Pour Dwyane Wade, les « superteams » aident à faire grandir le basket
Membre du fameux Big Three de Miami pendant 4 ans en compagnie de LeBron James et Chris Bosh, difficile d’imaginer Dwyane Wade se positionner contre les superteams et donc contre la décision de Kevin Durant de rejoindre les Warriors cet été…
Pour lui, ce genre d’association est même la preuve de réelles avancées pour les joueurs.
« Je pense qu’à certains moments, c’est super (les superteams, ndlr). Le basket grandit. Les yeux sont rivés sur notre jeu. Au final pour moi en tant que joueur, je trouve ça super que les joueurs puissent être maîtres de leur propre destin. C’est pour ça qu’on se bat quand il y a des lockouts et toutes ces choses. On veut pouvoir faire ce qu’on veut faire car ils peuvent nous transférer à tout moment, ils peuvent se débarrasser de nous à tout moment. Donc avoir le pouvoir de faire ce qu’on a fait en 2010, c’était un super feeling. C’était un super moment pour nous. Trois jeunes afro-américains qui ont une chance de contrôler leur propre destin et de décider. C’est ce qu’on voulait. Donc le basket n’en pâtit pas, il ne fait qu’en ressortir grandi »
Entre 2010 et 2014, les « Heatles » ont joué 4 Finales NBA d’affilée, pour 2 titres. Sous une pression constante.
« Allen Iverson était critiqué pour ses braids, ses tatouages et ses bandeaux. Maintenant tout le monde le fait. On savait qu’en embarquait dans quelque chose de gros. Je ne dis pas qu’on était les premiers à le faire, mais nous étions dans nos meilleures années, on était les plus puissants à l’avoir fait à l’époque »
Aujourd’hui, c’est au tour des Warriors de prouver qu’ils peuvent gagner malgré la pression d’avoir non pas 3 mais 4 All-Stars dans leur équipe. Impossible pour Wade de prédire un potentiel succès annoncé.
« Je n’en ai aucune idée. Chaque chose est différente. Pour chaque équipe quand vous ajoutez des joueurs, il va y avoir un moment où les joueurs doivent s’adapter les uns aux autres. Mais ils sont tellement bons. Au final on ne saura pas avant la fin de la saison. À Miami on a eu beaucoup de douleurs de croissance, mais on est allés en Finales dès notre première année ensemble. On n’était pas encore l’équipe qu’on devait être mais on était quand même en Finales. Donc on ne sait jamais tout simplement »
via ESPN