[Kicks] Le test des Peak TP9-III Low
Suite sur Basket Infos des Sneakers Reviews. Il s’agira d’essayer les chaussures envoyées par nos partenaires afin de réaliser un test grandeur nature publié sur notre site. Chaque paire de baskets reçue sera ainsi testée en compétition pendant une période de trois semaines, nécessaire pour que les sneakers se fassent un minimum au pied du cobaye Guillaume, qui évolue au poste d’ailier. Pour ce test, nous remercions PEAK France et Julien Simonnet, responsable des relations presse, de nous avoir fait parvenir les TP9-III Low Rio peu après leur sortie. Malgré cette offre généreuse, la rédaction restera au maximum objective quant à ce dossier-test.
Premières impressions
Après avoir testé la version haute de la TP9-III, voyons ce que la version basse nous réserve. Tout de suite, on retrouve une box moins travaillée et bien plus classique pour ce modèle. Terminé les petits goodies comme la carte postale : PEAK s’est concentré intégralement sur la chaussure en elle-même (finalement, n’est-ce pas le plus important ?). En ouvrant cette boîte, les couleurs tricolores de cette version Rio sont frappantes (nous y reviendrons plus tard) et on sent que la marque chinoise a fait attention au détail. Lorsque l’on met la chaussure aux pieds, il faut d’abord bien desserrer les lacets : PEAK a encore fait le choix de ne pas mettre de languette à l’arrière pour faciliter l’enfilage. Même si c’est moins embêtant sur une version basse que sur une version haute, avouons que sa présence n’aurait pas été superflue. Les lacets torsadés font de leur côté, toujours leur job : une fois qu’ils sont serrés, ils ne bougent plus. Pas besoin de double nœud !

Note : C+
Caractéristiques et matériaux
Forcément, vu qu’il s’agit d’une ré-édition de la TP9-III, les matériaux sont très semblables. Beaucoup de place au plastique brillant et au simili-cuir qui apportent une touche de design. Le col de la chaussure est lui de type Mesh pour apporter un certain confort au tendon d’Achille. Le système COOLFREE est lui, toujours présent pour assurer une bonne respiration au pied. La gomme située au niveau de l’entre-semelle est elle, utilisée pour l’amorti tandis que l’arche FOOTHOLD assure une bonne liaison entre le devant et l’arrière du pied. Sur la semelle extérieure, le système de chevrons a été revu dans une disposition EASYMOVE… Vous l’aurez compris : les matériaux sont variés et offrent à ce modèle une qualité largement louable. Vendue au prix de 110€, la TP9-III Low reste abordable pour une paire de sneakers qui se veut haut de gamme. Notons néanmoins que son poids de 447 grammes (à peine 5 grammes de moins que la version haute) pour une pointure 43 est assez important, surtout pour une chaussure basse : un gros moins pour les meneurs de jeu souvent à la recherche d’une paire de pompes légère.

Note : B
Design
Pour analyser le design de cette chaussure dans son coloris Rio, mettons nous dans la peau d’un fan de Tony Parker et de l’équipe de France. En portant cette TP9-III Low, il aura aux pieds un modèle historique, porté par le légendaire meneur de jeu hexagonal lors de son ultime campagne internationale qui, même si elle fut décevante d’un point de vue collectif (défaite face à l’Espagne en quarts de finale), marquera à tout jamais un tournant très important dans l’histoire de l’équipe de France. Il fallait donc réaliser un modèle très spécial pour cette version Rio. Verdict : c’est très réussi ! Les couleurs bleu-blanc-rouge pètent pendant que le logo TP et la brillance de la chaussure apportent une certaine classe à cette PEAK. Le motif à fleurs ornant le col pourrait repousser d’un premier abord, mais au final, il reste sobre et plutôt harmonieux. Cette version ravira également les soucieux du détail qui verront des extraits de la Marseillaise rédigés sur la semelle intérieure de la chaussure. Pour conclure, ce design n’est sûrement pas fait pour tout le monde, mais il correspond à la perfection à la cible de fans que PEAK veut toucher avec ce modèle Rio. D’autres coloris plus sobres existent pour les autres, mais forcément, ils présentent un peu moins d’intérêt.

Note : A
Confort
Depuis deux ans, PEAK s’impose peu à peu comme une référence en terme de confort. Cette TP9-III low ne déroge pas à la règle. Le col en Mesh apporte toujours cette sensation de cocon, tandis que les renforts au niveau des malléoles et du talon, sont eux aussi restés pour apporter cette sensation douillette dont la version haute pouvait déjà se vanter. La languette demeure elle aussi très confortable sur le devant du pied, sans pour autant être trop épaisse. Des progrès en ce sens semblent avoir été faits par rapport à la version haute. Clairement, les parties molletonnées de cette chaussure font très bien leur travail. Il faut ajouter que même en enchaînant les sprints, la chaleur ne monte pas grâce aux aérations latérales COOLFREE. A noter également que si le laçage montait un poil trop sur le devant du pied pour la version haute, ce problème a complètement disparu pour ce modèle. Version basse oblige ! Petit bémol cependant au niveau de la toe-box qui, même si elle conviendra à la plupart des pieds, pourra sembler un peu étroite pour certains. La semelle extérieure plutôt rigide demandera de son côté un peu de temps avant d’être « cassée ». Attendez-vous donc à ce que ce modèle puisse un peu manquer de souplesse lors de vos premiers essais.

Note : B+
Traction
Pas de doute, ce modèle est fait pour les arrières. Même si la semelle extérieure a été partiellement revue, elle apporte un très bon équilibre latéral fortement utile pour les changements rapides de direction. Les débordements sur les côtés et le FOOTHOLD reliant l’avant et l’arrière de la chaussure amplifient ce paramètre très important pour tout joueur nécessitant un équilibre optimal pour casser des chevilles. Les chevrons utiles pour ne pas déraper lors des arrêts brutaux ont eux aussi été revus sous un système nommé EASYMOVE par la marque chinoise. Si ce système s’avère efficace lors des accélérations il peut néanmoins devenir un vrai nid à poussière lorsque vos pompes fréquentent trop souvent les sols de vieux gymnases (ce qui était déjà un défaut de la version haute qui du coup, se retrouve amplifié). C’est dommage : si les quelques modifications effectuées entre version basse et version haute s’avéraient jusque là plutôt convaincantes, celle-ci l’est un peu moins.

Note : B-
Amorti
La technologie CUSHION-3 créée par PEAK apporte toujours son lot de satisfactions au niveau de l’entre-semelle. Faite de gomme latex, elle apporte la sécurité nécessaire lors des réceptions. Le talon, plus près du sol, apporte davantage de sensations mais forcément un peu moins de confort lorsque l’on retrouve le sol suite à un gros jump. La semelle extérieure, revue presque intégralement, semble plus rigide que sur la version haute et plus fine sur le devant du pied. Cette chaussure a donc été réalisée essentiellement pour les arrières évoluant près du sol et ravira beaucoup moins, en terme d’amorti, ceux qui présentent une dimension plus aérienne. Ne parlons pas des big men qui de leur côté, auraient plutôt intérêt à se tourner vers un autre modèle.

Note : C-
Maintien
PEAK ne fait pas de demi-tailles. Certains joueurs qui oscillent entre deux mesures auront donc parfois des difficultés à trouver la pointure adéquate. Comme souvent chez la marque chinoise, il sera donc conseillé de prendre la taille en-dessous plutôt que de la taille au-dessus pour s’assurer un maintien optimal, même si, pour le coup, un léger sentiment de compression peut se faire sentir lorsque l’on veut suffisamment serrer ses lacets pour que le pied ne bouge pas. Ceci dit, il semble moins important sur la version basse. Quoi qu’il arrive, le maintien est bon : rien à redire. Si l’on arrive à bien utiliser le système de laçage (qui reste bien en place), le pied ne bouge plus et aucune sensation désagréable de frottement n’est à noter. C’est exactement ce que l’on demandait à cette pompe !

Note : B+
Durée de vie
Encore une fois, les matériaux composant cette chaussure lui permettent aisément de survivre à une saison intense. Plus de problème de revêtement de semelle intérieure qui se décolle et provoque une sensation très désagréable sous le pied. Notons néanmoins que la gomme extérieure de l’entre-semelle reste la partie la plus fragile et peut subir rapidement quelques marques, qui on vous rassure, ne toucheront que légèrement l’esthétique de cette chaussure. Au vu de la semelle extérieure plus rigide de ce modèle, la TP9-III Low semble pouvoir aussi bien être adaptée à une pratique intérieure qu’à une pratique extérieure (notons tout de même qu’elles n’ont été testées qu’en salle), ce qui n’était pas le cas de la version haute. Le choix semble donc avoir été fait sciemment : sacrifier un tout petit peu le confort et la traction pour privilégier la durée de vie. Si c’est effectivement voulu c’est réussi, car alors que la version haute pêchait dans ce domaine, celui-ci semble être l’un des points forts de la version basse. Comme évoqué précédemment, il sera néanmoins recommandé de passer régulièrement la semelle extérieure au chiffon après une utilisation sur sol poussiéreux afin de s’assurer un minimum de traction.

Note : A-
Conclusion
Assez similaire à la version haute des TP9-III en terme de matériaux, il existe pourtant des différences notables entre les deux modèles et celles-ci ne sont pas intégralement dues à la coupe basse de cette chaussure. Si les low paraissent un tout petit peu moins confortables que les high, notamment en raison de la rigidité de la semelle extérieure qui fait également perdre à ce modèle quelques qualités d’amorti et de traction, le maintien du pied et la durée de vie de la chaussure ont eux, été améliorés. Au final, ces deux versions s’en sortent avec la même note, même si la low semble moins polyvalente et essentiellement destinée aux meneurs de jeu qui ne sautent pas comme des kangourous. Pour conclure, les joueurs qui correspondent à ces critères et qui chercheront une chaussure de qualité, liant stabilité et équilibre sur les changements de direction pourraient tout à fait trouver leur bonheur dans cette TP9-III Low. Si en plus, ils sont fans de Tony Parker ou qu’ils veulent garder un souvenir collector de la dernière campagne du meneur de jeu de l’équipe de France, cette version Rio peut carrément devenir un must have. Les autres pourront se satisfaire d’un coloris noir ou blanc plus discret. Ces trois versions sont en tout cas disponibles sur le site de Peak Sports France, au prix de 110€.
Note générale : B
Barème des notes :
A-, A, A+ : excellentes chaussures, parmi les toutes meilleures du marché.
B-, B, B+ : chaussures de très bonne qualité, à recommander.
C-, C, C+ : chaussures de qualité présentant quelques défauts, à n’acheter qu’en cas de coup de cœur.
D-, D, D+ : chaussures à éviter.