Bulls: Jimmy Butler prêt à être le visage de la franchise
Deux fois All-Stars (2015, 2016) et MIP 2015 (meilleure progression de l’année), Jimmy Butler n’est plus aux yeux de ses coéquipiers ce qu’il avait pu être dans le passé, un remplaçant cherchant à gagner ses minutes sur le terrain. Un statut qui lui apporte une dose de confiance supplémentaire.
Est-ce que ça permet d’être plus à l’aise ? Dans un sens, oui, car tout le monde dans ce roster sait combien j’ai travaillé dur pour arriver là où j’en suis. Ils l’ont vu. Ils en ont été témoins. Je pense qu’ils se disent ‘Si Jimmy travaille comme ça et que je travaille comme ça, je serai dans la même position que lui’. Et je serai très content de te laisser cette position car je pense que le travail peut amener partout où l’on veut aller.
Dwyane Wade et Rajon Rondo l‘ont d’ailleurs déclaré : « C’est l’équipe de Jimmy ».
Je pense qu’il sera très à l’aise dans tous les rôles. Directement on lui a dit qu’il n’aurait pas à prendre du recul ou quoi que ce soit. Shaq a fait la même chose pour moi quand il est arrivé à Miami. Et qu’il me le dise ça m’a permis de continuer à jouer mon jeu. C’est tout ce qu’on lui demande, de jouer son jeu. Dwyane Wade
Je peux l’aider non pas en ouvrant ma bouche mais avec ce que je fais. Et la régularité. J’ai dit à Jimmy qu’un leader ne pouvait choisir les moments où il voulait être un leader. Il faut être là tous les jours, à fond. Rajon Rondo
Gros travailleur, Butler a eu du mal la saison dernière à supporter que certains de ses coéquipiers ne soient pas aussi engagés que lui. Pour Doug McDermott, son ami, Butler a appris du bon et du mauvais de l’ambiance dans le vestiaire en 2015-16.
Je le sens avec ces gars. Je pense que c’est une bonne chose d’avoir un gars comme Wade qui a accompli tant de choses, tout comme Rondo, des gars plus vieux que lui. La plus grosse différence par rapport à l’année dernière je pense que c’est son attitude. Il est sur nous les plus jeunes, mais de façon différente. L’année dernière je dirais qu’il était plus dans la retenue mais cette année il a été super avec les coachs, les joueurs, et évidemment son jeu ne fait que progresser.
Cet été, il a évidemment été très inspiré par ses coéquipiers de Team USA à Rio.
Je travaillais à la salle mais j’ai aussi pu voir Kevin Durant, Kyrie Irving, Carmelo Anthony, Klay Thompson travailler extrêmement dur. Si les meilleurs joueurs du monde peuvent travailler aussi dur que ça, alors n’importe qui peut le faire. Ils sont là avant l’entraînement, après l’entraînement. C’est comme ça que ça doit être.
Sa relation avec Fred Hoiberg, à qui il demande encore et encore d’être plus dur avec lui, sera également un facteur clé de la réussite des Bulls cette saison.
via ESPN