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Gregg Popovich à la tête de l’équipe qui lui a dit non il y a 40 ans

Son diplôme sur l’Union soviétique en poche en 1970, Gregg Popovich, rejoint l’équipe de basket des forces armées américaines et se révèle bien utile lors de la tournée européenne de cette dernière. Parlant le russe couramment, il apprend quelques mots utiles à son coach de l’époque.

En 1972, son équipe remporte le titre AAU et à son retour aux États-Unis, il apprend que les essais pour l’équipe olympique se tiendront à l’Academy de l’Air Force. Jack Herron Jr, membre du comité de sélection, fait en sorte qu’un certain Popovich, qui a fait ses preuves outre-Atlantique, reçoive une invitation. Herron vient en effet de passer un an en tant qu’assistant et recruteur de l’équipe de basket de l’Air Force.

À l’époque l’équipe olympique est sélectionnée parmi un groupe de joueurs représentant l’AAU, la NAIA, les junior colleges, les forces armées et les divisions de la NCAA. Les joueurs sont divisés en groupe de 10 à 12 joueurs, avec un coach assigné. Popovich (joueur au meilleur pourcentage parmi tous les joueurs avec 57.7% de réussite) est coaché par Bobby Knight (alors coach d’Indiana) et a pour coéquipier l’ailier Bobby Jones. Finalement, Knight informe ses joueurs que deux seulement tenteront leur chance pour intégrer l’équipe finale, et que les autres devraient leur passer le ballon pour multiplier leurs chances. Il désigna alors Kevin Joyce et Bobby Jones.

« Je n’ai jamais entendu un coach aussi franc. Je ne sais pas comment Gregg et les autres l’ont pris. » Bobby Jones

Pour Herron, les subtilités du jeu de Popovich (d’origine serbe et croate) se sont perdues au milieu de candidats qui ne visaient que leur nombre de points marqués. Toujours selon lui, Popovich était classé parmi les 14-16 meilleurs joueurs dans chacune des réunions données par le comité de sélection. Mais lorsque les votes ont débuté pour le roster final, d’autres membres qui n’avaient assisté à aucune autre réunion ont soudainement fait surface et changé la donne.

« Quand je leur ai demandé pourquoi ils étaient là ils m’ont répondu que c’était pour s’assurer que leurs gars soient dans l’équipe. Ca m’agace depuis presque 50 ans. Gregg avait sa place dans cette équipe. » Herron

« Je n’ai jamais parlé de ça. Ils ont choisi les bons gars pour les Jeux olympiques. C’est tout ce que j’ai toujours dit. » Popovich

Invité à assister aux tryouts, Larry Brown est impressionné par la détermination de Popovich et l’invite pour faire un essai pour son équipe ABA à Denver à l’automne qui suit.

« Pop était vraiment dur et tenace, comme Matthew Dellavedova, même s’il était un peu plus athlétique. Mais il y avait tellement de joueurs talentueux là-bas. » Brown

Pour Doug Collins, l’un des 4 futurs coachs NBA à avoir tenter sa chance dans cette équipe (Popovich, Mike D’Antoni et George Karl), la décision était politique. Son coach de l’époque, Tommy Heinsohn, lui a dit :

« Ils pourraient ne pas te choisir. Il y a de la politique impliquée. Il faut trouver quelqu’un qui se batte pour toi. » Heinsohn

Et c’est ce qu’il fait en appelant son coach à Illinois State Will Robinson, qui prendra tout de suite un avion pour le Colorado. Il intégrera  alors l’équipe.

Selon Hank Egan, ancien assistant à l’Air Force, Popovich était frustré et énervé de ne pas avoir été sélectionné, tout en se plaignant du manque d’attention donnée à la défense durant les matchs.

« Avec le recul, je pense que cela lui a donné une vraie motivation pour être quelque chose dans le basket. Ce n’est pas pour rien qu’il est attiré par les joueurs qui ont faim et qui n’ont pas de grand nom. » Egan

« C’était un coup de pied dans les tripes. Il ne l’a jamais oublié. » R.C. Buford

Aujourd’hui Gregg Popovich est le successeur de Mike Krzyzewski à la tête de Team USA, une bien belle revanche pour le quintuple champion NBA et triple coach de l’année avec les Spurs.

via ESPN

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