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Kevin Love raconte sa première rencontre avec Russell Westbrook à UCLA

Avant d’être sélectionné en 5e position de la draft 2008, avant d’être le franchise player des Wolves pendant 6 ans, avant d’être champion avec les Cavaliers et avant d’être comparé à un mannequin, Kevin Love était encore un jeune étudiant de UCLA tout juste sorti des jupons de sa mère. Dans un joli récit publié sur The Players Tribune, il a raconté sa première rencontre avec son camarade de promo Russell Westbrook en 2007.

Le premier coéquipier que j’ai rencontré après mon arrivée sur le campus était Russell Westbrook. J’ai sur Bruin Walk. Je sortais tout juste du lycée et je portais une buzz-cut (la première coupe de cheveux non réalisée par ma mère depuis des années). Je ne connaissais que le basket… Ce qui est une autre façon de dire que je n’avais aucun style.

Russ, qui entrait dans son année sophomore, avait un style et une confiance considérables.

‘Hey man’, a-t-il dit. ‘Tu l’as eu où ton sac à dos ?’

Les gens s’arrêtaient pour écouter Russ me rentrer dedans. Même à l’époque, il attirait toujours une foule de gens. Il avait le sourire jusqu’aux oreilles. Je voyais bien qu’il n’avait pas dit ça comme un compliment.

Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il se lança.

‘Putain, c’est possible des Jordans aussi grosses ?’

Il me testait déjà. Je savais que j’allais aimer ce gars.

Finalement on est devenus colocataires à l’extérieur. Je pense qu’un lien s’est immédiatement créé en raison des objectifs communs qu’on avait en sortant du lycée. On traînait autour de notre chambre d’hôtel à parler de réussir à aller en NBA.

Parfois Russ pouvait être un colocataire têtu. On se prenait la tête car on était dans la compétition pour tout. Les jeux vidéos. Des centaines de parties du jeu de carte appelé ’13’ (je maintiens que j’ai toujours un point d’avance). On arrivait à la salle en avance (il était quand même toujours là-bas avant moi) pour faire de la muscu, étudier la vidéo et shooter.

Même la température de la chambre représentait une compétition. Nos combats à propos du thermostat ressemblaient à ça :

’23° minimum’ disait-il.

J’avais besoin d’une chambre fraîche. Autour de 20° c’était parfait pour moi.

La nuit, Russ se levait et remontait la température, et puis 5 minutes plus tard je faisais pareil dans l’autre sens.

Une fois, j’ai proposé un compromis avec 21°.

Il m’a répondu ’22, dernière offre’.

Vous voyez ce que je veux dire ? Le mec est buté.

Avec le temps, j’ai découvert un autre coté chez Russ aussi. Comme la première fois où il m’a parlé d’une fille qui s’appelait Nina. Elle était dans l’équipe féminine de basket. Il n’arrêtait pas de parler d’elle.

L’été dernier, j’ai pu assister au mariage de Russ et Nina. Ca résume bien les Bruins. Toutes ces années après, on est comme une famille.

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