Chris Paul et JJ Redick racontent l’époque où ils se détestaient
Cette semaine l’invité de JJ Redick dans son podcast sur The Vertical n’est autre que son coéquipier Chris Paul. Les deux évoquent notamment l’époque où à la fac ils se détestaient alors qu’ils évoluaient dans deux facs rivales, Duke et Wake Forest.
“JJ: Quand j’étais à Duke, nous ne nous aimions pas.
CP: En effet. Je n’avais rien à voir avec toi.
JJ: Je dirais que nous nous détestions
CP: Détester est un mot fort et c’est probablement le mot approprié. Assurément le mot approprié.
JJ: La seconde fois que nous vous avions joué, nous jouions à domicile un samedi après-midi. Il me semble que vous étiez passé dans le Top 5 du pays. Vous étiez invaincus ou avec une seule défaite, et nous vous avions battus lors de ce match.
CP: C’était à Duke ?
JJ: A Duke. C’était ton année freshman. Puis nous sommes revenus vous jouer chez vous plus tard dans l’année et vous nous aviez battus. Mais en première mi-temps vous jouiez très physique sur moi.
CP: Nous étions physiques avec toi ?
JJ: Et sur le banc tu as commencé à m’insulter en face à face, et tu étais un peu trop près de moi. Et je ne dirais pas qu’il y a eu un coup ou une baffe…
CP: Tu vaux mieux que ça
JJ: J’ai mis mes mains sur toi
CP: Vous étiez trop sûrs de vous. Vous tapiez sur le parquet lorsque nous remontions le ballon. Sean Dockery (joueur de Duke), Chris Duhon… Nous n’étions pas vraiment fans de tout ça. J’étais freshman et l’année passée j’étais venu voir des matchs, et tu sais comment c’est dans la conférence ACC, vous vous entraînez à vous détester. Mais oui je me foutais de te voir courir à travers tous ces écrans, mettre des trois points et danser. Je n’étais pas du tout dans ce délire.
JJ: Oui, ce n’était pas top. […] Plus tard cette année là, nous étions au Jordan Camp à Santa Barbara, et je me suis dit ‘Je vais avaler ma fierté et aller parler à Chris’ Donc je suis allé te voir dans le dortoir… il y avait Adam Morrison, David Lee… et je me suis excusé ‘CP je suis désolé d’avoir posé les mains sur toi, c’était dans le feu de l’action.’ A l’époque tu étais déjà balèze, tu allais être dans le Top 5 de la draft et tu m’as dit ‘C’est rien, peu importe ce qui s’est passé.' »