Fini les conneries et place au jeu pour un Nick Young libéré
Petit, Nick Young ne rêvait pas de devenir Magic Johnson (et encore moins Byron Scott), mais plutôt Colt Seavers… Au grand dam de sa mère, qui finit pas l’inscrire à la gymnastique pour éviter qu’il ne finisse par réellement se faire mal lors de ses multiples tentatives de cascades.
« C’était un enfant très difficile car il avait constamment des bleus et des coupures partout » Mae Young
« Il essayait de faire le show. De montrer aux gens ce qu’il avait appris. Et puis tous ses amis essayaient de le faire derrière lui. C’était marrant, tous ces gamins qui s’envoyaient de faux coups de poings et qui faisaient des flips » Terrell Young, son grand frère
[Retrouvez notre interview spéciale réseaux sociaux avec Kevin Seraphin]
Rien en revanche ne l’avait préparé à la chute (transition made in journal de 13h) qu’il a connu ces 2 dernières saisons aux Lakers. Une chute autant professionnelle que privée puisque son ex future femme Iggy Azalea, star du hip hop, l’a largué après que quelques infos maladroites et indirectes de la part de D’Angelo Russell lui soient parvenues aux oreilles. À l’époque, l’ambiance dans le vestiaire, déjà pas fanfaron au vu du nombre de défaites, est glaciale.
« Je suis devenu le bad guy ces deux dernières années. C’est quelque chose que je n’ai jamais été. J’ai toujours été le bon gars »
Depuis le départ (forcé) de Byron Scott, tout va mieux pour le shooteur : 14.7 points de moyenne, 36.7% à 3-points et un coach (Luke Walton) qui parle souvent de lui comme du meilleur défenseur de l’équipe dans le périmètre (n’en déplaise parfois à Jordan Clarkson).
« C’est sans aucun doute une année de rédemption. C’est pour ça que j’ai travaillé si dur. Je crois en moi, je pense avoir du talent. Il y a simplement eu quelques situations qui m’ont fait faire quelques pas en arrière. On (les médias) me mettait tout sur le dos. C’est pour ça que c’était un été important pour moi. J’ai entendu les pires choses »
Son sourire permanent (bon, sauf pendant l’affaire Russell) et son détachement le font passer pour un mec qui s’en fout et dont l’attitude nuit à son équipe. Un peu à l’image d’un Dwight Howard post-Magic et pré-Hawks.
« Quand vous voyez Nick sourire tout le temps, c’est un sourire de joie. Il n’est pas toujours heureux quand il sourit. C’est ce qui ce cache derrière le sourire » Charles Young, son père
« Vous ne pouvez pas descendre plus bas que ça, à part si vous mourez » Terrell Young
Lors de son arrivée à la tête des Lakers cet été, Luke Walton ne savait pas trop à quoi s’attendre. D’un côté fan du jeu de l’ailier dont il pense qu’il pourrait parfaitement s’adapter à son système, il ne sait pas quoi penser de ses absences estivales alors que nombreux de ses coéquipiers venaient déjà à la salle d’entraînement.
« Je ne savais pas s’il s’entraînait ou s’il allait juste être en mode ‘je ne serai pas là de toute façon’ » Luke Walton
Effectivement, Young s’entraînait. Deux semaines après la fin d’une saison catastrophique, Young s’entraîne avec son frère, ancien pivot de l’université de Biola. Trois fois par jour.
« Ça m’a toujours énervé l’idée que les gens se font de Nick. C’est un incroyable bosseur » Mark Bartelstein, son agent de toujours
[Retrouvez notre interview spéciale réseaux sociaux avec Kevin Seraphin]
Pendant ce temps, les Lakers (qui auraient pu le couper en lui devant par la suite 11.1 millions de dollars répartis sur 5 ans) prennent contact avec Bartelstein et préviennent : son joueur doit faire disparaître les distractions s’il veut rester un Laker.
« On a pris une décision cet été. Ne donnons aucun sujet de discussion à personne en dehors de son jeu car c’est toujours ce qui a été le plus important pour lui » Bartelstein
«Bien sûr c’était une leçon d’humilité. Je me suit dit que j’allais jouer avec tout mon coeur cette année. Que je ne voulais pas entendre toutes ces rumeurs. Plonger sur le terrain, être Dennis Rodman s’il le fallait »
Sentant son joueur quelque peu distant durant le training camp, Walton le prend à part.
On ne porte aucun jugement sur personne ici. Donc si tu viens, que tu travailles et que tu t’impliques dans ce qu’on fait, tu peux gagner du temps de jeu dans cette équipe »
Un déclic.
« Je ne veux pas que ma carrière se termine de la façon dont elle s’est presque terminée. Être forcé à quitter la ligue. Je veux jouer jusqu’à ce que je puisse plus bouger les jambes »
« La seule chose dont Nick avait besoin c’était une chance, un coach qui croit en lui » Charles Young
via OCRegister