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Tony Parker : « À l’avenir, il y aura de moins en moins de joueurs NBA en sélection »

Dans une longue interview à retrouver dans les colonnes de L’Équipe du jour, Tony Parker, rentré à San Antonio directement après la défaite contre l’Espagne en quart de finale des Jeux olympiques, est revenu sur son difficile dernier match en équipe de France et sur l’avenir de celle-ci.

L’Équipe : Que s’est-il passé vraiment à Rio ? On a le sentiment d’une certaine cassure générationnelle. On n’a pas retrouvé l’esprit collectif, le caractère qui vous habitait ces dernières années.

Tony Parker : Il y a beaucoup d’explications par rapport à ça. Il y a une préparation compliquée, le TQO, le fait que l’on n’ait pas eu tout le monde, le fait que l’on ait eu Rudy (Gobert) seulement deux, trois semaines avant les Jeux avec nous. On n’a pas pu se préparer correctement, beaucoup étaient en négociation de contrat, donc on va dire un peu les têtes ailleurs, ce qui est normal. Nico (Batum), Rudy (Gobert), Evan (Fournier) ont signé ou vont signer les plus gros contrats de leur vie et on va dire que l’équipe de France n’était peut-être pas leur objectif principal. Mais ça ne remet en rien en cause l’amour que Rudy et Nico ont pour le maillot. Nico, c’est respect quand même ! Tous les allers et retours qu’il a faits pour être avec l’équipe de France. Les gens ne se rendent pas compte de tous les sacrifices que l’on fait pour  être là et la pression que certains clubs NBA mettent sur les joueurs. À l’avenir, il y aura de moins en moins de joueurs NBA en sélection.

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La jeune génération est-elle selon lui habitée du même amour du maillot que lui ?

Oui je pense. Avec Boris (Diaw), j’espère qu’on a déteint sur eux et que l’amour du maillot est là. J’espère qu’on aura motivé la nouvelle génération pour qu’elle aille chercher cette médaille olympique et continuer à maintenir le basket français le plus haut possible.

Faut-il craindre une période creuse avec son départ et celui de Mickaël Gelabale et Florent Pietrus ?

Ce sera différent. L’avenir nous le dira. Mais heureusement que Boris reste encore une année. Ce sera moins brutal.
Vincent Collet doit-il lui aussi passer la main ?
Tout ce que j’ai à dire par rapport à ça, c’est que c’était un honneur de jouer pour lui. La façon dont il s’est adapté à mon jeu, à ma personnalité, tout le star-system autour de moi. Franchement, il m’a mis dans les meilleures conditions. Maintenant, je n’ai aucune idée s’il va continuer ou non, mais, moi, je ne pouvais pas demander mieux comme coach en équipe de France.»
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