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L’art de l’écran, si important dans la NBA actuelle

Dans une NBA où le spacing et les shooteurs à trois points sont rois, les écrans ont de plus en plus d’importance. Poser des écrans a toujours été vu comme un boulot ingrat, peu mis en avant, mais dont l’importance est capitale.

« Nous pensons que poser des écrans mène à des actions qui font gagner. Cela ne se voit pas sur la feuille de match, mais nous retirons de la fierté à poser des écrans. » Jason Kidd

Un bon écran peut déstabiliser toute une défense et permettre d’obtenir des shoots ouverts. Certains excellent dans l’exercice, à commencer par Marcin Gortat, le plus efficace cette saison. Aux Wizards, tout part souvent d’un écran posé par le Polonais qui permet à John Wall d’obtenir de l’espace pour driver vers le panier, shooter, passer pour un coéquipier ouvert, ou encore servir Gortat. Une multitude d’options s’offrent alors au meneur lorsque l’écran est bien posé et bien utilisé. Le Wizard est le roi des “screen assists”, c’est-à-dire des écrans qui mènent directement à des paniers. En saison régulière il a terminé premier avec 6.2 screen assists par match et en playoffs il est aussi premier avec 9.8 screen assists.

« La façon dont le jeu est joué avec autant de grands shooteurs partout sur le terrain, vous avez besoin d’un big qui peut poser des écrans, qui est à l’aise pour poser des écrans et aime le faire, tout en sachant que vous n’allez pas avoir le ballon, mais que votre équipe va obtenir un super shoot. Marcin fait ça. Il permet à John et à nos arrières d’avoir des shoots ouverts. Il permet aux shooteurs d’être ouverts grâce à des écrans loin du ballon. » Scott Brooks

Gortat est aussi un des joueurs qui pose le plus d’écrans avec en moyenne 22.5 sur le ballon par rencontre en saison régulière.

« Je suis devenu un meilleur poseur d’écran en regardant des gars comme Kendrick Perkins, Dennis Rodman. J’ai parlé à beaucoup de coachs qui m’ont appris comment poser des écrans. L’important ce n’est pas seulement que je pose un bon écran, le gars qui a le ballon doit scorer pour que mon écran ait l’air d’un bon écran. Beaucoup de joueurs me permettent de briller. » Gortat

Mais le joueur qui pose le plus d’écrans en NBA c’est Rudy Gobert avec 33.8 sur le ballon en moyenne par match en saison régulière. Poser autant d’écrans n’est pas de tout repos et il faut s’imposer physiquement

« Il faut avoir la dureté nécessaire. Vous devez sacrifier votre corps et pouvoir faire ça action après action. Vous vous mettez dans une position où vous êtes vulnérable, et vous devez vous protéger. »  Scott Brooks

« Tous les joueurs ne veulent pas poser d’écrans. Certains joueurs s’esquivent parce qu’ils ne veulent pas prendre de coup. Certains gars n’aiment pas être touchés. » Dwane Casey

Le poseur d’écran et le porteur du ballon doivent être en phase pour que l’écran soit posé au bon moment et au bon endroit, ce timing c’est le plus compliqué dans la pose d’écran.

« Vous devez forcer le défenseur à se retrouver à courir après le joueur qui a le ballon. Si vous arrivez à faire ça, vous avez fait du beau boulot pour créer une séparation. » Thompson

Mais une fois l’écran posé le boulot de l’intérieur n’est pas forcément terminé. Lorsque les adversaires se concentrent sur le porteur du ballon, cela donne de l’espace au pivot, et Rudy Gobert excelle pour dérouler vers le panier et devenir une menace sur alley-oop. C’est aussi le cas de Tristan Thompson aux Cavs, avec LeBron James et Kyrie Irving attirent toute l’attention de la défense.

« Si vous êtes dynamique pour dérouler, vous êtes efficace. Etre athlétique joue en ma faveur. » Thompson

Via USA Today

 

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