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Apprenez à connaître le « vrai » Russell Westbrook

Le 4 juillet dernier, Russell Westbrook est en famille et avec ses amis et anciens coéquipiers de lycée pour la fête nationale. Après avoir appris la décision de Kevin Durant de quitter Oklahoma City pour Golden State, il lui envoie un tacle subtil sur Instagram, qui ne sera d’ailleurs compris par la grande majorité que plus de 3 mois plus tard, grâce à un article de Sports Illustrated (signé Lee Jenkins) lui étant consacré.

« Je ne sais pas s’il était blessé. Car il ne me le dirait jamais, et encore moins à vous. Russ est toujours la première personne à aider. Mais si vous essayez de faire de même, il est le dernier à accepter qu’on lui vienne en aide » Steven Adams

Son ami Donnell Beverly se souvient avoir orienté la conversation sur le Thunder lors d’une partie de dominos plus tard dans la journée.

« J’aime mon équipe. J’aime quand même encore beaucoup mon équipe » Russell Westbrook

Une phrase qui a ramené Beverly 10 ans en arrière, quand Westbrook jouait encore à Leuzinger High. À l’époque, le meneur n’a aucune garantie de bourse universitaire et peut s’il le veut être transféré dans l’un des lycées plus populaires de Westchester ou Artesia. Hors de question.

« Oh non. Non, non, non. Cette école c’était là d’où je venais, là où mes amis étaient. Jamais je n’allais partir. Jamais je n’allais être un suiveur » Westbrook

Lors de sa saison senior, l’équipe perd 3 joueurs en fin de saison, l’un abandonne, les deux autres ne sont plus éligibles sur le plan académique.

« On les oublie. On y va avec qui on a. On se battra jusqu’à la fin »

Leuzinger (25V-4D cette année là) perd finalement en quart de finale, mais Westbrook n’aime pas la facilité et insiste sur le fait qu’on ne gagne pas tous les ans et que le processus, les hauts et les bas, sont importants à ses yeux. Sans gagner, on progresse, on se rapproche les uns des autres. Une mentalité forcément incompatible avec un éventuel départ vers une équipe qui vient de vous battre en finale de Conférence Ouest…

La NBA, Westbrook, loin d’être un prospect très surveillé, n’osait même pas en rêver, et encore moins d’en devenir l’une des superstars.

« Je n’étais pas si bon que ça. Vraiment. Tout ce qui m’intéressait c’était que mes parents n’aient pas à payer pour l’université. Je me moquais bien d’où j’allais jouer après ça »

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Trois ans après sa draft, il traverse une période difficile, notamment à la fin de l’année 2011 durant un match en particulier : le 29 décembre contre Dallas. Westbrook commence ainsi son match à 3/11 aux tirs et 7 ballons perdus… La veille, il avait terminé à 0/13 et s’était engueulé avec Durant sur le banc à Memphis : « C’était une période vraiment difficile pour moi. J’entendais beaucoup de choses ».

« Il venait dans mon bureau complètement abattu. Il ne comprenait pas les critiques. Je devais lui dire de continuer à être lui-même. Il jouait tellement mal contre Dallas, vraiment il avait du mal. Mais notre public ne l’a pas laissé tomber. Je me souviens d’un gamin qui chantait ‘Russell, Russell !’ et tout le monde s’est mis à faire comme lui » Troy Weaver, assistant GM

En fin de 4e quart-temps et après de longues minutes passées sur le banc, Westbrook réussit un 2+1 et rentre dans la foulée un shoot à 5 mètres qui précède le buzzer beater de Durant.

« Je pense que sa carrière a changé ce soir là. C’était un moment clé » Weaver

À Oklahoma City, Westbrook a sa propre douche, sa propre place de parking et… sa propre table de massage à la salle d’entraînement du Thunder. Obsédé de la propreté, il ne possède aucun tatouage ou piercing et peut envoyer un ‘on garde le vestiaire propre ici‘ au rookie Josh Huestis quand il juge que son casier est mal rangé, tout en n’oubliant pas de rappeler à Steven Adams de faire correctement ses lacets. Quand il pose avec Billy Donovan pour le media day, il s’assure que le logo du ballon tenu par son coach pour la photo pointe bien vers la caméra.

Le matin, son programme est très clair : shoot de 9h à 9h30, petit-déjeuner de 9h30 à 10h.

« Si vous avez une minute de retard, il vous demande ce qui s’est passé » Tony Katzenmeier

« Je n’ai jamais connu quelqu’un comme ça… qui n’avait pas fait l’armée » Anthony Morrow

Les jours de match, les rituels sont toujours les mêmes : playlist éclectique dans la voiture, appel à ses parents en allant au match et en repartant. L’été, on peut le trouver à 8h du matin au Jesse Owens Park de Los Angeles, où son père avait l’habitude de l’entraîner. Il est souvent seul.

« Je sais ce que j’ai à faire. Je n’ai pas besoin d’un groupe de personnes autour de moi pour me le dire » Westbrook

En plus du basket, Westbrook a aussi joué au football américain, dont il garde des cicatrices sur les bras.

J’aimais cogner. J’aimais le contact.

Chose rare en NBA, il paie ses propres factures. Et lorsque lors des repas d’équipes le premier à attraper son téléphone au milieu de la table doit payer l’addition, il repart bien souvent avec un repas gratuit.

Selon Sports Illustrated, Westbrook aurait tenté de se rapprocher de Durant lors de leurs premières années ensemble. À l’époque Durant est déjà entouré d’un épais cercle d’amis et d’associés. Et le temps que le désormais Warrior décide de tenter la même chose de son côté, Westbrook s’était posé. Il vit dans la banlieue d’Oklahoma City avec sa femme Nina, rencontrée à UCLA. Il ne boit pas, aime se concentrer sur ses designs de vêtements.

« Russell a besoin de beaucoup de temps pour se sentir à l’aise avec les gens, pour leur faire confiance, mais il réalise qu’il a ça ici. Il sait qu’on l’a bien traité ici » Nick Collison

« Cet environnement est en grande partie responsable du fait que j’en sois là aujourd’hui. Il y a un sentiment de confort ici pour moi » Westbrook

Souvent sur la défensive et plutôt distant lors d’interviews pour la télévision nationale, il est bien plus chaleureux avec les télévisions locales couvrant le Thunder. Lors des playoffs au printemps dernier, la journaliste Lesley McCaslin, enceinte, est interrogé par le joueur sur son congé maternité. Et puis après un vol  de San Antonio à Oklahoma City, elle découvre pourquoi. À l’aéroport, Westbrook sort une poussette McLaren de son coffre et lui offre.

Il est bien plus humain que les gens ne l’imaginent. Il ne veut simplement pas que vous le sachiez. Lesley McCaslin

McCaslin remercie Nina, qui rigole : « Ce n’était pas moi, c’était l’idée de Russell ». Le 4 août dernier, il prolonge, sans hésitation, pour 3 ans et 86 millions de dollars avec son équipe de toujours. Le même jour, une première version du calendrier 2016-17 est sortie. Il prend 30 minutes pour l’étudier de long en large. Et pas forcément uniquement pour savoir quand Kevin Durant et lui allaient se retrouver.

« Qui c’est, quel jour, à quelle heure, je n’ai besoin d’aucune motivation supplémentaire, je l’ai déjà. Mon devoir c’est de tout donner. Je joue toujours de la même façon, je ne connais qu’une façon de jouer »

Il est, selon Michael Jordan et Kobe Bryant, le joueur qui se rapproche le plus d’eux actuellement en NBA. Et comme eux, on dit de lui qu’il n’est pas toujours facile de jouer à ses côtés.

Il me tombe dessus tout le temps parce que ça ne me dérange pas. Il peut crier en plein milieu du match ‘Fuck that!’ et tout va bien entre nous. Mais je vois qu’il adopte une approche différente avec les autres. Steven Adams

Voilà comment je vois les choses. Quand il me crie dessus en me disant que je dois faire mieux, c’est probablement parce que je dois faire mieux. Enes Kanter

Et si vous voulez en savoir encore plus sur le 4e choix de la draft 2008, ça se passe ici.

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