Evan fournier: « Houston et Sacramento étaient prêts à offrir d’avantage »
Cet été Evan Fournier est passé un peu par tous les sentiments, l’excitation de sa première free agency, la joie de signer un énorme contrat avec l’équipe où il voulait être, mais aussi la désillusion de ne pas aller aux JO, son rêve. Il a même négocié plus rapidement son contrat quitte à perdre quelques millions pour jouer avec les bleus, mais finalement cela ne l’a pas fait. Il a toutefois paraphé un contrat 85 millions de dollars sur 5 ans, mais comme il l’a confié au JDD, ça ne change pas grand chose
« Pas grand-chose en fait. La vraie différence, c’est quand on passe de Poitiers [son club jusqu’en 2012], 3.500 € par mois, à la NBA. C’est vrai que c’est un peu la folie en ce moment, avec des droits télé exceptionnels, et j’en profite. Mais au quotidien, tu penses d’abord au basket. » Fournier
Et on apprend que deux autres équipes étaient prêtes à mettre plus sur la table:
Houston et Sacramento étaient prêts à offrir davantage. Mais je voulais faire les choses proprement, sans gratter les dollars au fond du tiroir ni attendre un mois avant de signer [pour maximiser ses chances d’aller aux JO]. » Fournier
Il a également évoqué la perception qu’on certains de lui, un joueur arrogant, doué mais nonchalant
« Je ne l’ai jamais comprise. Jamais un coach ne s’est plaint de moi, en tout cas en club [allusion à Vincent Collet]. Partout où je vais, les gens m’adorent. Nonchalant, ça me fait rire car personne en France ne travaille comme moi. Personne. Chaque jour, je m’astreins à 300 ou 400 shoots marqués. En fin de saison, je reste ici pour m’entraîner alors que les autres partent en vacances. Arrogant? Dès qu’un jeune affiche ses ambitions, c’est mal vu en France, malheureusement. » Fournier