Des Cavs bien loin de la controverse passée
L’avantage d’être champion en titre et de réaliser un début de saison parfait (5-0), c’est que les médias vous laissent tranquille. C’est le cas actuellement pour les Cavaliers, libérés de la pression des résultats et de la remise en question de l’alchimie de leur Big Three maison.
Les victime dans l’ordre : New York, Toronto, Orlando, Houston, Boston et Philadelphie. Et en attendant leurs retrouvailles avec ceux qui, menant 3-1 en Finales NBA, auraient dû -en tout cas selon l’histoire- remporter un deuxième titre consécutif en juin dernier, c’est à la télé que les Cavaliers ont suivi d’autres retrouvailles jeudi soir dans le vestiaire après leur victoire sur les Celtics : celles de Russell Westbrook et Kevin Durant à Oakland.
[Retrouvez ici notre interview de Nicolas Batum sur l’équipe de France]
À presque 4000 km de Cleveland, chaque petit geste était scruté. Chaque boxscore disséqué. Chaque interaction analysée. Chaque sourire, moue ou déclaration interprétés. Chaque question orientée.
Quand il y a un matchup marquant, on veut le regarder. On est fans de basket aussi au final. Certains de ses gars sont nos amis mais quand on les joue on est ennemis » Kevin Love
C’est toujours difficile d’assembler une équipe, quoi qu’il arrive. Que ce soit des superstars, des All-Stars, des MVPs. Même s’il y a une culture déjà construite. Pour nous c’était la même chose. Trouver les bons systèmes, votre place sur le terrain avec les autres. Les gars sont dans des rôles différents. Ça prend du temps. C’était de la bonne pression. Ça nous a mené aux Finales 2015 puis 2016 avant qu’on devienne champions. Donc on leur souhaite le meilleur. Ça prend du temps. Mais pour nous c’était assurément de la bonne pression. On s’en est servi. En gros c’était nous contre le reste de la ligue. Je ressens encore ça avec cette équipe, on aura toujours ce sentiment de vouloir faire nos preuves » Kyrie Irving
Dans cette équipe qui tourne justement très bien (James quasiment en triple-double de moyenne, Irving en scoreur, Love en lieutenant qui défend et qui score et un Tyronn Lue clairement respecté par ses joueurs), on parle d’ailleurs plus de leur décoration d’Halloween que d’autre chose.
« Je n’ai jamais vu les Cavs jouer aussi bien en novembre. De ce que j’ai vu, ils essaient de trouver la meilleure version d’eux-mêmes, mais ils sont très en avance par rapport à où ils se situaient ces deux dernières années selon moi, en les ayant vu joué. Et LeBron James semble en super forme. Ils sont vraiment bons » Brad Stevens, coach de Boston
[Retrouvez ici notre interview de Nicolas Batum sur l’équipe de France]
James lui, a carrément effacé de sa mémoire ces difficultés de début de saison de ces deux dernières années.
« Je ne me souviens même pas de cette période de l’année la saison passée. Et encore moins de celle de ma première année après mon retour. On veut juste continuer à s’améliorer. Notre pression c’est celle qu’on se met les uns sur les autres tous les soirs. On veut que chacun se sente responsable et on a un groupe de gars qui ne se montrent pas satisfaits de ce qu’on l’a fait l’année dernière. On peut pouvoir se mettre en position de le faire à nouveau » James
via ESPN
Je crois me souvenir que le début de saison dernière s'est déroulé avec l'absence d'Irving, et les Cavs trustaient déjà le sommet de la Conférence Est mais sans montrer une grande force collective.
Là on a le sentiment qu'ils sont bien rodés. Solidaires en défense, ils ne forcent pas en attaque. Je n'aime pas les comparaisons mais cela me fait penser à la 3e saison de LeBron James à Miami avec les 27 Wins.
Le niveau de jeu de LeBron est toujours autant exceptionnel mais j'ai l'impression que la présence d'Irving n'y est pas étrangère. Il est pour moi la clé du succès des Cavs.