Kevin Durant se confie: Son 1er retour à OKC, Russell Westbrook, les déclas de Perkins…
Jeudi soir, le monsieur triple-double du début de saison Russell Westbrook et le Thunder seront en déplacement à l’Oracle Arena pour la première fois depuis le 30 mai dernier, date à laquelle les Warriors remportaient le match 7 des finales de Conférence Ouest… Mais aussi pour la première fois depuis que Kevin Durant a rejoint ce qui était censé être l’ennemi.
Le nouveau n°35 de Golden State ne s’en cache pas, ce ne sera pas un match comme les autres.
« Oui, ce sera beaucoup d’émotion. Voir des gens que je n’ai pas vu depuis un moment au bord du terrain. Ça va assurément être beaucoup d’émotion, mais j’ai un boulot à faire. Je dois aller sur le terrain et être moi-même. Je serais un escroc si je disais que ça ne représentait rien et que c’était un match comme un autre. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas un match comme un autre » Durant
Il est revenu un peu plus en détails sur sa relation avec Westbrook, à qui il n’a pas parlé depuis, et la façon dont il lui a annoncé son départ (via sms) avec Anthony Slater du Mercury News :
C’est quelque chose dont nous allons parler. Je ne dis pas que j’ai raison. Je ne dis pas que j’ai agi comme il fallait. Je l’admets. Nous n’allons pas parler de ça dans les médias. Je ne vais pas dire j’aurais dû faire ci ou ça. On règlera nos différends en face à face comme des hommes. Il fait son boulot actuellement et quel boulot. Et je fais le mien. Bien sûr on ne va pas parler tous les jours. Mais comme je l’ai dit, je me moque de ce que vous dites tous, les fans à OKC, les médias, peu importe qui. Nous vivons un moment difficile dans notre relation actuellement. Mais nous restons des frères. Quand je dis ça, en sachant d’où je viens, c’est sincère.
Il n’a d’ailleurs pas semblé très satisfait du traitement de son interview par le magazine Rolling Stone mi-octobre, qui le décrivait lui et Westbrook comme des « amis de boulot » alors qu’on avait plutôt l’habitude de l’entendre les décrire comme des « frères ».
« Nous étions des frères. Nous sommes des frères. Quand vous faites un article avec Rolling Stone, on discute et ensuite il écrit l’article comme il a envie de l’écrire. C’est lui qui a écrit ce terme. Il y a eu une sorte de malentendu. Moi et Russell avons grandi ensemble. J’étais dans une phase où je cherchais qui j’étais en dehors du basket. Il savait déjà qui il était. Il avait déjà une vie stable. Il avait des parents stables, une petite amie depuis l’université. Je n’avais aucune de ces choses. J’essayais de découvrir qui j’étais, ce que je ne savais pas et ce qui n’est pas une mauvaise chose. Il savait qui il était. Ce n’était pas une mauvaise chose. Pas du tout. On traînait quand même ensemble. C’est mon gars, je suis son gars. Mon intérêt allait dans cette direction, le sien dans celle-ci. Il s’est marié. Pas moi. Il passait du temps avec sa femme. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? J’aime Russ. Je me moque de ce que les gens disent. Je me fiche de ce qu’il dit ou de ce que les fans disent. C’est un moment difficile dans notre relation à l’heure actuelle, mais j’aime Russ. J’aime sa famille. Ils le savent tous. Je n’ai rien fait de mal moralement. Je ne l’ai jamais poignardé dans le dos dans la vraie vie, je n’ai jamais rien fait dans son dos, je n’ai jamais rien dit sur son caractère à qui que ce soit. Jamais. Personne ne comprend ça. J’essaie de découvrir qui je suis. Il le savait déjà. Il savait ce qu’il voulait faire. Il s’est marié jeune. Il a rencontré sa copine à l’université. Je n’avais rien de tout ça. Je n’avais pas deux parents à la maison avec moi. J’essaie toujours de trouver qui je suis. On a pris des directions différentes en termes de personnalité en dehors du terrain. Et ce n’est pas une mauvaise chose »
Et il en a profité pour balayer les rumeurs…
« Tout le monde ne nous voyait que le soir à 19h. Donc comment parler de notre relation dans ces conditions ? Concernant le basket vous pouvez faire vos suppositions car ça se passe devant vous. Ce sont les faits. Mais vous ne pouvez pas me dire quel type de personne j’étais avec Russell ou quel type de personne il était avec moi. Ils n’ont aucune idée de ça. Aucune. Donc comment peuvent-ils dire ça ? Toutes les choses que j’entends sont des mensonges. Comme quoi j’attaque le Thunder ou Russell. C’est juste là pour essayer de nous séparer. Ils l’ont fait quand on jouait ensemble. Ils ont essayé de nous séparer. Donc évidemment ils vont encore plus le faire aujourd’hui. Je n’ai rien contre Russell. Et je ne crois pas qu’il ait quelque chose contre moi. Je ne crois pas qu’il m’attaque. Je ne crois pas qu’il fasse quoi que ce soit qui soit raconté actuellement. C’est pour votre divertissement, votre plaisir, votre joie. Je vois ça tout le temps. Ils veulent qu’on s’embrouille à cause du match de jeudi. Ils veulent plus de suspense et d’excitation quand ils allument la télé à 19h30 ou 22h30 selon l’endroit où vous êtes. C’est ce qu’ils veulent. Mais je ne laisse pas ça s’immiscer entre nous. Oui, nous allons nous occuper de certaines choses loin des caméras. C’est comme ça que vous êtes censé le faire. Je n’ai jamais dit que j’avais raison à propos de quoi que ce soit »
Et répondre aux commentaires de Kendrick Perkins :
Ce sont des conneries. J’aime Perk. Je le respecte, mais c’est son opinion. Il n’était pas là les deux dernières années, ou la dernière année et demie. Nous nous estimons. J’ai choisi un chemin différent. J’ai choisir d’aller ailleurs et cela n’a rien à voir avec Russell ou comment nous étions sur le terrain. Non. J’ai simplement choisi une route différente.
Via Mercury News