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Une nouvelle obsession à la Kobe Bryant pour James Harden, « plus proche de cette équipe que de n’importe quelle autre avant »

Pour la première fois auteur pour The Players Tribune, James Harden a raconté comment il en est venu à accepter la proposition un peu folle de Mike D’Antoni de le décaler en meneur de jeu. À 27 ans, il a aussi évoqué comment les années l’ont fait gagner en maturité.

« Après son embauche, on s’est tout de suite parlés au téléphone. On a discuté de ce qui s’était mal passé la saison dernière, de notre roster, des changements qu’on pourrait faire. Rien d’original. C’était clair qu’il était extrêmement intelligent niveau basket, mais cool aussi. Il posait des questions et écoutait, au lieu de faire comme s’il savait tout sur tout. J’ai tout de suite aimé sa façon d’être. Et puis avant de raccrocher, il s’est arrêté et a dit ‘Honnêtement, on a besoin que tu sois le meneur’. Je l’ai entendu… J’ai entendu ses mots, mais c’est comme si je n’avais pas compris. Ça m’est resté en tête après ‘On a besoin que tu sois le meneur’. Besoin. Ce n’est pas on veut, ce n’est pas on voudrait. C’est on a besoin. Le choix du mot n’était pas fait au hasard non plus. Je savais que je devais au moins l’écouter à ce sujet. Mais il y avait une chose qui me gênait, même si je ne voulais pas lui dire tout de suite ce que c’était.

On s’est vus plusieurs fois pendant l’été. Il aime étudier la vidéo, on en a regardé beaucoup. Parfois un match des Rockets mais surtout des vieux trucs, de ces Suns run-and-gun. Beaucoup de Steve Nash. Il voulait que j’étudie l’un des meilleurs meneurs scoreurs de l’histoire. Je ne m’étais presque jamais autant amusé dans une salle vidéo. Je le vois encore pointer la télé du doigt, s’exciter devant une action de Nash. Il faisait pause et on parlait de sa capacité à changer de rythme, à lire la défense, à trouver ses coéquipiers qui n’avaient pas beaucoup touché le ballon. Il parlait de ses qualités de leader vocal, quelque chose sur lequel j’ai essayé de progresser chaque année. Et il insistait sur le fait que Nash avait évolué chaque saison.

L’idée de me faire passer meneur revenait encore et encore. En gros ce qu’il disait je pense c’est : ‘Si tu es prêt à scorer un petit peu moins, et à avoir le ballon dans tes mains un petit peu plus, tu pourrais gérer une attaque comme ça’. Et il pointait Nash sur l’écran. Un jour j’ai dû lui dire ce que j’avais à l’esprit. ‘Euh, Coach ? Je dois dire… Je ne suis pas un grand fan du Seven Seconds Or Less (7 secondes ou moins, ndlr). C’est ce que je lui ai dit. Avec le recul, je suis surpris d’avoir dit ça. Le Seven Seconds or Less c’est ce qu’il a rendu célèbre à Phoenix. Mais je n’essayais pas de critiquer ce système. Je voulais simplement être honnête. Ce n’était pas parce que ça avait marché pour eux que ça allait marcher pour nous. Ça n’avait pas l’air d’être notre style. Il allait falloir qu’on travaille sur l’horloge un peu plus pour avoir de meilleurs shoots. Sa réponse ne m’a pas surpris. Il ne s’est pas mis sur la défensive. Il n’était même pas énervé. Il m’a dit que je ratais l’essentiel. Il m’a dit d’oublier la position. L’idée n’était pas de copier l’attaque des Suns, ou de parler de meneur ou de position sur le terrain. Du tout. Il parlait de se sacrifier pour quelque chose de plus grand que moi.

À mon arrivée à Houston il y a 5 ans, honnêtement je ne sais pas ce que je lui aurais répondu. Mais cette année était différente. Je suis plus vieux, plus proche de cette équipe que de n’importe quelle autre avant. On est réellement convaincus qu’on est meilleurs ensemble que chacun individuellement. On s’entend vraiment bien sur et en dehors du terrain. Tout le monde a un rôle. On se sacrifie les uns pour les autres. Ça se voit chez un gars comme Pat (Beverley). Il a cette rage en lui. On a tous cette personne dans nos vies qui va nous défendre quoi qu’il arrive. La version équipe de basket de cette personne est Pat pour nous. Il va à la guerre tous les soirs, et il ne reculera devant personne. Et ce n’est pas juste Pat. Eric (Gordon) est arrivé en voulant être titulaire mais il a accepté un rôle de remplaçant. Une majorité de gars en NBA ne ferait pas ça, croyez-moi.

C’est tout le monde, du début à la fin. Nene est notre sage, il me dit toujours quand je fais une erreur. Clint (Capela) c’est un peu le jeune que j’ai essayé de prendre sous mon aile. C’est un des gars les plus volontaires pour apprendre. Cela va l’emmener loin. On aura besoin de tout le monde en playoffs. Je pourrais m’éterniser sur mes coéquipiers et sur ma ville. J’ai grandi ici, on m’a accueilli avec beaucoup d’amour dès le premier jour. Quand je suis arrivé ici, j’avais une liste de toutes les choses que je voulais faire sur le plan personnel. Je voulais prouver ce que je pouvais faire. Il n’y a pas de mal à ça, mais aujourd’hui c’est simplement différent. Aujourd’hui c’est, de quoi l’équipe a besoin pour qu’on gagne ? C’est mon obsession aujourd’hui » James Harden

via ThePlayersTribune

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Une réflexion sur “Une nouvelle obsession à la Kobe Bryant pour James Harden, « plus proche de cette équipe que de n’importe quelle autre avant »

  • BballCrew

    Superbe article!

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