. J’appelle ça avoir du caractère. Parfois dans une défaite, vous découvrez le caractère profond de quelqu’un et c’est ce qui est arrivé avec Carmelo et son engagement et ceux de LeBron, Kobe et de tous ces gars. Chris, Kevin, tous ces gars ont du caractère. Mike Krzyzewski
Il y avait un point d’interrogation sur sa venue. Je pense qu’il est heureux d’être revenu et ce pour de nombreuses raisons. Ca nous a donné l’opportunité de dire ‘Merci’ à Melo pour le boulot qu’il a fait et son engagement pour USA Basketball, je suis très heureux pour lui. Jerry Colangelo, managing director de Team USA
via USAB