Evan Fournier : « J’aime trop ça, point final »
Ce weekend Evan Fournier a annoncé sa décision de jouer pour l’équipe de France à l’Eurobasket après la grosse déception des JO l’an passé. Une décision prise lors d’une semaine où il est allé das les parcs nationaux de l’ouest américain pour se couper un peu du monde avec sa future femme. Il est revenu sur cette décision lors de son passage sur Basket Time de RMC
« Je n’en ai pas parlé pendant toute la saison parce que ce genre de sujet c’est sensible et il faut laisser le temps pour y réfléchir et y penser. Je ne voulais vraiment pas en discuter pendant la saison. De toute façon j’étais concentré sur le Magic. Je m’étais vraiment dit que durant cette semaine j’allais y réfléchir. J’en ai beaucoup parlé avec ma femme. J’aime trop ça, point final. Ce serait vraiment dommage de me sanctionner parce que j’étais très déçu l’année dernière, et que même au fond de moi je suis toujours en colère, mais ça aurait été me punir moi-même plus qu’autre chose. » Fournier
En équipe de France depuis les sélections jeunes, il ne se voyait pas pendant 3 ans sans défendre les couleurs des bleus.
« L’équipe de France j’y suis depuis que j’ai 15 ans. J’ai toujours rêvé d’être champion d’Europe, de participer aux Jeux. C’est quelque chose qui me tient à cœur depuis de nombreuses années. J’ai 24 ans, j’ai déjà raté les Jeux l’année dernière, si je ne venais pas cette année alors qu’il n’y a rien l’année prochaine, ce n’est pas assez. Pas assez de moments en équipe de France et de compétitions internationales. Ce n’était pas pour moi, il fallait que je vienne. » Fournier
Concernant la discussion avec Vincent Collet, ils ne sont pas vraiment revenus sur l’été passé.
« Le lendemain de mon dernier match j’ai envoyé un mail à Vincent pour lui dire que je partais pendant une semaine et qu’il fallait qu’on s’appelle quand je rentre. Il m’a tout de suite répondu et on s’est mis d’accord. Je l’ai eu le lendemain de mon retour, il m’a appelé. Tout de suite il a voulu parler de ce qui s’est passé l’année dernière, très brièvement, mais je lui ai très vite dit que je n’avais pas envie d’en parler, que c’était le passé et que cela ne servait à rien d’en parler. Qu’en gros c’était juste pour lui annoncer que je venais. Sincèrement il n’y avait rien d’autre à dire. Les raisons ont été dites plusieurs fois dans la presse. J’aurais eu les mêmes explications et honnêtement je suis passé à autre chose. Etre dans la nature, coupé du monde, ça m’a apaisé donc je n’ai plus du tout de rancœur. Je n’oublie pas mais je ne suis plus énervé comme j’ai pu l’être. Je suis prêt à avancer maintenant. » Fournier